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samedi, 26 juin 2010

Fermeture pour cause de migration

Avec cette 180ème note, ce blog se termine, au moins temporairement, par ce "point rouge" symbolique.
Mais ce point identifie aussi un nouveau départ en symbolisant aussi ma prochaine destination, puisque je serai bientôt un émigré au pays du Soleil Levant. Peut être ce blog renaîtra-t-il sous une autre forme une fois installé...
drapeau-japon.jpg

 

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lundi, 10 novembre 2008

Vers un apaisement des relations Nord-Sud ?

Dans un entretien au quotidien le Soir titré "La riposte sociale va arriver en Europe", le polémiste Jean Ziegler auteur par ailleurs d'un livre "la haine de l'occident", parle d'un phénomène qu'il a souvent constaté lorsqu'il travaillait aux Nations Unies : l'hostilité des pays du sud à l'égard de ceux du  Nord. Cette hostilité prend deux formes :

  • une forme terroriste, haine pathologique
  • une forme plus raisonnée, qui cherche le dialogue à niveau équivalent.

Cette haine est due selon lui aux années de colonialisme, et au fait que si certes le casque colonial n'existe plus, le chef qui était en dessous est toujours là. Les Occidentaux ne sont en effet pas innocents dans la corruption qui règne dans certains pays, et profitent toujours "indument" de leurs ressources. Il cite plusieurs exemples :

  1. Le Nigéria : 147 millions d'habitants, le plus grand pays d'Afrique au niveau démographique, le huitième producteur de pétrole du monde, une incroyable richesse... Depuis 1966, suite aux coups d'État successifs, Shell et les seigneurs pétroliers maintiennent, à Lagos et aujourd'hui à Abuja, une junte à leur service, moyennant une corruption extrême.
  2. La Chine :  l'oligarchie chinoise, constituée par les enfants de la nomenklatura, tient cet immense pays, en accord total avec l'oligarchie occidentale. Nous sommes dans un système où il y a, en même temps, concurrence et symbiose avec l'occident

175px-Sorciers_guerisseurs.jpgMais il cite un cas porteur d'espoir, la Bolivie : pour la première fois depuis cinq cents ans, Evo Morales, un Indien - un Indien : pas un intellectuel déguisé en Indien ! - élu démocratiquement, avec 53 % des voix, après tous les massacres, toute l'aliénation, après les silences séculaires, a réussi, en six mois, à changer les contrats de toutes les sociétés pétrolières, gazières et minières. Avant, 95 % des revenus allaient aux sociétés multinationales et 5 % à l'État bolivien. Aujourd'hui, 18 % vont aux sociétés étrangères et 82 % à l'État bolivien. Il a réussi à négocier cela avec une mobilisation populaire incroyable. Et tout à coup, alors que la Bolivie était le deuxième pays le plus pauvre d'Amérique latine, derrière Haïti, avec 46 % de la population sous-alimentée, l'État se retrouve avec des dizaines de milliards de dollars en caisses, qui vont immédiatement dans des programmes sanitaires, de lutte contre la malnutrition, etc.

Toujours selon lui, la crise financière, qui crée de la souffrance réelle, est une chance énorme pour une prise de conscience : tout à coup, en Occident, les gens ont découvert le mensonge du néolibéralisme. À partir de là, il y aura forcément une riposte sociale et une reconstitution de la mémoire et de la conscience. Et là, [il est] plein d'espoir. Cette fois-ci, [il] pense qu'il y a de très, très fortes chances pour que nous soyons au point de départ de la reconstruction d'un monde solidaire, juste, qui va réconcilier le Sud avec l'Occident.

Espérons qu'il n'ait pas tort sur ce point.

(photo : sorciers guérisseurs de Lassa, Nigéria)

15:23 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nigéria, morales, bolivie, shell, nord-sud, ziegler | |  Facebook

mardi, 23 septembre 2008

Afghanistan : l'ambigüité du PS

dispositif_militaire_francais_en_afghanistan.jpgLe parlement a aujourd'hui voté pour le maintien des troupes en Afghanistan (voir carte ci-contre, cliquer)

  • L'UMP (à 2 exceptions près), le nouveau centre, et le Modem (F. Bayrou) ont voté pour.
  • Le PS (à 4 exception près), les Verts et le PCF ont voté contre , suivant en celà la majorité des Français, d'après un sondage.

