vendredi, 16 octobre 2009

Le Grand Paris

Nombreuses sont les critiques du projet Grand Paris initié par Nicolas Sarkozy. Mais rendons-lui au moins cet hommage : il a mis le sujet sur la table : grâce à la démarche Grand Paris, un débat naît autour de ce que devrait être une future grande agglomération.

La vision de Nicolas Sarkozy et Christian Blanc est une vision élitiste : créer ou développer des pôles d'excellence, de façon à rendre Paris plus polycentrique. Et pour cela, s'appuyer sur un grand métro en huit circulant autour de Paris, et sur les pôles existants (la Défense, Marne La Vallée, Saclay...) en les renforçant.

Une vision élitiste n'est pas forcément mauvaise, si le reste suit :

  • Un des risques majeurs du projet est en effet que ces pôles d'excellence ne deviennent que des zones d'emploi sans âme, et ne deviennent pas des pôles d'habitat mixte : peut-on construire des villes autour de rien, sans coeur historique ? L'expérience des "villes nouvelles" n'a pas été très concluante...
  • De plus la spécialisation probable de ces pôles fera qu'au sein d'une famille, le mari et la femme ne travailleront pas forcément dans le même pôle : même si le futur métro les reliera entre eux, il ne pourra peut être pas absorber tout ce trafic et cela générera en tout état de cause des déplacement source de perte de temps. Une étude a d'ailleurs montré que l'efficacité optimale d'une ville se situe autour de 500 000 habitants : au delà, la question des transports fait perdre trop de temps. La question de la "spécialisation" des pôles est donc une vraie question, et je militerais plutôt pour une mixité, d'autant que les nouvelles technologies permettent aujourd'hui aux entreprises de communiquer à distance (e-conférence, audio-conférences, vidéo-conférences) plus facilement que les employés.
  • Mais au delà de cette spécialisation des pôles, leur localisation pose question : Le "Grand Paris" ne va-t-il pas nuire aux villes proches comme Chartres, Rouen, Orléans ? Pourquoi cette vision "Grand Paris" est elle autocentrée sur elle-même ? Quelle vision du Grand Paris par rapport à la Province ? Pourquoi ne pas décentraliser vraiment ? Ce "Grand Paris" ne risque-t-il pas de laisser de côté les villes de province, en monopolisant une grande part du budget de l'Etat déjà endetté, puis en attirant encore plus d'habitants ? Quelle est la vision du "Grand Paris" par rapport à ses voisins ? A cet égard, l'un des projet de l'exposition du Trocadéro parle d'un Grand Paris le long de la Seine en direction de Rouen : une piste qui n'est pas nouvelle, mais intéressante néanmoins.

En tout cas, sur le fond, le débat est passionnant et complexe, et il ne concerne pas que les Franciliens : les "provinciaux" aussi doivent s'y intéresser !

Politiquement et sur la méthode, il l'est tout autant : comme il sera vraisemblablement impossible de mettre d'accord toutes les collectivités, communautées d'agglomération, départements, et la région, pour gagner du temps il est proposé de créer une structure ad-hoc en charge du projet. Un fonctionnement démocratique ou "proportionnel" favoriserait en effet les zones déjà fortes et très peuplées, ce qui est le contraire de l'objectif visant à rééquilibrer l'Ile de France. C'est d'ailleurs déjà le problème de la Région, qui favorise beaucoup les zones denses pleine d'électeurs au détriment des zones rurales. Autant le dire, donc, je ne suis pas contre, je proposais même cela il y a plus d'un an déjà. Mais la question du fonctionnement de cette structure est complexe, et là aussi il va falloir être vigilant.

 

 

samedi, 06 décembre 2008

Conférence Jacquard-Peyrelevade

Une conférence en plein dans l'actualité est organisée à Boulogne-Billancourt par l'association la Cité des Savoirs du 21è siècle & Sylvain Canet : Albert Jacquard & Jean Peyrelevade débattrons sur le thème "l'économie peut-elle être humaniste ?"

