dimanche, 18 octobre 2009
ZAC Seguin - Rives de Seine

Machine à laver en panne (vous saurez tout), je roulais (en trottinette, vous saurez vraiment tout) en direction du Bricorama de Boulogne-Billancourt à la recherche d'une clef torx, quand une averse m'incita à m'abriter dans le nouveau bâtiment "Aurelium", ouvert à la visite à l'occasion de l'inauguration du Cours de l'Ile Seguin. Et de faire une petite visite guidée impromptue, donc.
Deux macro-lots sont engagés : Ouest du trapèze et Pont de Sèvres. C'est l'Ouest du Trapèze qui pouvait se visiter. Le côté Est en phase avant-projet et appel d'offre, mais la crise doit compliquer les choses...
Dans le macro-lot Ouest, il y a d'abord le fameux "bâtiment doré", qu'on aime ou qu'on n'aime pas, mais qui servira de point de repère.
Il y a aussi le bâtiment du journal l'Equipe, juste en face, le seul qui ne soit pas HQE (Haute Qualité Environnementale), ce qui n'est pas étonnant quand on voit sa surface vitrée.
La "non tour" de Jean-Nouvel, située à côté du Square Com, va bientôt commencer à sortir de terre.
Enfin, en attendant le projet définitif, l'Ile Seguin se verra attribuer un jardin ludo-éducatif.
Ce qui frappe c'est la relative densité, les immeubles sont assez proches les uns des autres. Mais ils sont relativement intelligemment agencés, de façon à toujours laisser une vue sur l'extérieur.
Beaucoup de murs et de toits seront végétalisés, et la gestion des eaux de pluie a fait l'objet d'une attention particulière. Les cours d'eau du futur parc, en changeant de niveau, dessineront ainsi un nouveau paysage en faisant apparaître des îles.
Les bâtiments sont globalement plutôt d'assez bon goût, à quelques détails et exceptions près. Certaines surfaces extérieures sont innovantes, espérons qu'elle seront durables et que des "plaques" ne se décolleront pas comme c'est parfois le cas de nouvelles constructions...

Ce qui reste encore un peu plus opaque, et sur lesquels les guides n'étaient pas habilités à communiquer, c'est :
- L'aménagement de la voierie côté Seine : Le conseil général a prévu 2x2 voies contrairement au projet initial, ce qui bien sûr ne réjouit pas les riverains.
- Le maire de Boulogne avait évoqué l'idée de déplacer les cours de tennis du quai Le Gallo vers la future partie Est de la ZAC, mais ce point n'est encore pas décidé d'après la SEM, visiblement génée par la question sur le sujet.
Le macro-lot "Pont de Sèvres" concerne les bâtiments actuel du Pont de Sèvres. Ils seront isolés par l'extérieur et leur esthétique modernisée pour être plus homogène avec le nouveau quartier voisin. Une passerelle reliera nouveau et ancien quartier, qui sera aussi plus ouvert sur l'extérieur.
A suivre...
10:25 Publié dans Démocratie boulonnaise, Environnement, Politique, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 16 octobre 2009
Le Grand Paris
Nombreuses sont les critiques du projet Grand Paris initié par Nicolas Sarkozy. Mais rendons-lui au moins cet hommage : il a mis le sujet sur la table : grâce à la démarche Grand Paris, un débat naît autour de ce que devrait être une future grande agglomération.
La vision de Nicolas Sarkozy et Christian Blanc est une vision élitiste : créer ou développer des pôles d'excellence, de façon à rendre Paris plus polycentrique. Et pour cela, s'appuyer sur un grand métro en huit circulant autour de Paris, et sur les pôles existants (la Défense, Marne La Vallée, Saclay...) en les renforçant.
Une vision élitiste n'est pas forcément mauvaise, si le reste suit :
- Un des risques majeurs du projet est en effet que ces pôles d'excellence ne deviennent que des zones d'emploi sans âme, et ne deviennent pas des pôles d'habitat mixte : peut-on construire des villes autour de rien, sans coeur historique ? L'expérience des "villes nouvelles" n'a pas été très concluante...
