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mercredi, 03 septembre 2008

Wall-E

On apprend des choses désolantes dans l'émission "vu du ciel" De Yann Arthus-Bertrand diffusée la semaine dernière :

  • Vous êtes contre les OGMs ? Il faut savoir que la viande que nous achetons est pour beaucoup nourrie avec des OGMs cultivés en Argentine par exemple, où 50% des terres cultivées servent à produire du soja-OGM du tristement célèbre groupe Monsento.
  • Vous pensez que les barrages c'est bien car çà ne produit pas de CO2 ? Pas forcément... ça peut pourrir l'eau en amont, ca peut assécher en aval et ainsi détruire des vies et des éco-systèmes, comme à Yacireta en Argentine, un barrage construit de plus sans aucun respect des droits de l'homme.
  • Vous apprenez aussi que non loin des chutes d'Iguazú (les superbes chutes inscrites au patrimoine mondial de l'humanité qui sont à la frontière argentine-brésil), des hôtels 5 étoiles avec vue sur le chutes jettent leurs ordures en bordure du fleuve, ordures qui et rejettent leur jus nocif dans le fleuve...

Et si le monde-décharge déserté par les terriens du dernier dessin animé des studios Pixar, Wall-E, était la réalité que nous préparons ?

walle2.jpg

01:04 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : wall-e, engrais, iguazu, yacireta | |  Facebook

samedi, 30 août 2008

CO2 et glace

echantillon-carotte.jpgDes scientifiques français ont récemment publié dans la revue Nature (mai 2008) les résultats d'analyses d'une carotte glaciaire en antarctique, issue d'un forage de plus de 3000 mètres, qui s'est arrêté à quelques mètres au dessus de la roche (échantillon ci-contre). Le taux de CO2 et de méthane a ainsi pu être mesuré sur une échelle de temps allant de -800 000 ans jusqu'à nos jours, une première.

Les analyses du taux de CO2 dans la glace montrent que les gaz à effet de serre (CO2, méthane) connaissent des variantions plus ou moins périodiques, à une échelle de la centaine de milliers d'années. Mais celà révèle aussi que le taux acgtuel de gaz à effet de serre est le plus fort depuis 800 000 ans :

  • 380 ppmv pour le CO2, alors qu'il a oscillé entre 180 et 300 depuis 800 000 ans
  • 1800 ppvb pour le CH4 (méthane), alors qu'il a oscillé entre 300 et 800 depuis 800 000 ans

(il faudrait zoomer sur la période récente pour voire apparaitre cette augmentation sur les courbes ci-dessous)

gaz-effet-serre-evolution.jpg
En savoir plus :
  • Site de l'OSUG, Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble
  • Site Techno-science : cliquer ici

14:16 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : co2, glace, antarctique, osug, grenoble | |  Facebook

samedi, 23 août 2008

Le temps de l'économie durable est arrivé

Dans le quotidien le Monde daté samedi 23/8, Corinne Lepage, vice-présidente du Modem, écrit :

En matière économique, la méthode Coué n'a guère d'efficacité. La récession à laquelle nous devons faire face devrait être l'occasion de mettre en place une révolution économique comparable à celle qu'a pu être, au moment de la crise de 1929, le New Deal. Certes, on pourrait objecter que ce n'est pas dans les périodes de récession que l'on peut changer les orientations, puisqu'il faut au contraire tout faire pour relancer la croissance, et par voie de conséquence privilégier les secteurs industriels traditionnels qui sont les plus conséquents en termes d'emplois. Mais c'est précisément parce que nous sommes dans une récession dont l'origine est due aux comportements " anti-durables " des acteurs économiques (" anti-durable " étant compris comme l'antithèse de ce qu'une démarche globale et intégrant le long terme aurait induit) que le moment est venu de faire notre révolution.