Lieu : salle Landowski, 28, avenue André Morizet / Parking à proximité / M° Marcel Sembat

Date : mardi 16 décembre à 20h30

Entrée libre

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vendredi, 28 novembre 2008

Bientôt la wiki-démocratie ?

Avec la radio et la télévision, des experts ont jadis prédit une révolution démocratique.

On ne peut pas dire qu'ils aient eu 100% raison :

  1. si la quantité d'information reçue par chacun a sans doute augmenté, on peut s'interroger sur la qualité de celle-ci, plus brute et avec moins de réflexion.
  2. les médias ont aussi tendance à servir de bras de levier à des volontés de manipulation plus ou moins subtiles.

Aujourd'hui, avec internet, certains prédisent à nouveau une révolution démocratique. Se trompent-t-il comme leur prédécesseurs ? Je n'en sais rien.

Les méthodes et outils tels que forum, blogs, ou autres se heurtaient souvent à la difficulté de faire la synthèse des contributions, souvent réservée à un petit groupe. Mais il est une technologie qui émerge, c'est celles des "wiki" : nous connaissons tous la fameuse encyclopédie "wikipedia". Cette technologie semble en tout cas une bonne piste pour un développement vraiment collaboratif : certains Etats comme la Nouvelle-Zélande ont d'ailleurs commencé à soumettre des textes de loi dans un wiki ouvert aux citoyens, pour amendements en ligne pendant un mois. Je n'ai pas lu les détails, mais j'imagine qu'un système de vote est intégré pour valider les amendements, qui sont ensuite soumis au Parlement.

Une piste à expérimenter en tout cas, comme le fait le Modem d'ailleurs.

dimanche, 20 juillet 2008

Affaire Charlie Hebdo / Siné : toujours plus

Il y a des choses bizarres dans la presse en ce moment, et c'est un euphémisme :

  1. Charlie Hebdo publie une caricature de Mahomet et gagne au tribunal
  2. Un dessinateur (Siné, 80 ans) du même Charlie Hebdo, publie un texte (*) sur Jean Sarkozy perçu comme anti-sémite par d'autres, et çà se termine par une démission forcée, un texte de la rédaction se désolidarisant de lui, et un emballement polémico-médiatique sur le sujet.

Le nom "Sarkozy" fait décidemment très peur, et parler des juifs ou des musulmans devient décidémment difficile, si même Charlie Hebdo s'auto-censure ou en vient à s'excuser.

On trouvera sur le site de Marianne un article suivi d'un sketch de l'excellent Desporges : serait-il encore possible aujourd'hui ?

(*) Le texte incriminé : "Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le parquet (encore lui !) a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !"

lundi, 23 juin 2008

Pub !

Il est peu probable que çà serve à quelque chose, à part à faire vivre un peu mieux les salariés de l'entreprise en charge de la campagne. Probablement, c'est un peu prendre les gens pour des imbéciles. Et sûrement, c'est maladroit.

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Le coût de cette campagne, soit environ 4 millions d'euros, représente 2€ euros prélevés au mois de juin sur le salaire de chacun des quelques 2 millions de smicards que compte la France. Le SMIC étant de l'ordre de 1000€ bruts, celà représente 0,2% de leur salaire environ.

 

 

samedi, 07 juin 2008

Priorités : tout choix est un abandon...au moins temporaire

tournerenrond.pngJe lisais encore hier un article citant Nicolas Sarkoy qui veut faire du développement des soins palliatifs "une priorité". Et je me disais que décidémment, cet homme est en campagne électorale permanente, car chaque jour apporte sa nouvelle "priorité".

Or gérer un pays, une ville, une entreprise, un projet, de manière efficace, implique de se concentrer efficacement sur des priorités en nombre limité. Et ne pas se disperser sur des non priorités. Surtout quand on manque de moyens. Par exemple, supprimer la publicité sur France Télévision, est-ce vraiment une priorité pour l'Etat Français ? Pour TF1 çà l'est peut-être, mais pour l'Etat Français je ne pense pas. Est-ce prioritaire de faire tout un tapage pour un mariage annulé ?

