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mardi, 01 avril 2008

OGM : vers une généralisation ?

Il y a des gens bien à l'UMP : François Grosdidier, député UMP de Moselle, est ainsi l'un des rares parlementaires de la majorité à exprimer son rejet du projet de loi sur les OGM tel que modifié par le Sénat. Il a expliqué ses raisons aujourd'hui, juste avant l'examen du texte à l'Assemblée nationale, lors d'une interviewLe Monde.fr)

Le Grenelle de l'environnement, qui a réunit l'ensemble des acteurs pour un débat, avait conclu dans le sens de l'intérêt général.
Le Sénat propose un texte défendant l'intérêt de quelques compagnies, les marchands d'OGM : tout sauf une politique démocrate
.

On parle beaucoup des risques sur la santé, mais il y a au moins deux autres raisons de ne pas développer les OGM :

  1. La dépendance des agriculteurs notamment dans le tiers-monde : les OGM sont en effet des plantes stériles.
    L'agriculteur doit ainsi racheter chaque année ses graines à la multinationale qui peut ainsi faire la pluie et le beau temps sur le monde agricole.
  2. Contrairement à ce qui est annoncé, les OGM ne permettent pas de réduire l'usage de pesticides : c'est même le contraire !
    En tout cas d'après une étude récente ! En fait c'est peut-être un peu comme les antibiotiques : les bactéries finissent par muter, et devenir résistantes. On commence par vouloir se protéger de petites grippes et on se retrouve avec des bactéries qu'on ne peut plus combattre, voire des pandémies ; les bactéries et parasites finiront pas avoir raison des OGM, qui devront sans cesse évoluer, pour le plus grand profit de leurs vendeurs !

Beaucoup de produits qu'on achète en France contiennent des OGM, notamment les chocolats. Pour éviter d'en consommer, ayez toujours avec vous cet épis de maïs (agrandissez bien l'image pour lire sur les grains!)

Espérons en tout cas que les députés n'adopterons pas le texte proposé par le Sénat.

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22:56 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ogm, grenelle, maïs transgénique, grosdidier, sénat | |  Facebook

dimanche, 30 mars 2008

Qualité de l'air 2007 à Boulogne

1187539537.jpgSi le nombre de jours d'alertes AIRPARIF n'augmente pas de façon significative en Ile-de-France, la qualité de l'air à Boulogne-Billancourt continue à se dégrader, c'est en tout cas ce que démontrent les données AIRPARIF 2007 que j'ai analysées (cliquer sur la vignette pour agrandir) :

  • la moyenne annuelle de l'indice de l'air se dégrade depuis 2004, passant de 3,6 à 3,83 (+6%)
  • le glissement se situe en "milieu de tableau" : le nombre de jours "moyens"  et "médiocres" (indice 5 à 7) augmente (+22 jours entre 2004 et 2007) au détriment des jours "bons" (indices 3 et 4) dont le nombre a diminué à peu près d'autant (-21 jours entre 2004 et 2007)

Une nouvelle démonstration qu'il est grand temps d'agir pour inverser la tendance.

Et enfouir une avenue ne changera rien sur les émissions des pots d'échappement des voitures !

samedi, 29 mars 2008

Des navets sur les toits de Boulogne ?

174612435.jpgOn parle beaucoup de toits végétalisés.
Les projets pour le Trapèze de Boulogne-Billancourt prévoient d'ailleurs l'utilisation de cette technique.

Ils permettent entre autres :

  • d'éviter l'engorgement des réseaux d'assainissement,
  • de contribuer à l'assainissement de l'air,
  • d'offrir des surfaces complémentaires d'espaces verts,
  • d'améliorer l'isolation phonique et thermique des bâtiments
  • de réduire l'effet d'îlot de chaleur urbain (exemple : 6% des toits de Montréal couverts = 1°C en moins l'été)

2087126714.jpgL'exposition "Le monde dont tu es le héros", sur l'Ile Saint-Germain, m'a permis de découvrir une initiative complémentaire à la végétalisation : des potagers sur les toits, sortes de jardins ouvriers sur les toits.

Puisqu'en région parisienne les AMAP manquent de maraîchers, pourquoi ne pas tirer partie des toits plats de la ville pour y cultiver des légumes ? Outre les avantages liés à la végétalisation il y en aurait d'autres :

  • Créer du lien social autour des potagers.
  • Permettre des cultures pour les plus démunis
  • Réduire le trafic grâce à une cultures proche des consommateurs (moins de transports)

Végétaliser des toits pour y créer des espaces verts publics et privés permettrait aussi de combler le manque d'espaces verts dont souffre Boulogne, en créant des lieux sûrs, et accessibles aux personnes âgées des immeubles concernés.