Révolution énergétique d'abord, en tournant délibérément le dos à la société du pétrole. Cela implique d'employer toute notre capacité à continuer de réduire notre utilisation pétrolière, même si le prix du baril baisse. Rappelons que les ressources des sociétés et des Etats pétroliers n'ont jamais été aussi élevées, ce qui permet à ces derniers et à leurs fonds souverains de racheter à bas prix des pans entiers de l'économie occidentale.

Les comportements des consommateurs ont commencé à changer. J'ose espérer que les arbitrages budgétaires pour 2009 continueront à les encourager dans cette voie, non seulement par le système du bonus-malus (puisque le bonus a un effet incitatif en termes d'achat, ce qui n'est pas négligeable en période de récession économique), mais également par la généralisation des plans de déplacements, par la systématisation du covoiturage, par une véritable impulsion donnée aux transports collectifs et aux déplacements doux. Toutes les conséquences doivent en être tirées, notamment l'abandon de toute nouvelle voirie autoroutière, pour transférer les crédits correspondants sur le transport collectif.

Il faut également un changement complet de politique en termes d'aménagement du territoire pour rapprocher le domicile du travail, et favoriser les politiques de relocalisation que l'augmentation massive du coût de transport va enfin permettre. Le rapprochement des lieux de production des bassins de consommation va être rendu possible par un transport qui paiera la réalité de son coût et de son énergie. La réduction de notre dépendance énergétique passe bien sûr par une réduction massive de notre consommation énergétique indépendamment du transport. C'est l'occasion d'orienter les dépenses réduites des ménages et des entreprises non pas vers la consommation courante et inutile, mais vers des investissements générateurs d'économies pour les ménages et la collectivité.

C'est une véritable reconversion industrielle qui apparaît nécessaire pour rendre possible un développement durable individuel et collectif. Cela veut dire aussi sortir de cette contradiction totale entre la publicité (au sens traditionnel ou au sens politique du terme) en faveur du " toujours plus " et la conscience de plus en plus répandue de l'impossibilité du " toujours plus ". Le développement doit être sobre, c'est-à-dire offrir moins de produits et davantage de services.

Révolution alimentaire, également, en tournant le dos aux politiques suicidaires poursuivies dans les pays du Nord et du Sud. Celles-ci conduisent à une crise alimentaire dans les pays du Sud que les bonnes récoltes de 2008 ne suffiront pas à résoudre, à un renchérissement massif de l'alimentation dans les pays du Nord qui ne profite guère à l'immense majorité des agriculteurs et qui a conduit à une pollution pour des décennies des sols, des sous-sols et des eaux, notamment en France.

Même des organismes favorables à l'agriculture intensive, comme l'Institut national de la recherche agronomique, reconnaissent que le moment est venu de changer de politique : relancer l'agriculture vivrière dans les pays du Sud, abandonner des cultures déraisonnables compte tenu de leurs besoins en eau dans les pays secs, généraliser le système des Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne afin d' améliorer la qualité de vie des producteurs comme celle des consommateurs, utiliser la science, développer massivement les techniques de l'agriculture biologique et intégrée, réduire dans les villes du Nord la part carnée de l'alimentation au bénéfice des calories végétales.

Le renchérissement du coût de la vie et une meilleure information en termes de santé permettent aux consommateurs des pays riches de changer leur comportement. La crise alimentaire mondiale rend obligatoire pour les pays du Sud un changement de stratégie auquel tous les responsables des choix tragiques d'hier les invitent !