Je lance donc un appel : monsieur Sarkozy, et messieurs les politiques : qu'est ce qui est prioritaire et surtout qu'est ce qui n'est pas prioritaire pour vous dans le magma de sujets dont nous sommes abreuvés chaque jour, dont une partie par vous ? Et concentrons-nous sur les débats prioritaires : importants et urgents, pour reprendre les termes de la matrice d'Eisenhower (ci dessous). Sarkozy devrait peut-être s'inspirer de cette matrice pour déléguer un peu plus les "Ui" et "ui" contrairement à ce qu'il fait aujourd'hui en intervenant sur tout et partout. On sortirait alors peut-être de cette confusion ambiante ou chaque jour apporte un sujet différent, "prioritaire".

Pour moi, la priorité est unique : assurer un fonctionnement démocratique honnête, indépendant des lobbies et médias, ou l'ensemble des citoyens peuvent être représentés, et où donc les décisions sont prises dans l'intérêt général et non en fonction de tel ou tel lobby. Le reste en découlera.

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vendredi, 06 juin 2008

Huchon et Hollande préparent l'Euro 2008

Le Monde a récupéré une vidéo surprenante, où JP Huchon (président de la région Ile de France) et F. Hollande (secrétaire général du PS) tous les deux en tenue de foot sur un stade, discutent de Ségolène :

...C'est dangereux", commente M. Hollande, avant d'ajouter que "ça la victimise, donc ça la rend sympathique". Autre risque, selon lui : "Si tu la diabolises, elle va dire, si vous voulez pas de moi, je vais me présenter ailleurs". Et "deux candidats [socialistes] aux élections" en 2012, "c'est de la folie !"

C'est où, "ailleurs" ?

La vidéo : ici

samedi, 17 mai 2008

Conseil municipal de Boulogne du 15 mai

Attiré par le point n°7 de l'ordre du jour du conseil municipal de Boulogne du 15 mai, j'avais décidé de m'y rendre.

Le point n°7 de l'ordre du jour était : "Démocratie de proximité – Périmètre – Dénomination, composition et modalités de fonctionnement des Conseils de Quartier. Commission des Affaires Générales et Sociales (M. Bacchetta)".  Sujet intéressant et au coeur de la campagne de la liste Modem - Les Boulonnais en Mouvement. Après deux mois de réflexion, nul doute que la nouvelle équipe UMP allait proposer des modalités de fonctionnement originales, un mode de désignation original. D'autant que chacun se souvient par coeur de la proposition 99 du programme de PC Baguet : "développer et renforcer l'action et le rôle des conseils de quartier."

Le conseiller responsable du sujet était Mr Bacchetta, un ancien UDF-Modem rallié à PC Baguet pendant la campagne. Voici ce que j'ai retenu de son intervention :

  1. Extension des conseils de 20 à 26 citoyens. Plus on est de fous plus on rit, mais pourquoi pas 27 ou 25, on ne sait pas.
  2. Réduction de la durée du mandat à 2 ans pour permettre à plus de citoyens d'en faire partie : plutôt une bonne idée.
  3. Nomination des 26*7=182 conseillers de quartiers par cooptation, la liste étant fournie en séance. Fourcade regrette cette mise à disposition tardive ainsi que le manque d'information sur la liste (exemple : pas d'adresses permettant de vérifier la bonne représentativité géographique), et le PS obtient même une suspension de séance pour avoir le temps de la lire avant le vote.

Finalement les conseillers UMP, bons soldats, votent pour, et les autres s'abstiennent ou ne prennent pas part au vote.