Le PS a justifié son "non" par un désaccord avec la stratégie militaire : mais la question portait, sauf erreur, sur le maintien des troupes. Il s'agit donc vraisemblablement d'une stratégie, politique celle-là, pour ne pas voter pour une proposition de l'UMP, et tenter de rester en phase avec l'opinion majoritaire des électeurs de gauche. JM Ayrault a ainsi eu dû expliquer qu'il votait non, mais ne demandait pas le retrait des troupes... Finalement, le PS a donc pu voter non car il savait que le oui l'emporterait : car s'il avait eu la majorité, un non aurait signifié un retrait des troupes ! Voilà une belle leçon de clarté et courage politique  d'ambigüité politicienne !

Noël Mamère, pour les Verts, a eu le mérite d'être plus clair : il a explicitement demandé le retrait des troupes, et un dialogue "inter-afghan" sous l'égide de l'ONU. Mais il a tout faux : ne faut-il pas terminer de former  la police et l'armée afghane ? Et que signifierait un retrait aux yeux de Talibans et du Monde ?

François Bayrou l'explique lorsqu'il justifie son vote favorable : "Il est impossible que la France renie ses engagements internationaux. Si on pliait bagages en quelques jours, ce qu'il faudrait faire si le vote était non, cela voudrait dire pour tout le monde que les talibans ont gagné. C'est impossible qu'un grand pays de l'alliance des Nations unies accepte une telle responsabilité, donc je voterai pour le maintien des troupes." Il demande par ailleurs que "les troupes (françaises) reçoivent les équipements qu'ils n'ont pas à l'heure actuelle notamment une protection aérienne et des drones. François Bayrou souhaite aussi que la stratégie change le plus vite possible de manière à ce que l'armée afghane prenne le relais et que la population afghane ressente la présence des pays occidentaux davantage comme une aide au développement que comme une menace.

En savoir plus : dispositif français en Afghanistan sur le site du ministère de la défense 

00:49 Publié dans Affaires étrangères, Défense | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afghanistan, troupes, bayrou, ps, ambigüité, ayrault, mamère | |  Facebook

samedi, 19 avril 2008

Soylent Green

La croissance des pays émergents a un point positif et non des moindres : elle contribue à augmenter le niveau de vie moyen des pays émergents, à réduire l'écart avec les pays occidentaux.

Malheureusement, elle est à l'origine de pas mal de problèmes aussi. J'ai tenté d'en résumer les mécanismes dans le graphique de synthèse ci-contre. N'hésitez pas à commenter pour que tout cela se peaufine et s'enrichisse.

On voit, sur le schéma, des effets directs de la croissance, et des effets indirects.

Les 3 effets directs sont assez simples.

639955716.pngD'abord, la croissance économique des pays émergents génère de l'inflation en augmentant la demande mondiale en matières premières pour les industries (pétrole, acier, étain...), même si cette hausse est en partie compensée par de la productivité.

Ensuite, la croissance industrielle augmente la pollution (terre, eau, air notamment avec les GES*). L'environnement n'est pas la priorité des pays émergents en pleine croissance, même si celà commence à venir, par exemple en Inde, où les normes environnementales sont drastiques... mais uniquement pour les entreprises étrangères !

Enfin, la croissance démographique et l'augmentation du niveau de vie augmente la demande en produits agricoles, et donc les prix. Cette inflation "de marché" s'ajoute à l'inflation naturelle engendrée par l'augmentation des prix de l'énergie (les engrais et les transports comptent dans les prix agricoles...).

Il y a ensuite 2 effets indirects principaux.

Le premier, c'est celui lié au développement des bio-carburants, l'une des solutions mises en oeuvre pour faire face à la raréfaction du pétrole et la pollution. Il s'agit d'éthanol produit à parti de canne à sucre, maïs, betterave...  Et parfois, ces cultures empiétent sur des surfaces agricoles alimentaires. Celles-ci sont donc réduites d'autant, à moins que, comme au Brésil, on déforeste pour étendre les surfaces agricoles (**). Autre phénomène quand on remplace du blé alimentaire par du maïs pour faire de l'éthanol, cela augmente beaucoup le besoin en eau, une ressource aussi de plus en plus rare et chère... Bref, le développement des bio-carburants aboutit a des effets écologiques inattendus car le marché est allé trop loin : le bio-carburant n'est pas le remplaçant du pétrole, mais l'un des compléments/remplaçants du pétrole.

Le second effet indirect, accusé par certains d'être la principale cause de l'emballement des prix agricoles sur le marché mondial, c'est le comportement de certains pays exportateurs déjà évoqué dans plusieurs notes de ce blog (Egypte pour le riz par exemple) : craignant une pénurie, il se replient sur eux-même, en diminuant ou même supprimant leurs exportations de certains produits agricoles de base. Ces annonces "nationalistes" ont bien sûr un effet dévastateur sur les marchés : les prix s'envolent, ce qui incite à encore plus de restrictions d'exportations, etc. : c'est un cercle vicieux.