Bref deux initiatives "développement durable" : la végétalisation, et l'agriculture urbaine, à promouvoir voire développer par l'association "les Boulonnais en mouvement" ?

Pour en savoir plus : un rapport complet établi à l'occasion du PLU 2004 de Montréal (merci LM).

vendredi, 28 mars 2008

On ne riz plus, on est ver !

Deux informations ont attiré mon attention aujourd'hui.

La première est inquiétante : c'est l'augmentation de 30% du prix du riz à la bourse de Bangkok, suite à l'annonce par l'Egypte d'arrêter ses exportations.

Je connaissais le riz Basmati (Inde), le riz Thaï, le riz américain (Uncle Ben's), le riz de Camargue... Vous connaissiez le riz Egyptien ? Moi non.  Et pourtant, renseignement pris, l'Egypte est bien un gros producteur de riz, dans la vallée de Nil. En fait le plus gros producteur du Moyen Orient. On peut donc comprendre une certains réaction des marchés : mais à ce point...  J'entendais sur BFM ce matin que les variations des cours que l'on vit en ce moment étaient surtout liées à un déséquilibre : les liquidités ne sont plus chez les Banques, mais chez les spéculateurs, qui en profitent...

Peu réjouissant, tout celà...

Mais heureusement,  la seconde information m'a rassuré : si nous ne pouvons plus manger de riz, peut-être pourrons-nous manger... des insectes ? D'après un article du Temps, le journal suisse, l'ONU voudrait en effet favoriser la consommation d'insectes.

Les avantages seraient multiples :

  1. le taux de conversion est excellent : jusqu'à 90% de ce qu'ils mangent est converti en viande, contre 10% pour l'élevage classique : que d'économies en fabrication et transport de nourritures pour bétail !
  2. ils ont des propriétés nutritives intéressantes
  3. ils produisent peu de déchets, 80% de leur corps se mange contre 50% pour l'élevage classique

La substitution de la viande classique par des insectes permettrait donc de réduire la pression sur les ressources naturelles mondiales, et mieux faire face à la croissance démographique à venir. Seul hic : c'est un peu répugnant pour notre culture occidentale (mais de nombreux pays en font des mets de choix) : il est donc envisagé de les convertir en farine.

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21:57 Publié dans Economie, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : riz, vers, insectes, onu, faim dans le monde, bourse, bangkok | |  Facebook

lundi, 24 mars 2008

L'illusion de la voiture propre

1065869243.jpgJ'ai eu récemment un débat avec un électeur Baguétiste sur le rôle de la voiture : pour lui LA solution, c'est d'enfouir le trafic, à l'image du projet proposé par l'UMP à Boulogne, à savoir l'enfouissement de la RD910. A l'entendre, les transports en commun, ce n'est pas pour lui. Le métro, va pour les autres, mais lui, il veut son confort : écouter des CD dans SA voiture, c'est sa liberté. Et pour résoudre les problèmes de pollution, une solution unique : la voiture propre !

Il ignore en celà les autres nuisances du trafic routier : l'insécurité, les pertes de temps dans les bouchons, l'esthétique (ah la beauté d'un flux automobile devant chez soi)...

1402076851.2.jpgEt au delà du côté très individualiste que révèle les propos de ce monsieur, il y a une limité théorique au nombre de voitures pouvant circuler simultanément dans une agglomération : cette limite, c'est la surface des routes : on ne peut pas multiplier à l'infini la surface routière au sein d'une agglomération, en tout cas pas à prix raisonnable, sans empiéter sur les habitations !

Par conséquent, si la voiture propre est un axe de progrès à développer bien évidemment,  il est AUSSI indispensable d'agir pour inciter les particuliers:

  1. à moins se déplacer quand c'est possible, par exemple en développant le télétravail,
  2. à se déplacer à pied ou à vélo pour les courtes distance (dans une ville, la moitié du trafic est lié à de la courte distance)
  3. à prendre les transports en commun lorsque c'est possible pour les plus longue distances
  4. à ne prendre leur voiture que lorsqu'il y a nécessité (charges à transporter, mauvaise desserte par les transports en communs)

A cet égard, enfouir une avenue sur une portion ne résoud rien, au contraire : celà risque d'inciter encore plus de gens à prendre leur voiture, ce qui est l'inverse de ce qu'il faut faire.