La critique est facile et l'art est diffcile, mais sur le sujet, malgré les points 1 et 2 plutôt positifs, le sentiment qui prédomine est plutôt une déception, car on aurait pu s'attendre à un élan plus significatif sur le sujet. On peut regretter en particulier :

  • Le néant sur le renforcement de l'action des conseils de quartier (une proposition de la campagne), et rien non plus sur les modalités de fonctionnement. D'ailleurs le PS qui interroge sur le fonctionnement des conseils se fait renvoyer dans ses buts par Mr Le Maire : "laissez les s'organiser". Une bonne façon de se raccrocher aux branches quand on n'a pas bossé son dossier autant que le prévoyait l'ordre du jour...
  • Une méthode de nomination des conseillers absolument pas transparente : aucun appel public à candidature (même dans mon village natal de 300 habitants il y a un appel formel à candidature pour les conseils de quartier), et même dans une logique de cooptation, aucune information sur la façon dont ont été choisis les conseillers : répartition géographique ? représentativités des tranches d'âge ? représentativité des milieux sociaux, des métiers ? représentativités des types de cellules familiales ? des lieux de travail ? Tout laisse croire qu'on a plutôt cherché les copains des copains pour trouver 182 noms. Et casé un représentant de chaque groupe municipal dans chaque quartier, prenant soin au passage de récompenser un jeune militant UMP qui a bien tracté pendant la campagne, mais aussi de ne mettre aucun adhérent du Modem -sauf erreur-, mais çà on pouvait s'y attendre.
  • Une méthode municipale un peu hardie pour faire voter la liste des conseillers, fournie à la dernière minute, rendant le débat impossible : bel exemple de démocratie interne au sein du conseil municipal, qui laisse perplexe.

Bref un côté un peu "mascarade", comme l'a scandé Sylvain Canet pendant le Conseil. Espérons que la suite sera plus rassurante.

Plus globalement, j'ai surtout été surpris par l'ambiance hall de gare de la table du Conseil : on se lève, on discute en messes basses, on rigole entre-soi, bref on n'est pas toujours très attentifs aux interventions et débats dans les rangs des conseillers. Il n'en ressort pas une très grande impression de sérieux, mais plutôt une espèce de connivence d'un milieu "entre-soi" qui méprise un peu la chose publique mais s'amuse bien tout en se désintéressant ostensiblement de certains sujets.. Et surtout nous avons un gros souci de santé publique : certains de ces messieurs ont de gros problèmes de prostates pour avoir besoin de se lever aussi souvent ;-)

jeudi, 08 mai 2008

Démocratie kesako (3/3) : organiser les débats sur internet

Dans deux précédentes notes (1 et 2), je tentais de caractériser la démocratie, puis revenais sur deux principales critiques de ce système : dictature de la majorité, et puissance des médias. Je souhaite terminer par un dernier phénomène qui caractérise l'évolution récente de nos démocraties.

Les médias sont parfois appelés 4è pouvoir. Mais ils perdent petit à petit leur indépendance (cf le cas des Echos), et deviennent de plus en plus des bras armés d'autres pouvoirs. Jugeant donc qu'ils ne jouent pas leur rôle, certains en appellent au développement d'un 5ème pouvoir. L'hebdo Marianne de la semaine dernière titre ainsi : "la dictature de l'opinion existe-t-elle ?", "faut-il donner le pouvoir aux gens ?".

Si de telles questions se posent c'est tout simplement car nos démocraties sont essentiellement représentatives. Le peuple après avoir voté pour élire ses représentants, est par principe un peu invité à se taire et laisser gouverner les gouvernants... Or aujourd'hui, on voit bien que cela n'est plus le cas : la moindre réforme et les personnes concernées sont dans la rue pour s'y opposer ; nous sommes abreuvés quotidiennement de sondages sur l'opinion "des français moyens"... La "rue" parle donc de plus en plus aux politiques. Et lorsque les politiques écoutent la rue, d'aucuns crient alors à la démagogie. Mais à l'opposé, lorsqu'ils vont à l'encontre de l'opinion, ils sont taxés d'autisme, de ne pas "écouter". Où est donc l'équilibre entre technocratie et démagogie ? Je n'en sais rien. Mais j'ai quand même l'impression que le1106876440.jpg curseur doit se déplacer un peu vers un renforcement du rôle de la société civile...