Au final nous avons d'une part en occident une inflation qui accroit les inégalités car elle touche aux produits de base, et d'autre part dans les pays les plus pauvres, des risques de famines dramatiques, voire d'émeutes, comme à Haïti. Par la voix de son directeur général Dominique Strauss-Kahn, le Fonds monétaire international (FMI) prédit d'ailleurs des "conséquences terribles" à la hausse des prix des denrées.

Que faire ? On parle d'aide humanitaire et d'aide d'urgence, mais ce ne sont que des palliatifs court-terme, certes sans doute indispensables. Pour traiter le fond des problèmes, une vision systémique complète est indispensable, mais difficile à construire car elle requiert la collaboration de nombreux experts et décideurs de domaines différents. Un "Grenelle mondial développement durable" (économie, social, et environnement) serait sans doute une bonne manière d'avancer, s'il est suivi des actes.

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En 1973, Richard Fleischer réalisait Soylent Green (Soleil Vert en Français),
vision d'un monde où les problèmes de nutrition ont été réglés d'une façon...
...comment dire... "originale".

                                                                 

(*) GES : Gaz à Effet de Serre, responsable du réchauffement climatique
(**) Dans le même ordre d'idée, on pourrait se demander quels effets aurait une généralisation trop rapide du Bio, dont on sait que le rendement est inférieur et qui donc nécessite plus de surface pour une production identique.

dimanche, 13 avril 2008

Toit du Monde / Evénement orange

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Vous avez remarqué ? Je n'ai pas mis de petit drapeau tibétain sur mon blog. Je ne sais pas si j'en mettrai. Honte à moi. Mais c'est pas très grave, car il flotte déjà un peu partout, comme si tout le monde était devenu soudainement tibétain au passage de la flamme olympique.

Loin de moi l'idée de critiquer ceux qui l'ont fait, je respecte ce point de vue. Mais pour ma part, même si les moines tibétains sont en orange ce qui pourrait en faire des amis chromatiques, j'ai du mal à m'enflammer aussi vite. Pour 5 raisons :

  1. En premier lieu, un problème de compétences: les tibétains ont réussi un bon lobbying dans certains milieux du show-biz, certains milieux médiatiques et politiques, ils ont ainsi attiré pas mal de sympathies. Mais franchement, moi, je n'y connais rien au dossier : je vois à la télé des moines au crane rasé et en tenue orange, qui semblent être des pacifistes opprimés par les méchants chinois colonisateurs ; j'ai ouï dire qu'il y avait eu des massacres ; j'ai conscience du fait que le Tibet est un pays riche en minerai (notamment en or) et situé en position assez stratégique... Mais à part çà : quelle est la légitimité du gouvernement en exil ? Quelles sont les frontières historiques, la légitimité ou pas des revendications des tibétains, la nature du gouvernement en exil (est-il si irréprochable que çà) ?
  2. En second lieu, un problème de légitimité : la France qui a fait la guerre d'Algérie, les colonies, les relations parfois limite avec certains états Africains peu démocratiques... N'est ce pas un peu indécent de se poser en donneur de leçon ?
  3. Mais aussi un problème de principe : je ne suis pas a priori pour le mélange des genres (des ordres pour reprendre l'un de mes précédents articles): la politique au politique, le sport au sport. Manifester pour perturber le parcours de la flamme c'est finalement nier le rôle des politiques élus. Et si nos politiques sont lâches et font fi de leurs principes vis à vis de la Chine pour pouvoir vendre des Airbus, des centrales nucléaires ou des TGV, il ne faut pas voter pour eux, et surtout aller manifester devant l'Assemblée nationale ou le Quai d'Orsay, pas sur le parcours de la flamme olympique.
  4. Et aussi une soudaineté qui me dérange : il y a dans cet espèce d'engouement "événementiel fulgurant", un côté "mode" qui ne me plaît pas car il ne laisse que peu de temps à la maturation des idées : je crains la manipulation. D'ailleurs vous avez remarqué, on en parle déjà moins.
  5. Et enfin une question d'ordre tactique : la conséquence d'une réaction aujourd'hui pourrait être un durcissement et un contrôle renforcé des médias pendant les Jeux : une action surprise pendant les Jeux n'aurait-elle pas été plus efficace ?

Une ou 2 de ces 5 raisons toutes seules n'auraient pas suffit, mais ajoutées, cela m'a refroidi. Mais rassurez-vous : sans atteindre les températures extrêmes du sommet de la plus haute montagne du monde, situé à la frontière tibétaine, et dont j'ai trouvé cette belle photo. Faute de drapeau...

16:59 Publié dans Affaires étrangères, Sports | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jo, jeux olympiques, chine, pékin, tibet, flamme, boycott | |  Facebook