Par ailleurs, il est nécessaire aussi de commencer -enfin- à gérer les flux logistiques d'approvisionnement de façon à les optimiser à l'échelle d'une ville, en mutualisant les flux grâce à des plateformes logistiques.

En conclusion, espérer tout résoudre grâce à des voitures plus propres me semble illusoire : dire cela relève de la démagogie, il faudra demain changer nos habitude et notre relation à la voiture... A moins qu'une solution 100% weird et 100% écolo ne soit mise au point ?

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Pollution de l'air : tentative de synthèse

2039977701.jpgOn parle beaucoup, depuis le Grenelle de l’Environnement, de la pollution de l’air liée aux effets du CO2 : compteurs carbone, taxe sur les automobiles… Mais si à l’échelle mondiale les variations du taux de CO2 dans l’air dues à l’Homme semblent être la principale cause du réchauffement climatique, à l’échelle locale ou régionale, d’autres polluants sont tout aussi nocifs et la situation à Boulogne-Billancourt, n’est pas la même qu’à l’échelle mondiale ou nationale.

Voyons donc tout d’abord quels sont les principaux polluants et leurs effets, leurs origines en France, avant de voir le cas de Boulogne et quelques propositions.

Quels sont les principaux polluants de l’air et leurs effets ?

 On distingue 3 catégories d'effet des polluants de l'air :

  1. Des effets de proximité
    • sur la santé, de la simple mauvaise odeur au cancer, en passant par la bronchite : ammoniaque (NH3), oxydes d'azote (NOx) et oxydes de soufre (SO2), composés organiques volatiles (COV), particules < 10um (PM10),
    • sur les bâtiments (salissures dues au particules PM10)
  2. Des effets à plus longue distance dues aux pluies acides (origine : ammoniaque NH3, oxydes d'azote NO2 et de soufre SO2),
    • destruction d'éco-systèmes (forêts, rivières)
    • destruction des bâtiments, notamment monuments historiques
  3. Des effets globaux : le réchauffement climatique causé par l’effet de serre (origine : CO2 principalement, mais aussi méthane) et le trou dans l’ozone stratosphérique (origine : les CFC, désormais interdits)

J'ai tenté, de résumer les principales catégories de polluants et leurs effets dans un tableau de synthèse (source : citepa.org, cerea.enpc.fr).

Les principales sources des polluants de l’air au niveau national

On distingue deux catégories de sources : les sources naturelles (volcans...), et celles dues à l’activité humaine, dites « anthropiques », auxquelle on s'attache ici.

Au niveau national (voir tableau) :

  1. Les principales sources anthropiques de CO2, cause principale du réchauffement climatique, sont : le transport routier 24%, le résidentiel (habitat et bureaux) 23%, l’industrie 21%,
    Le CO2 est aussi le seul dont les émissions n’ont pas baissé entre 1990 et 2005 (+1%), avec les HFC qui sont en fait les remplaçants des CFC, jadis principaux responsables du « trou d’ozone stratosphérique » et interdits depuis le protocole de Montréal.
  2. L’agriculture est principale source d’ammoniaque (97%), à l’origine de 53% des pluies acides,
  3. Les transports routiers sont la principale source (45%) d’oxydes d’azote (NOx)
  4. La transformation d’énergie est quant à elle la source principale (54%) de dioxyde de soufre (SO2)
  5. Pour les autres polluants, les causes sont diverses. Il faut donc réduire sur tous les fronts ! A ce sujet l’ozone dont on parle beaucoup est un cas à part, car elle n’est pas produite directement, mais est issue de la réaction des NOx ou des COV avec les Ultra-Violets (UV) du soleil.  Il ne faut pas confondre non plus l’ozone polluant et l’ozone stratosphérique : certaines pollutions génèrent de l’ozone à basse altitude où elle est néfaste, mais d’autres la détruisent en altitude où elle nous protège des UV du soleil !
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Les flatulences ovines et bovines seraient aussi responsables d'une partie de l'effet de serre, mais il y a une solution : le pot cattle-lytic !

Oui mais…Et à Boulogne ?

A Boulogne, ville urbaine et avec peu d’industries, les sources de pollution de l’air ne se répartissent pas comme à l’échelle nationale, comme en témoigne le graphe joint, que l’on trouve sur le site d’AirParif (estimation faite en 2000 sur les principales origines des polluants émis par Boulogne).

