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samedi, 18 mars 2017

L'arroseur arrosé

hamon.jpgSi on peut créditer à Hamon le fait de connaître au moins un peu ses dossiers, je ne vais pas bouder mon plaisir à voir l'ex-frondeur qui a manigancé des motions de censure contre le gouvernement de son camp, être victime aujourd'hui par effet boomerang de la désaffection de beaucoup de ceux qui étaient restés fidèles au gouvernement.

Car en effet, si on peut comprendre que l'électorat des primaires de la gauche (surtout les jeunes, bobos, citadins) ait été manipulé par ce frondeur, les élus, eux, l'ont toujours en travers de la gorge, et ce d'autant plus que la politique de la 2è partie du quinquennat commence à porter ses fruits (voir par exemple ici)

Vivement donc que le PS se recompose et qu'on en finisse : 

  • que les socio-démocrates et socio-libéraux le quitte définitivement pour rejoindre Macron et Bayrou.
  • et que les autres se regroupent avec Mélenchon pour faire une gauche de la gauche cohérente (qui ne gouvernera jamais mais sera une opposition utile)

Laissant Hamon seul avec lui-même et ses quelques potes. Bien fait pour lui.


 

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samedi, 03 décembre 2016

Présidentielles 2017

La non-candidature de Hollande peut être vue, naturellement, comme une conséquence d'une faible popularité.

Mais on peut aussi y voir plus machiavélique.

Depuis plusieurs années, certains rêvent d'une scission du PS, tiraillé qu'il est entre son aile gauche et son aile droite.

  • Une aile gauche qui pourrait se rallier à Mélenchon
  • Une aile droite qui pourrait se rallier à Bayrou et/ou Macron aujourd'hui.

Ces deux nouveaux mouvements auraient des lignes et des valeurs bien plus cohérentes.

La sélection de Fillon clairement à droite faciliterait encore cette opération, en donnant de l'espace à Macron/Bayrou.

Les événements, donc, s'y prêtent plus que jamais.

Alors, si tout cela était plus ou moins prémédité depuis le début du mandat de Hollande ?

Reste à voir si Bayrou va, comme entre les 2 tours e 2007, rester dans sa voiture en bas de l'appartement de Macron/Royale.

 

 

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mardi, 24 mai 2016

Loi travail

1) L'utilisation du 49-3 serait "anti démocratique"

  • Si la droite n'était pas aussi politicienne, une partie au moins soutiendrait le texte
  • Si les "frondeurs" du PS étaient un peu disciplinés et comprenaient l'économie, ils soutiendraient le texte, même imparfait

Donc virtuellement, il y a une majorité "off" pour le texte, mais qui ne veut pas sortir du bois, car c'est une loi impopulaire. L'utilisation du 49-3 permet en fait de prendre une décision que certains n'osent pas soutenir par calcul policiticien.

2) La CGT et les syndicats lycéens manipulent les foules et prennent le pays en otage

  • Mais que viennent faire des lycéens et étudiants pour manifester contre une "loi travail" qui est plutôt à leur avantage, sans parler du fait que les étudiants ne sont pas les mieux placés pour connaître le monde du travail...
  • Le fond du problème : la loi affaiblira fortement les syndicats "nationaux" en donnant plus de pouvoir aux discussions locales: or la pratique le montre bien, c'est localement que l'ont peut trouver des bons accords et avoir une vision plus constructives du dialogue social, moins politisée qu'au niveau national. Cela permettra aussi d'améliorer la représentativité des syndicats, car si les représentants de leur entreprise ont un pouvoir de négociation plus important les salariés seront plus enclins à voter voire se syndiquer.
    Rien que pour cela, la loi travail doit être votée. Elle permettra de réduire le pouvoir des grandes "centrales" syndicales politisées qui polluent le dialogue social depuis des années, et assurent des rentes administratives à certains.

Plutôt que des manifs anti-flics, ce sont des manifs anti-CGT/FO et anti-UNEF dont notre pays aurait besoin... 

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jeudi, 13 novembre 2014

Charlot est-il Français ? (suite) : OUI !

La parole de François Hollande ne veut vraiment plus rien dire.

1. Annonces :

* la stabilité fiscale, importante pour les entreprises

* Il n'y aura pas de nouvel impôt en 2015

2. Réalité :

* augmentation des taxes en 2015 pour les entreprises et le secteur financier, pour gagner 3,5 milliards.