- De plus la spécialisation probable de ces pôles fera qu'au sein d'une famille, le mari et la femme ne travailleront pas forcément dans le même pôle : même si le futur métro les reliera entre eux, il ne pourra peut être pas absorber tout ce trafic et cela générera en tout état de cause des déplacement source de perte de temps. Une étude a d'ailleurs montré que l'efficacité optimale d'une ville se situe autour de 500 000 habitants : au delà, la question des transports fait perdre trop de temps. La question de la "spécialisation" des pôles est donc une vraie question, et je militerais plutôt pour une mixité, d'autant que les nouvelles technologies permettent aujourd'hui aux entreprises de communiquer à distance (e-conférence, audio-conférences, vidéo-conférences) plus facilement que les employés.
- Mais au delà de cette spécialisation des pôles, leur localisation pose question : Le "Grand Paris" ne va-t-il pas nuire aux villes proches comme Chartres, Rouen, Orléans ? Pourquoi cette vision "Grand Paris" est elle autocentrée sur elle-même ? Quelle vision du Grand Paris par rapport à la Province ? Pourquoi ne pas décentraliser vraiment ? Ce "Grand Paris" ne risque-t-il pas de laisser de côté les villes de province, en monopolisant une grande part du budget de l'Etat déjà endetté, puis en attirant encore plus d'habitants ? Quelle est la vision du "Grand Paris" par rapport à ses voisins ? A cet égard, l'un des projet de l'exposition du Trocadéro parle d'un Grand Paris le long de la Seine en direction de Rouen : une piste qui n'est pas nouvelle, mais intéressante néanmoins.
En tout cas, sur le fond, le débat est passionnant et complexe, et il ne concerne pas que les Franciliens : les "provinciaux" aussi doivent s'y intéresser !
Politiquement et sur la méthode, il l'est tout autant : comme il sera vraisemblablement impossible de mettre d'accord toutes les collectivités, communautées d'agglomération, départements, et la région, pour gagner du temps il est proposé de créer une structure ad-hoc en charge du projet. Un fonctionnement démocratique ou "proportionnel" favoriserait en effet les zones déjà fortes et très peuplées, ce qui est le contraire de l'objectif visant à rééquilibrer l'Ile de France. C'est d'ailleurs déjà le problème de la Région, qui favorise beaucoup les zones denses pleine d'électeurs au détriment des zones rurales. Autant le dire, donc, je ne suis pas contre, je proposais même cela il y a plus d'un an déjà. Mais la question du fonctionnement de cette structure est complexe, et là aussi il va falloir être vigilant.
17:00 Publié dans Environnement, Gouvernance, Politique, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 08 septembre 2009
gestion des encombrants : le tri est-il réel ?
Mon ordinateur un peu vieillot (plus de 10 ans) avait rendu l'âme, et je voulais m'en débarrasser "proprement".
J'ai donc eu l'occasion de tester la déchetterie officielle des Boulonnais : celle située quai d'issy, sous le périphérique.
A l'entrée, un agent me demande ce que j'ai à jeter :
"un écran, et une unité centrale de PC type "tour".
"très bien monsieur, l'unité centrale, c'est benne 3, l'écran benne 6"
Quelle ne fut pas ma surprise de voir que la benne 3 contenait également un frigo, des meubles Ikea, et que la benne 6 contenait des gravats, du verre (que la voiture devant moi venait de jeter : il n'y a pas de bennes à verre à Paris ?). Sans parler du fait qu'un agent a pris mon écran pour le balancer au fond de la benne, histoire de bien le casser.
Je doute donc fort que les métaux lourds contenus dans mes déchets soient triés et recyclés.
En tout cas tout cela n'avait rien à voir avec les déchetteries de ma terre natale, l'Alsace, où les déchets électroniques sont mis à part et recyclés par une entreprise spécialisée. Paris semble avoir bien du retard.
23:15 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : déchets
jeudi, 16 juillet 2009
éoliennes : vrai fausse solution ?
