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samedi, 01 novembre 2008

La crise sonne la fin de l'ultra-libéralisme

Dans un interview au Monde, Michel Rocard indique que pour lui, la crise ne sonne pas la fin du libéralisme, mais la fin de l'ultra-libéralisme.

Il plaide entre autres pour une meilleure régulation des monnaies à l'échelle mondiale.

Contrairement à ce qu'a fait le PS, il indique qu'il aurait "naturellement" voté pour le plan de soutien aux Banques de N. Sarkozy.

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jeudi, 23 octobre 2008

Capitalisme, & humanisme

schutz_anton_joseph_labourseparis.jpgQu'est ce qui fait le cours d'une action en bourse ? Beaucoup de choses, plus ou moins compréhensibles à mon échelle. Mais à la base, il y a me semble-t-il deux phénomènes.

Premier phénomène. Si une entreprise dit "achetez mes actions, je vous donnerai un bénéfice de 6€ par action", et que vous estimez qu'elle va tenir parole avec 40% de chances, combien êtes vous prêts à acheter cette action, si par ailleurs pour avoir 4€ sans risques, vous devez placer 100€ sur votre livret A (hypothèse d'un taux à 4%) ? Il y a des chances que vous soyez prêts à mettre 6€/4% * 40%, soit 60€, grand maximum. Dans ce cas, votre raisonnement est un raisonnement d'investisseurs/entrepreneur, qui pour établir sa confiance dans ce que lui annonce les dirigeants de l'entreprise, se renseigne un peu sur le secteur de marché, l'entreprise, sa stratégie, etc... Bref c'est l'esprit d'un capitalisme entreprenarial. Et si le cours de l'action baisse ou monte, peu vous importe, tant que vous pensez pouvoir toucher vos 4€ par an et par action en moyenne sur du long terme, et que vous croyez au projet de cette entreprise.

Deuxième phénomène. Si vous allez un cran plus loin, et que vous vous dites : "aujourd'hui, l'action est valorisée à 60€ car l'entreprise a annoncée 6€ par action et que les gens estiment la probabilité d'atteinte du résultat à 40% (les agences de notation qui font un peu la loi, parlent d'un "coefficient beta" qui revient un peu au même), mais moi je pense que l'entreprise dans le futur va annoncer encore mieux (par exemple 12€ par action) car le contexte va évoluer, ou que tout simplement la confiance générale des investisseurs va augmenter. Et finalement l'action va se valoriser à 120€ et je pourrai donc la revendre en faisant un bénéfice maximum. D'ailleurs, y qu'à voir ça fait déjà 10 jours qu'elle monte de 1% par jour" : alors vous êtes plus dans la spéculation car votre raisonnement ne se fait plus sur le résultat de l'entreprise mais sur l'idée qu'ont ou qu'auront les autres investisseurs des futurs résultats de l'entreprise, et que vous vous placez vraisemblablement dans une optique plus court terme.

Le monde financier est allé trop loin dans cette voie. Je ne suis pas un expert, et l'idée peut facilement être taxée de simpliste et naïve : mais il faudrait réussir à revenir un peu vers la première approche, et surtout : mettre l'Homme au centre des décisions. Passer du CAPITALisme à l'HUMANisme. Car sinon on risque de revenir au SOCIALisme, qui met l'ETAT au coeur de tout, et qui a montré son inefficacité.

 

17:49 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bourse, spéculation, investissement, humanisme | |  Facebook

vendredi, 10 octobre 2008

EDF s'allie aux constructeurs automobiles français

La sphère économique continue à s'effondrer. L'immobilier commence à sérieusement baisser, mettant de nombreux particuliers ayant souscrit des prêts relais en difficulté. Les actions de nombreux groupes industriels s'effondrent à raison de 10% par jour, ouvrant peut être des opportunités de rachats par les groupes (peu nombreux) qui en ont les moyens.

renault-edf.pngAu milieu de ce chaos, l'industrie tente de continuer à préparer l'avenir. C'est ainsi que PSA et Renault ont tous deux annoncé un partenariat avec EDF, avec des objectifs pourtant légèrement différents :

  • côté PSA "favoriser le développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables"
  • côté Renault "créer un système de transport individuel à zéro émission sur une grande échelle". Renault a d'ailleurs annoncé récemment que le site de Flins (région parisienne) construirait d'ici 2011/2012 un véhicule électrique, tandis que le site de Sandouville qui fait l'actualité sociale s'est vu affecté un véhicule utilitaire pour 2012, ce qui garantit sa pérennité, d'autant plus que la marché du véhicule utilitaire est moins cyclique que la marché du véhicule particulier.