Il en ressort que :

  1. La principale source de pollution est le résidentiel/tertiaire (chauffage au fuel notamment), source de 80% du CO2, 90% du SO2
  2. Il est suivi par le transport routier, source principale de CO (monoxyde de carbone) et de NOx (oxyde d’azote).

868255690.jpgC’est à ces deux sources qu’il faut s’attaquer en priorité, par des mesures développement durables, c'est-à-dire :

  1. Respectueuse de l’environnement mais aussi,
  2. Economiquement viables,
  3. Socialement vivables.

17:28 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pollution, air, oxydes, transports, bâtiments | |  Facebook

Les AMAP : des organisations "développement durable"

Le développement des AMAP, Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, ont fait l’objet d’une des propositions de la liste "les boulonnais en mouvement" pour les municipales 2008. Voyons plus précisément de quoi il s’agit.

Le constat

Nous le voyons tous, les circuits de grande distribution ont tendance à « normaliser » et à « calibrer » les fruits et légumes, d’où une perte en diversité, en goût, et aussi beaucoup de gâchis : en grande distribution, près de la moitié de la récolte est jetée, car ne correspondant pas aux calibres imposés, ou périmée avant d'avoir été achetée !

Il est aussi démontré que l’agriculture intensive, outre le fait qu’elle «use» le sol, génère des gaz à effet de serre, notamment du protoxyde d’azote généré par les engrais azotés. C’est d’ailleurs fort de ces constats entre autres, que le Grenelle de l’environnement a préconisé un développement du Bio, qui aujourd’hui ne concerne que quelques pourcent de la production. Mais la transition sera sans doute longue.

Il devient donc naturel de « vouloir manger bio » pour manger mieux, et qu’on souhaite contribuer au respect de l’environnement. Seulement voilà : aujourd’hui, les fruits et légumes « bio » ou équivalent sont encore plus chers que les autres, en tout cas dans les circuits de distribution classiques.

Comment donc manger des produits plus respectueux de l’environnement, plus sains et plus diversifiés, à des prix abordables pour tous ?

Les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) peuvent apporter peut-être une solution à ce problème. Pour cela, elles compensent les surcoûts liés au moindre rendement de l’agriculture sans engrais ni pesticides, en réduisant d’autres sources de coûts :

  1. réduire les gaspillages : tout ce qui est produit est vendu
  2. réduire les emballages
  3. réduire les coûts de transport en achetant des produits cultivés près de chez soi
  4. réduire les intermédiaires de distribution, l’agriculteur venant directement distribuer ses produits dans la ville voisine.

Au bilan, les AMAP permettent ainsi de proposer des fruits et légumes issus d’une agriculture équitable, raisonnée voire bio, au prix du marché, voire moins chers ! Voyons comment.

Les origines

Les AMAP ont été inventées il y a 40 ans, au Japon, où elles s’appellent « Teikei », littéralement "mettre le visage du fermier sur la nourriture". Un groupe de femmes, inquiétées par le taux de pesticides utilisés et par le risque d'empoisonner leurs enfants, mais aussi concernées par l'augmentation des marchandises importées et la diminution du nombre des fermiers locaux, ont initié une relation directe entre leur groupe et un fermier local. Le concept s'est petit à petit développé au Japon, puis aux USA et au Canada et maintenant en Europe. L'Italie, notamment dans la région de Rome possède un réseau développé.
En 2001, dans le sud de la France, alarmé par la disparition de l'agriculture locale et soucieux de la sécurité alimentaire, des consommateurs s'engageaient à soutenir une ferme proche qui leur fournirait, en contre partie, un panier hebdomadaire de fruits et légumes. La première AMAP naissait, près d'Aubagne. Depuis 2001 de nombreuses AMAP ont vu le jour, en France, et la demande est très forte actuellement. Plusieurs AMAP fonctionnent à Paris et même à Sèvres et Issy-les-Moulineaux

Comment çà marche ?

Le principe est le suivant : mettre en relation directe un agriculteur ou maraîcher avec un groupe de consommateurs, l’AMAP. Le groupe définit le type d’agriculture qu’il souhaite (Bio, raisonnée…). L’agriculteur  prévoit alors un budget reflétant le coût de sa production sur l’année (salaires, coûts de distributions, semences, outils, location des terres, maintenance entretien du matériel agricole, etc.)
Une fois le budget établi, il est ensuite divisé par le nombre de personnes inscrites, ce qui constitue le prix de la part de chaque membre. Cette part est distribuée sous forme de paniers pendant la durée d’engagement, habituellement sur 2 saisons en France, Printemps/Eté et Automne/Hiver.