J'étais ce week-end en Alsace, et j'ai pu observer le long du trajet, des parcs d'éoliennes, certaines en fonctionnement, d'autres immobiles par manque de vent. Et de me demander comment on peut gérer une électricité dont la production dépend du vent, alors que la consommation, elle n'en dépend pas, sachant qu'on ne peut pas (ou presque pas) stocker l'électricité. Une éolienne produirait ainsi de l'électricité 20 à 30% du temps : pas terrible comme rendement...
On me dira que statistiquement en France, il y a toujours du vent quelques part, et qu'en mettant des éoliennes partout, il y en aura toujours qui marchent ? Mais je croyais que la tendance était plutôt à l'autonomie énergétique des régions, pour éviter les pertes d'énergie pendant le transport.. (eh oui, les cables électrique, ça chauffe) ?
En fait, certains pensent que l'on devra probablement construire des centrales au fuel ou au gaz suffisamment flexibles pour compenser les aléas de l'éolien. Ce qui signifie qu'en France où il y a du nucléaire, nous devrions -peut-être- augmenter nos émissions de CO2 en ajoutant des centrales au fuel. Mais ce raisonnement se base cependant sur l'hypothèse que la consommation est lissée, et qu'il faut coûte que coûte adapter la production à la consommation : raisonnement de producteur électrique, mais ne peut-on pas aussi contraindre les périodes de certaines consommations ? Les meuniers autrefois attendaient qu'il y ait du vent pour faire de la farine... Pourquoi certains process d'aujourd'hui ne pourraient-il pas aussi attendre "qu'il y ait du vent" pour s'exécuter ?
Cela dit, le solaire est peut-être une méthode de production d'électricité plus prometteuse car la présence de soleil est malgré tout moins soumise aux aléas que celle de vent : par définition le soleil est présent le jour, quand nous consommons plus, alors que le vent est aussi là la nuit, lorsque nous avons moins besoin d'énergie.
Mais dans le solaire, les dérives sont aussi possibles : je lisais aussi cette semaine un article sur un projet pharaonique de production d'électricité dans le Sahara pour alimenter l'Europe. Ne faut-il pas plutôt aller vers l'autonomie énergétique des régions plutôt que de concenter la production en quelques régions du globe ?
Finalement, pour résoudre le problème du solaire que sont les nuages, et réconcilier ces deux énergies dites "propres", à quand des éoliennes utilisées comme ventilateurs pour pousser les nuages qui empêchent les panneaux solaires de fonctionner à plein régime ;-) ?
08:35 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éoliennes, grenelle, solaire, nucléaire
dimanche, 07 juin 2009
Le nucléaire en France : chance ou erreur historique ?
On le sait, en France, le nucléaire est un lobby fort, et la France se targue d'avoir de l'électricité nucléaire, moins polluante en CO2 que les centrales au fuel ou au gaz. Si ce choix des années 60 ou 70 était peut être le bon, il ne faudrait pas qu'aujourd'hui il prive la France de l'opportunité du développement des énergies renouvelables.
Le nucléaire ne serait pas alors une "chance historique", comme l'a dit François Fillon, mais bel et bien une "erreur historique".
C'est le sens du point de vue de Corinne Lepage, vice présidente du Modem, dans Le Monde du 5 juin :
"François Fillon, lors de sa visite au Tricastin, a qualifié de chance historique le choix nucléaire de la France. Il s'agit plutôt d'une erreur historique, car la situation de 2009 n'a rien à voir avec celle de 1973, mais les conséquences pour notre pays, en termes de responsabilité internationale, risquent d'être historiques.
En 1973, le choix industriel du nucléaire pouvait paraître défendable : la question des déchets et du démantèlement était mal connue et Tchernobyl ne s'était pas produit. Aujourd'hui, les impasses du nucléaire, le coût du démantèlement et les risques sont non seulement connus mais accrus en raison du vieillissement des centrales, de la privatisation, qui ne peut que privilégier la rentabilité au détriment de la sécurité. Mais, surtout, la problématique industrielle n'a plus rien à voir.