Cependant à lire de nombreux articles sur la situation économique, je suis surpris d'une chose : pourquoi toue le monde critique les décisions des uns et des autres, mais personne n'envisage un espèce de sursaut national, consistant à privilégier l'achat de produits "made in France" ?

21:52 Publié dans Economie, Environnement, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : renault, psa, edf, automobile, véhicule électrique, co2 | |  Facebook

dimanche, 05 octobre 2008

Bilan social du système capitaliste mondial : mitigé

Le système économique capitaliste a permis une croissance mondiale continue depuis plus d’un siècle. La crise actuelle semble montrer qu’économiquement et financièrement, il en est arrivé à des dérives dangereuses. Mais prenons un peu de recul sur plus d’un siècle et regardons le bilan social de ce système, avec deux indicateurs : la grande pauvreté, les inégalités. Les résultats sont partagés.

 

 

La grande pauvreté diminue…

 

 

Les mesures que l’on trouve sur l’évolution de la grande pauvreté montrent qu’elle recule depuis les années 1980, comme le montre le graphe ci-dessous.

 

pauvreté.png

 

 

Entre 1980 et 2000, le nombre d’habitants vivant avec moins de 1$ par jour (en millions) à baissé, passant de 1,4 milliards à 1,2 milliards, grâce notamment au développement de l’Asie. En pourcentage de la population, la réduction est encore plus importante : de 35% elle est passée à 20%. Le modèle économique actuel, en permettant le développement des pays d'Asie notamment, a permis à ce continent de réduire sa grande pauvreté. On ne peut nier cette qualité au système actuel. En celà, il faut se dire aussi que parfois, les délocalisation qui créent du chômage en France ou ailleurs permettent à des Indiens de se développer et de sortir de la grande pauvreté... et que donc tout n'est pas si simple...

 

 

… Mais les inégalités augmentent toujours

 

Concernant les inégalités : dans une publication de l’IFRI, on trouve quelques éléments qui tentent de mesurer l’évolution des inégalités dans le monde. On y trouve un graphique, qui si on lui accorde le crédit de l’exactitude, est assez éloquent :

inégalités.png

 

On distingue les inégalités internationales (entre les pays) et les inégalités internes (au sein des pays). La courbe montre :

  1. que les inégalités internationales se sont principalement creusées entre 1850 et 1950, et se sont presque stabilisées depuis, même si elles continuent à croître.
  2. que les inégalités internes, qui avaient décru depuis 1900, ont recommencé à croître légèrement depuis 1970.

yacht.pngAu global, les inégalités n’ont cessé de croître dans le Monde depuis 1820 en tout cas, même si elles se sont stabilisées dans la première moitié du 20è avant de repartir à la hausse à partir de 1950. Ce que le graphe ne montre pas, c’est le détail par continent ; en fait les inégalités internes ont diminué en Asie, n’ont pas diminué en Amérique latine ni en Afrique, mais ont augmenté en Europe. Ce qui explique sans doute le malaise : on voit plus les inégalités par rapport à son voisin que par rapport à son homologue du bout du monde.

 

 

La mondialisation, la libéralisation des échanges n’a donc pas réussi jusqu’à présent à réduire de faon significative les inégalités. Si le taux de très pauvres diminue, l’écart se creuse malgré tout entre pays pauvres et riches, et depuis 1950 il se creuse aussi entre pauvres et riches d’un même pays. Le modèle économique actuel ne peut donc pas constituer un modèle social et humaniste, sauf à croire qu'il s'agit d'une étape difficile et transitoire, celle de la mondialisationLa crise actuelle, sans doute due à des dérives initiées dans les années 1980, ne fait que le confirmer.

 

Sans prôner la révolution, il semble évident que des ajustements, et notamment un peu plus de régulation par les Etats, semble plus qu'indispensable. La crise actuelle est une opportunité : il faut que les moyens injectés par les Etats servent aussi à revoir les règles qui régissent le système, pour qu'il ne reparte plus "comme avant".

 

 

source : publication de l'IFRI

21:06 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mondialisation, pauvreté, inégalités | |  Facebook

mercredi, 10 septembre 2008

Bush bientôt communiste ?