C'est marrant hier soir je regardais une émission sur les péages autoroutiers : le montant des péages permet aux entreprises exploitantes de faire 1,25 milliards de bénéfices, 20 à 25% de leur chiffre d'affaire. Des taux dignes de LVMH, mais dans le secteur du BTP.  Ce bénéfice s'il revenait à l'Etat, comblerait 1/3 des 3,5 milliards.

Conclusions :

* il faudra virer Hollande et le PS en 2017, empêcher le retour de Sarko, empêcher l'arrivée de Le Pen. Que restera-il ?

* Ceux qui ont signé les contrats de concession autoroutières sont vraiment nuls de ne pas avoir mis une clause de partage équitable du risque et des profits.

* je vais prendre le train pour aller en vacances de Noël, ou les nationales non payantes : hors de question d'engraisser les actionnaires de Vinci & co en prenant l'autoroute (si encore ça revenait à l'Etat...). Boycottons les autoroutes autant que possible !

 

 

 

 

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lundi, 04 août 2014

Charlot est-il français ?

 

charlot chute.jpg

Je viens de lire encore un article indiquant que la France n'atteindra probablement pas ses objectifs de réduction des déficits.

Ceci m'inspire la réflexion suivante: le problème de manque de confiance en soi des Français que Manuel Valls et/ou François Hollande pointaient récemment du doigt ne vient-il pas du fait que depuis des décennies, la France n'a jamais tenu sa parole vis à vis de l'Europe sur la tenue des déficits?

Comment peut-on ne pas se sentir nuls collectivement ? Que vaut la parole de la France? 

On peut être prêt à des sacrifices si c'est pour atteindre un objectif, et que ça marche: mais le problème c'est qu'on a demandé des efforts au Français pour un objectif de réduction des déficits, et maintenant on commence à entendre des discours comme quoi on n'atteindrait pas les objectifs ? Réduisons encore plus les dépenses, augmentons les efforts sur la grande fraude fiscale, mais tenons parole, au moins une fois, que la France et les Français retrouvent un minimum de dignité au sein de l'Europe et qu'on arrête de passer pour des charlots ! Ou alors sortons de l'Europe (ce que je ne souhaite pas)

 

23:32 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hollande, france, déficit, crédibilité | |  Facebook

dimanche, 27 juillet 2014

Réforme territoriale : les propos tendancieux de Mediapart

Je ne suis pas abonné à Médiapart, mais récemment je me suis fait offrir un article par une relation.

Cet article, d'un certain Yannick Sanchez, titre : "La réforme territoriale dresse une France des Régions plus inégalitaires".

Et sous-titre : "Mediapart fait le point sur plusieurs indicateurs tels que le chômage, le PIB ou encore la structure de la démographie, qui montrent que l'impact de la réforme territoriale sera de concentrer davantage les richesses dans quelques Régions au détriment d'autres, isolées"

Je m'attend donc à trouver des explications dans le texte, des chiffres comparant "AVANT" et "APRES" la réforme : que nenni. L'auteur se contente d'affirmer des conclusions comme "plusieurs indicateurs montrent que l'un des impacts de la réforme territoriale sera le creusement des inégalités entre les Régions", mais malheureusement les chiffres, courbes et histogrammes que l'auteur nous assène ne comportent que des données sur la situation "après la réforme"... Louche : y-aurait-il, au pire tentative de manipulation, au mieux incompétence ?

Résolu à tirer cela au clair, je décide de creuser par moi-même sur 3 données :

  1. le PIB,
  2. la population,
  3. le PIB/habitant (ratio des 2 précédents),

en comparant la situation actuelle à celle "après réforme".

Mais d'abord, un peu de méthode :

1) Comment comparer les inégalités de PIB 

Pour mesurer les inégalités entre régions (par exempte sur leur PIB), il faut pouvoir comparer la dispersion au sein de 2 série de données (les PIB dans les régions AVANT et APRES la réforme). On peut utiliser ce qu'on appelle le "coefficient de variation", qui est le rapport entre l'écart-type et la moyenne. Plus d'explications ici sur wikipedia.

Par exemple :

  • Si j'ai 4 régions  de PIB 1, 2, 3, et 4 le coefficient de variation vaut 0,51.
  • si je regroupe les 2 premières (les plus faibles) et les 2 dernières (les plus élevées), j'obtiens 2 régions de PIB 3 et 7, le coefficient de variation passe à 0,56, il augmente.
  • Si par contre je regroupe 1 et 4 d'une part et 2 et 3 d'autre part, j'obtiens 2 régions de PIB identiques =5 , avec donc un coefficient de variation de 0.