L'heure du grand retour du nucléaire dans le monde n'a pas sonné. Les pays industrialisés ne choisissent pas le nucléaire, et si certains envisagent de construire quelques réacteurs, ceux-ci ne compensent même pas ceux qui sont fermés. Le plan Obama ne consacre rien au nucléaire, abandonné depuis de longues années aux Etats-Unis pour cause de non-rentabilité. Au contraire, les investissements dans les énergies renouvelables à l'échelle planétaire ont explosé en 2008 et l'importance des relances vertes en Chine, aux Etats-Unis ou en Corée du Sud (plus de 400 milliards de dollars, soit 283,8 milliards d'euros) démontre la montée en puissance industrielle.
Pour la première fois dans l'Histoire, l'Europe comme les Etats-Unis ont ajouté davantage de capacités de production d'énergies renouvelables en 2008 que de capacités d'énergies classiques. La production d'énergies renouvelables a atteint 280 GW, l'équivalent de trois fois le nucléaire américain. Au total, les investissements dans les énergies renouvelables ont atteint 120 milliards de dollars (+ 16 %) en 2008 et les capacités éoliennes installées 121 GWh, soit la capacité de 100 réacteurs nucléaires (+ 29 %). Le solaire photovoltaïque raccordé au réseau électrique a bondi de 70 % et la production mondiale de cellules photovoltaïques a presque doublé, avec une hausse de 90 % en 2008.
Quant à l'argument selon lequel les énergies renouvelables ne pourraient qu'être subsidiaires, il est purement et simplement faux. Par exemple, l'Australie a annoncé un objectif de 45 térawattheure (TW) d'énergies renouvelables d'ici à 2020. Le Brésil veut accroître la part des énergies renouvelables dans les énergies primaires, où elles représentaient déjà 46 % en 2007. L'Inde vise l'équivalent de 14 centrales nucléaires en nouvelles capacités de renouvelables pour 2012 ; le Japon projette 14 GW de solaire photovoltaïque d'ici à 2020 et 53 GW pour 2030. Les projets de centrales thermosolaires, qui permettent une production massive d'électricité, se multiplient de 250 MW pour les plus petites à 850 MW en Californie et 1 GW en Inde.
Dès lors, le risque avec le choix fait par le gouvernement est triple : industriel, financier, politique.
1 - Industriel : anéantir l'industrie française du renouvelable et de l'efficacité énergétique, qui ne demanderait qu'à se développer, et, du même coup, nous priver du seul domaine de réindustrialisation solide de la France et de création d'emplois. Le même euro dépensé crée 15 fois plus d'emplois dans le renouvelable que dans la filière nucléaire. Il est illusoire de penser que nous développerons simultanément un grand plan de relance du nucléaire et une industrie des énergies renouvelables.
C'est financièrement insoutenable et le modèle ne fonctionne pas : trop d'électricité nucléaire à consommer conduit à réduire les efforts d'efficacité énergétique et à voir EDF refuser de supporter les obligations de rachat à un prix correct de l'électricité issue des énergies renouvelables (EnR). Faute de la politique suivie par les pouvoirs publics, nous ne disposons pas de leader mondial, ni même européen, dans ces secteurs et nous n'en aurons pas si nous ne commençons pas par le marché intérieur.
2 - Financier : imaginer que nos voisins vont se ruer sur l'électricité nucléaire, rien n'est moins sûr. L'électricité verte est encouragée et préférée par les consommateurs, et le pari de vendre plus d'électricité à l'export se heurte, d'une part, aux politiques de réduction de la consommation énergétique (objectif de 20 % d'augmentation de l'efficacité énergétique), et, d'autre part, aux efforts énormes faits par nos voisins pour augmenter leur potentiel d'EnR.
Dès lors, le risque d'échec commercial est considérable, qui vient accentuer une situation financière déjà très fragile du secteur nucléaire ; Areva a un besoin de financement de 11 milliards d'euros, sans compter l'épée de Damoclès que constitue le réacteur EPR de Finlande (dont, au passage, les critiques très sévères faites par les Finlandais sur la conception et la réalisation de l'EPR font frémir), et EDF est dans une situation financière que certains jugent préoccupante. Mais le but n'est-il pas de rendre inévitable la privatisation de tout le secteur pour permettre à des financiers ou à de grandes entreprises comme Bouygues de mettre la main sur les investissements faits de longue date par les citoyens français, rachetant des actions d'entreprises endettées ?