Le panier

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Un panier est généralement constitué pour subvenir aux besoins d’une famille de 4 personnes. Fleurs, fruits, viandes, œufs, et produits laitiers sont aussi des produits disponibles sous la forme d’AMAP. Les membres du groupe signent et achètent leurs paniers, soit en totalité avant le démarrage de la saison soit selon modalités établies conjointement et permettant de lisser les dépenses des consommateurs. Les coûts de productions sont ainsi garantis et le fermier commence à percevoir un revenu dès que le travail commence.

Des produits sains et de saison

1903939820.jpgEn échange de leur investissement, les membres des AMAP reçoivent un panier chaque semaine de produits sains, fraîchement cueillis, localement produits, pendant six mois. Les membres préfèrent une grande variété de légumes et d’herbes, encourageant l’agriculture traditionnelle et bio diversifiée. Cette diversification aide à réduire les facteurs à risques et enrichit le sol. Les récoltes en rotation permettent de fournir en continuité chaque semaine la quantité de légumes et fruits nécessaires à la distribution. Les types de récoltes changeant à chaque saison, les paniers peuvent varier en taille et produits, reflétant toujours les conditions de production locale et la saison.

Un principe « développement durable »

L’AMAP est une organisation typiquement « développement durable », car elle permet de gagner sur le plan économique, environnemental et social.

Sur le plan économique

  1. L'AMAP règle les problèmes de commercialisation, apporte une valorisation directe au travail de l'agriculteur qui produit bio. Elle garantit aux fermiers l'écoulement de ces produits. La suppression des intermédiaires et l'assurance que l'agriculteur vendra sa production entièrement, sans avoir à passer du temps dans la recherche d'une clientèle, ou sur les marchés, permet de faire baisser le coût. 
  2. L'AMAP permet de lutter contre la spéculation foncière. C'est un excellent moyen de préserver des terres agricoles sous forme d'engagements et de contrats de confiance avec des propriétaires qui désirent mettre leurs terres à disposition plutôt que de les laisser en friche. Elle permet ainsi le maintien de ceintures vertes indispensables autour des villes
  3. Il n'y a plus de gaspillage dû à la normalisation commerciale. Les fruits et légumes imparfaits (mais non moins bons) sont aussi distribués.

Sur le plan environnemental

  1. L'AMAP simplifie la traçabilité des produits et leur acheminement (les circuits courts réduisent la pollution).
  2. Dans l'AMAP, il est utilisé un minimum d'emballage
  3. L'AMAP encourage la biodiversité. Elle préserve les variétés anciennes et de terroir et permet de transmettre ainsi un patrimoine important aux générations futures (il existe 800 variétés de courges, plus de 6 000 variétés de tomates dans le monde, et moins d'une dizaine sont imposées par la grande distribution!)
  4. L'AMAP maintient un savoir-faire, le respect des saisons et de l'environnement.

Sur le plan social

  1. 2062338308.jpgL'AMAP crée l'opportunité d'un dialogue entre paysans et consommateurs, et souvent une vraie convivialité (repas à la ferme, coups de main…)
  2. L'AMAP permet à l'individu d'être "acteur" social, de retrouver une forme d'autonomie alimentaire.
  3. C'est un outil éducatif et pédagogique, et un lien important avec la nature pour les plus jeunes mais aussi pour les citadins. Elle permet de poser des questions fondamentales : d'où viennent nos aliments et comment sont-ils produits ? Et au-delà : quels sont les activités humaines à préserver ou à valoriser ? De quoi avons-nous vraiment besoin pour vivre ? Produire pour vivre, mais comment respecter la planète ?

4 propositions pour favoriser les AMAP

Les AMAP en région parisienne sont victimes de leur succès. L’urbanisation réduit les surfaces cultivées, et l’agriculture intensive est encore légion, il est difficile de trouver un agriculteur pour une AMAP à proximité de Boulogne-Billancourt.

Afin de favoriser ce type d’organisation, il serait judicieux de : 

  1. Populariser les AMAP organisations coopératives et citoyennes,
  2. Aider à mettre en relation les AMAP avec des agriculteurs en utilisant à la fois le réseau des AMAP et le réseau des maires,
  3. Aider les AMAP à trouver des locaux dans les quartiers pour la distribution, voire à les subventionner comme de nombreuses autres associations,
  4. Prévoir dès maintenant des locaux pour la distribution directe dans les futurs quartiers Renault en lien avec la zone logistique de fret à prévoir (Espace Logistique Urbain - ELU).

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