L'avantage aussi est que ce coefficient est le même pour une série comme "1, 2, 3 4" ou "2, 4, 6, 8" : il est indépendant de la moyenne, il ne mesure qu'une dispersion relative... ce qui dans notre cas est particulièrement nécessaire car les nouvelles régions sont "plus grosses" que les actuelles.

2) Quel périmètre considérer ?

Il convient aussi de préciser le périmètre à prendre en compte pour calculer le coefficient de variation : faut-il inclure les DOMTOM et la Corse ? L'Ile de France ? La réforme ne touche ni à la Corse, ni aux DOM TOM, ni à l'Ile de France. J'ai donc pris le parti de faire le calcul de dispersion sur 3 périmètres : 

  • France (donc y compris DOM-TOM et Corse)
  • France métropolitaine (hors Corse et DOM-TOM)
  • France métropolitaine hors Ile de France, qui est une région particulière car très au dessus des autres en terme de PIB, et non modifiée par la réforme.

3) Quelles données sources

Ma source pour avoir les PIB des régions actuelles sera wikipedia, données 2012 (je n'ai pas mieux) : ici 

4) Quels résultats ?

Voici les résultats (cliquer pour agrandir): 

Synthèse regions.png

Et ici avec le détail des hypothèses de données utilisées en terme de regroupements de régions (cliquer pour agrandir).

 

Reforme regionale.png

Que voit-on ?

  • que le coefficient de variation du PIB des régions baisse (entre 20 et 38%  suivant périmètre) : les nouvelles régions sont donc plus homogènes "en PIB" que les actuelles : les inégalités entre régions baissent avec la réforme.
  • que sur le périmètre modifié (métropole hors IDF), les nouvelles régions sont plus homogènes en PIB par habitant puisque le coefficient de variation passe de 0,08 à 0,06.
  • qu'en terme de population, les nouvelles régions sont aussi plus homogènes.

On est donc loin des propos de Monsieur Sanchez de MEDIAPART.

5) Quelles conclusions ?

Je vous laisse conclure par vous-même sur le sérieux des propos de M. Sanchez de Mediapart et de son article prétendument "factuel", montrant force courbes et graphes. 

14:11 Publié dans Gouvernance, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : régions, réforme, pib | |  Facebook

mercredi, 23 juillet 2014

CO2 et bonus/malus

Est-il normal que le bonus/malus automobile ne prenne en compte que le CO2, qui est finalement le seul gaz d'échappement non directement polluant ?  En effet le CO2 n'est pas vraiment polluant, c'est son effet sur le réchauffement climatique qui est considéré comme néfaste.

C'est ce CO2 qui a guidé la mise en place du bonus/malus.

Mais quid des autres polluants ? Chaque année, on nous parle de milliers de morts liés à la pollution par les particules fines, par les NOx, et les COV (voir à ce sujet un article précédent sur les différents polluants) : pourquoi le bonus/malus ne les prend-il pas en compte ? Mais d'abord, est-il vrai qu'il ne les prend pas compte ? 

Les partisans du bonus/malus arguent que si on baisse le CO2, on baisse la consommation, et donc on baisse aussi les autres polluants? 

C'est FAUX  : il suffit de comparer les polluants de diverses voitures, à taux d'émission de CO2 identique, pour voir que ce n'est pas proportionnel. Pour cela, le site de l'ADEME propose désormais les données pour quasiment tous les modèles. Mais contentons nous pour l'exemple de comparer la version essence et diesel d'un modèle: la Mégane Renault. On y voit que les véhicules diesel polluent en NOx bien plus que les essence, le lecteur pourra vérifier par lui-même.

Peut être qu'en réduisant la consommation des voitures diesel, on a réduit les émissions polluantes des diesels, mais en ne regardant que le CO2, on a favorisé l'achats de moteurs diesel qui émettent plus de polluants nocifs directement que les moteur à essence : NOx, particules notamment.

J'ai pu voir la différence de qualité de l'air à Tokyo, qui a interdit la circulation des voitures particulières diesel dans la ville : outre le gain en bruit, on voit aussi la différence en qualité de l'air.

02:54 Publié dans Economie, Environnement, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : co2, automobile, diesel, pollution, particules, nox, pm10, pm2.5 | |  Facebook