3 - Politique : enfin, et peut-être surtout, ce choix conduit notre pays à se transformer en VRP du nucléaire, en direction de préférence des pays les moins recommandables, dans la mesure où les clients habituels ne sont plus acheteurs. Ce faisant, nous prenons un risque majeur pour la planète entière en termes de Tchernobyl à répétition et de dissémination de produits radioactifs, sans parler des risques de répétition de situations à l'iranienne ou à l'irakienne dans des pays peu stables.
Dès lors, ce choix, qui n'a pas été discuté puisqu'il a été sorti du Grenelle, qui n'a fait l'objet d'aucune évaluation, notamment au regard de l'intérêt des énergies renouvelables, risque d'être un véritable boulet pour l'économie française et de se transformer en erreur historique dont les seuls bénéficiaires pourraient être quelques entreprises en cour, qui pourront élargir leur gamme de produits énergétiques à bon compte."
Voir aussi sur le même thème, un point de vue dans la tribune du 27 janvier.
10:05 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, nucléaire, énergie, areva, fillon, le monde
dimanche, 14 décembre 2008
Fiscalité verte : l'accord européen est-il un succès ?
L'accord européen autour du "paquet climat énergie", conclu rapidement avant la présidence tchèque, permet à notre président de se féliciter d'un accord de plus.
Mais il risque de ne pas améliorer la vie des européens ni à résoudre les problèmes de pollution. Pourquoi ?
Passons sur les concessions faites en terme de délai, notamment pour la Pologne.
Ce qui est le plus gênant, c'est que l'on poursuit dans la voie du "marché du CO2", qui oblige à "payer pour polluer" et permet de "gagner en ne polluant pas". Si le principe est séduisant car il permet de concentrer mécaniquement les investissements pour moins polluer là où c'est le plus rentable, il a deux limites qui me semblent bloquantes :
- le prix du CO2 n'est pas fixe, ce qui rend difficile la décision d'un investissement pour moins polluer, qui relève plus de la spéculation sur le cours du CO2
- mais surtout, mis en oeuvre uniquement en Europe, il défavorise la production en Europe et risque d'accélerer les délocalisations des productions polluantes vers des pays aux législations plus souples.
Mais alors, quelle autre solution ? Une autre façon de procéder, peut-être plus compliquée, serait de taxer la consommation et non la production. C'est à dire taxer les produits à la consommation en fonction de deux facteurs :
- la pollution générée par leur production et transport
- l'écart social entre pays de production et pays de consommation
En déportant ainsi une parties des taxes du travail vers la consommation, ceci permet de taxer uniformément les produits d'importation et les produits fabriqués localement (courbe ci-contre).
C'est en fait l'idée de TVA sociale, mais pourvue de critères environnementaux pour en calculer le montant, produit par produit. La TVA sociale avait été soutenue à une époque par des gens de la gauche et de la droite mais avait été tuée par le PS pendant la campagne présidentielle, le mot "TVA" signifiant dans leur idéologie préformattée "inégalité" (alors que bon sang, qu'on taxe le travail via les charges ou qu'on taxe la consommation, au bout du compte ça se retrouve dans le prix de vente, même si je caricature un peu...)
17:28 Publié dans Economie, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : co2, marché du co2, europe
samedi, 13 décembre 2008
Noël sans OGM ?
Les produits OGM sont étiquettés comme tel dans les magasins. Mais pas les produits utilisant de la viande nourrie aux OGM. Geeenpeace a ainsi établi un guide qui permet de s'y retrouver : ici
A le lire, c'est surtout pour les desserts que ça va être dur !
09:12 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, noel, greenpeace
La peste soit des pesticides !
Des médecins et nutritionistes le disent depuis longtemps mais cela restait confidentiel : les pesticides que l'on retrouve dans les aliments pourraient être à l'origine de cancers et autres maladies de parkinson : soit pour ceux qui les manipulent (les agriculteurs au premier chef), soit pour ceux qui les mangent (tout le monde).