Les nouvelles technologies comme Internet offrent sans doute de nouvelles possibilités inexplorées pour permettre ce renforcement. Mais aujourd'hui, trop de sites sont en fait des débats entre citoyens lambdas. C'est bien, mais plutôt que d'avoir d'un côté la base qui parle entre elle et de l'autre les experts et politiques qui débattent entre eux, le débat entre ces deux "mondes" doit être organisé. Pas facile, car l'un est beaucoup plus nombreux que l'autre...

Même sur le plan de la méthode, la démarche "participative" de Ségolène Royale a été une erreur.

Ségolène Royale, pour la campagne présidentielle, avait lancé sur son site "désir d'avenir" des consultations assez ouvertes sur différents thèmes. Chacun pouvait y aller de son commentaire ou de sa proposition. Mais c'était à mon avis une mauvaise démarche, car les propositions partaient dans tous les sens et étaient limités à quelques lignes, et la synthèse faite par ses équipes des centaines de contributions très inégales était quasi impossible, celà a fait beaucoup de frustrés. Je crois donc plus à une extension du principe déjà en oeuvre au niveau du gouvernement et du parlement : des propositions élaborées dans un premier temps par un groupes restreint (experts, politiques, société civile, etc), et proposées au débat public sur internet pour amendements et ratification : on y gagne en efficacité. L'exercice n'est cependant jamais facile : il faut d'abord un exercice de synthèse et de communication qui n'est pas facile pour présenter des propositions, et les réactions en retour sont forcément de valeurs très inégales : il faut identifier / valoriser les bonne contributions, et répondre aux contributions non retenues sans décourager.

Internet offre de réelles possibilités pour cette extension salutaire du "5è pouvoir", c'est à dire de nous tous, mais le mode de fonctionnement reste à organiser. On parle beaucoup de "vote par internet". Ne faudrait-il pas d'abord se pencher sur la structuration des "débats par internet", pour optimiser le fonctionnement de cette assemblée géante qu'est la communauté Internet ?

lundi, 05 mai 2008

Nouvelle déclaration de principes du PS

En cette phase d'organisation du Modem, il est intéressant de voir ce que fait la concurrence.

Le PS a publié une "nouvelle déclaration de principes du Parti Socialiste", disponible sur le site de la section locale.

Après une première lecture rapide, je ferais 3 commentaires :

  1. On se sent vraiment bien au Modem, car au PS, ils se font des noeuds au cerveau : avec plus de 1200 mots alors que la charte des valeurs du Modem tient en moins de 400 mots (je la trouve déjà longue), le document du PS est long, compliqué, très détaillé, et ne se limite pas à des valeurs intemporelles. C'est un peu le syndrome "constitution européenne", avec mélange de références historiques, de valeurs, d'objectifs, et même de principes de fonctionnement interne comme la parité. Et comme la logique du plan en 3 parties n'est pas limpide, surtout en ce qui concerne la partie 3 "notre parti socialiste" qui est un peu fourre-tout, çà rend le document globalement un peu confus.
  2. C'est assez idéologique, et on retient surtout que l'économie de marché, si elle est acceptée comme une réalité irreversible, n'en reste pas moins à demi-mot un ennemi "porteur d'inégalités, d'irrationalités, facteur de crise...", qu'il faut réguler par intervention directe de l'Etat, au lieu d'oeuvrer à créer des contre-pouvoirs plus forts au sein même de l'ordre technico-économique (syndicats, associations de consommateurs, etc).  En tout cas pas ou peu de mots sur les aspects positifs de l'économie de marché qui crée des emplois, de la valeur, du progrès, etc... 
  3. A noter : la référence à l'environnement mise au même niveau que le social ;  l'article 5, qui met en avant la démocratie comme "fin et moyen" ; l'article 11 qui parle d'indépendance des média ; enfin le 17 qui parle d'Europe.

 

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