Révolution financière enfin, en sortant de la tragédie de l'immédiateté et de la cupidité qui veulent ignorer les conséquences à long terme, ignorance rendue d'autant plus facile que les conséquences en termes individuels apparaissent en règle générale inexistantes. Il est plus que temps que la pierre angulaire du libéralisme, c'est-à-dire la responsabilité, reprenne ses lettres de noblesse. Cela signifie que tout acteur économique ne serait plus assuré comme aujourd'hui de son impunité, voire de ses " parachutes dorés " en cas d'échec. Il serait au contraire assuré de sa responsabilité personnelle, ce qui impliquerait la prise en compte du long terme. De même, il est plus que temps de sortir d'un hyper-capitalisme financier qui tue l'économie réelle et se moque comme d'une guigne du long terme. C'est précisément en réintroduisant l'avenir dans les mécanismes financiers et dans les contrôles, qu'il s'agisse des règles prudentielles ou des limitations qui vont apparaître comme indispensables dans la liberté dont jouissent les fonds souverains par exemple, qu'une économie durable pourra se mettre en place.

En réalité, ce à quoi la récession nous appelle est une révolution des valeurs. L'effacement de l'avenir dans nos sociétés, qui se traduit notamment par une hyper-matérialité, une valorisation extrême du court terme, voire de l'immédiat, est la cause de nos maux. Nous n'avons plus le choix d'un changement de paradigme. L'économie durable est le seul remède qui permettra à la planète à la fois de répondre aux limites physiques que rencontre la croissance et à la nécessité de permettre un développement harmonieux et plus solidaire de nos générations. 

jeudi, 07 août 2008

Extension du Velib (suite)

logo-velib.jpgDans un article récent, je faisais part de la décision du Conseil d'Etat concernant l'extension du Velib', et m'interrogeais sur la position du Maire de Boulogne-Billancourt (PC Baguet) sur le sujet.

Les choses sont encore plus claires depuis cet article paru sur le site de la Mairie : les emplacements sont à l'étude.

18:54 Publié dans Démocratie boulonnaise, Environnement, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

samedi, 26 juillet 2008

discours à l'ONU

Un discours qui visiblement et malheureusement n'a suscité que des applaudissements polis dans l'assistance...

 

23:09 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

jeudi, 17 juillet 2008

Extension du Velib : un premier pas vers le Grand Paris ?

Le Conseil d'Etat vient d'autoriser l'extension du Velib' dans une couronne de 1500m autour de Paris. Des stations Velib pourront être installées par JC Decaux dans ce périmètre sans un nouvel appel d'offre concurrentiel, contrairement à la demande de son concurrent Clear Channel.

Voici ce que çà pourrait donner pour Boulogne en terme de zone couverte par des stations.

Velib.png

Presque tout Boulonnais devrait donc pouvoir atteindre une station Velib à moins de 500 m de chez lui.

Quelle sera la position de notre maire sur la question ?

samedi, 21 juin 2008

Bonus/malus écologique

Il est des mesures qui vont dans le bon sens, mais que l'on a du mal à comprendre dans leurs détails.

Ainsi du bonus-malus écologique qui s'applique aux ventes de véhicules neufs, en fonction de leur pollution en gramme de CO2 par kilomètre.

L'histogramme ci-dessous rappelle les seuils et valeurs de bonus/malus associées :

bonus-malus.png

Premier constat : il y a des seuils.

Ainsi, passer de 121 à 120 gramme de CO2/km fait gagner 500€ (on passe d'un bonus de 200€ à 700€), alors que passer de 60 à 30 ou de 120 à 110 ne fait strictement rien gagner ! Le gramme de CO2 n'aurait-il pas toujours le même coût ? Pourquoi n'établit-on pas de règles sans effets de seuil ?

Second constat : les seuils s'appliquent aux modèles HORS OPTION.

En effet les modèles sont classé dans une tranche ou une autre en fonction de tests réalisés sur des modèles de base. Ceci devrait pousser les constructeurs à créer des modèles de base "allégés" où les fonctions sources de CO2 (les fonctions lourdes ou consommatrices d'énergie) ne sont pas en base, mais en OPTION : le consommateur peut prendre l'option, mais ne payera pas le malus associé pour autant même si l'option fait dépasser le seuil de CO2.

 

 

22:47 Publié dans Environnement, Transports | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bonus malus, pollution automobile | |  Facebook