Des nutritionnistes recommandent surtout de faire manger bio aux enfants de 0 à 3 ans. Monsieur le Maire, quand est-ce que les enfants de nos crèches mangeront enfin du Bio, au moins partiellement, comme prévu dans votre proposition n°6 de la campagne muncipale : "Élaborer une charte du développement durable et de l'écoresponsabilité pour toutes les activités municipales (parc automobile à énergie propre, utilisation d'aliments « bio » pour les repas…)" ?
Et pour les adultes, c'est pire : le vin, l'un de nos produits nationaux, serait le plus contaminé : car la culture du raisin, qui représente 3% des terres, consomme 20% des produits phytosanitaires ! On retrouve ainsi parfois des doses de pesticides atteignants plus de 5000 fois la dose autorisée dans l'eau du robinet : mais c 'est légal, car les seuils pour le vin ne sont pas aussi stricts que pour l'eau.
Alors l'alcool tue, peut-être, mais pas seulement à cause de l'alcool ? Chacun est juge. Personnellement, j'essaie de consommer du vin bio depuis quelques temps.
Source : nouvel obs
08:55 Publié dans Environnement, Les 100 Projets de Baguet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, pesticides, vin, cancer, parkinson
mardi, 18 novembre 2008
Pour l'amour de l'eau
Emission sur Arte ce soir mardi : "pour l'amour de l'eau" : "l'eau représente désormais la troisième industrie mondiale après le pétrole et l'électricité, mais son caractère vital et sa raréfaction accélérée vont en faire, à court terme, la première ressource potentielle de profits à la surface du globe. Durant trois ans, des Etats-Unis à l'Afrique du Sud en passant par le Rajasthan et la Bolivie, Irena Salina a interrogé scientifiques, militants écologistes, porte-parole d'entreprises ou simples citoyens, et dressé un constat alarmant. Dans les bidonvilles des pays pauvres, la privatisation des réseaux, encouragée par la Banque mondiale - au profit des multinationales françaises Vivendi et Suez, et britannique Thames Water - exclut un nombre croissant d'habitants, incapables de payer des factures qui ont augmenté brutalement."
Une phrase m'a marqué : "on a voulu faire passer l'eau dans des tuyaux, la filtrer, etc. On se rend compte que ce que faisait nos ancêtres, à savoir récupérer l'eau de pluie directement, n'était pas si mal".
J'ajouterai que le reportage épingle également le FMI, qui sous la direction de Michel Camdessus a promu cette privatisation de l'eau par exemple en Amérique du Sud.
On ressort de ce reportage avec une envie de ne plus acheter de coca et de produits Nestlé, et on a un peu honte d'être Français quand on entend l'hypocrisie des dirigeants de Vivendi et Suez, qui disent faire le bien de la planète alors qu'ils dégradent la vie des gens.
Là encore, on peut douter de l'indépendance entre les décideurs (banque mondiale, FMI, dirigeant des pays pauvres) qui ont promus les politiques mises en oeuvre et les entreprises :
- Deux conseillers de Michel Camdessus alors qu'il dirigeait le FMI, étaient d'ailleurs des dirigeants de Vivendi et Suez : vous avez dit indépendance du pouvoir politique et du marché ? (*)
- Le reportage mentionne de nombreuses corruptions des dirigeants des pays pauvres qui signent des concessions de gestion de l'eau avec les compagnies pour des durées presque séculaires et à des prix ridicules.
La solution est une fois encore, plus de démocratie, une indépendance du politique et de l'économique, des contre-pouvoirs.
22:24 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, vivendi, suez, fmi, banque mondiale
vendredi, 24 octobre 2008
Un maillot de bain pour Chirac !
Ca y est ! Des pêcheurs viennent de pêcher des saumons dans la Seine, non loin de Paris.
Un indice qui montre que la qualité de l'eau s'améliore, même si l'histoire ne dit pas si ces saumons sont comestibles.
Mais sans doute l'eau est elle assez propre pour le bain jadis promis, en 1977 ? Chirac, à la flotte !
09:09 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chirac, seine, flotte, saumon