Après la nationalisation de 2 fonds hypothécaires (Fannie Mae et Freddie Mac) pour limiter la casse liée à la crise des Subprime, l'administration Bush vien de franchir un nouveau pas, en annulant l'appel d'offre pour les ravitailleurs de l'US Army, gagné par EADS-Northrop Grumman (Airbus). Raison : probablement pour permettre à Boeing de revenir dans la course : le libéralisme et la concurrence, c'est bien, mais seulement si on est sûr de gagner...

Un (nouveau) bel exemple de la "cohérence" entre la théorie et le pratique.

McCain va-t-il proposer de nationaliser Microsoft, Google et Yahoo ?

source : lepoint.fr

 

20:47 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

samedi, 23 août 2008

Le temps de l'économie durable est arrivé

Dans le quotidien le Monde daté samedi 23/8, Corinne Lepage, vice-présidente du Modem, écrit :

En matière économique, la méthode Coué n'a guère d'efficacité. La récession à laquelle nous devons faire face devrait être l'occasion de mettre en place une révolution économique comparable à celle qu'a pu être, au moment de la crise de 1929, le New Deal. Certes, on pourrait objecter que ce n'est pas dans les périodes de récession que l'on peut changer les orientations, puisqu'il faut au contraire tout faire pour relancer la croissance, et par voie de conséquence privilégier les secteurs industriels traditionnels qui sont les plus conséquents en termes d'emplois. Mais c'est précisément parce que nous sommes dans une récession dont l'origine est due aux comportements " anti-durables " des acteurs économiques (" anti-durable " étant compris comme l'antithèse de ce qu'une démarche globale et intégrant le long terme aurait induit) que le moment est venu de faire notre révolution.

Révolution énergétique d'abord, en tournant délibérément le dos à la société du pétrole. Cela implique d'employer toute notre capacité à continuer de réduire notre utilisation pétrolière, même si le prix du baril baisse. Rappelons que les ressources des sociétés et des Etats pétroliers n'ont jamais été aussi élevées, ce qui permet à ces derniers et à leurs fonds souverains de racheter à bas prix des pans entiers de l'économie occidentale.

Les comportements des consommateurs ont commencé à changer. J'ose espérer que les arbitrages budgétaires pour 2009 continueront à les encourager dans cette voie, non seulement par le système du bonus-malus (puisque le bonus a un effet incitatif en termes d'achat, ce qui n'est pas négligeable en période de récession économique), mais également par la généralisation des plans de déplacements, par la systématisation du covoiturage, par une véritable impulsion donnée aux transports collectifs et aux déplacements doux. Toutes les conséquences doivent en être tirées, notamment l'abandon de toute nouvelle voirie autoroutière, pour transférer les crédits correspondants sur le transport collectif.

Il faut également un changement complet de politique en termes d'aménagement du territoire pour rapprocher le domicile du travail, et favoriser les politiques de relocalisation que l'augmentation massive du coût de transport va enfin permettre. Le rapprochement des lieux de production des bassins de consommation va être rendu possible par un transport qui paiera la réalité de son coût et de son énergie. La réduction de notre dépendance énergétique passe bien sûr par une réduction massive de notre consommation énergétique indépendamment du transport. C'est l'occasion d'orienter les dépenses réduites des ménages et des entreprises non pas vers la consommation courante et inutile, mais vers des investissements générateurs d'économies pour les ménages et la collectivité.

C'est une véritable reconversion industrielle qui apparaît nécessaire pour rendre possible un développement durable individuel et collectif. Cela veut dire aussi sortir de cette contradiction totale entre la publicité (au sens traditionnel ou au sens politique du terme) en faveur du " toujours plus " et la conscience de plus en plus répandue de l'impossibilité du " toujours plus ". Le développement doit être sobre, c'est-à-dire offrir moins de produits et davantage de services.

Révolution alimentaire, également, en tournant le dos aux politiques suicidaires poursuivies dans les pays du Nord et du Sud. Celles-ci conduisent à une crise alimentaire dans les pays du Sud que les bonnes récoltes de 2008 ne suffiront pas à résoudre, à un renchérissement massif de l'alimentation dans les pays du Nord qui ne profite guère à l'immense majorité des agriculteurs et qui a conduit à une pollution pour des décennies des sols, des sous-sols et des eaux, notamment en France.

Même des organismes favorables à l'agriculture intensive, comme l'Institut national de la recherche agronomique, reconnaissent que le moment est venu de changer de politique : relancer l'agriculture vivrière dans les pays du Sud, abandonner des cultures déraisonnables compte tenu de leurs besoins en eau dans les pays secs, généraliser le système des Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne afin d' améliorer la qualité de vie des producteurs comme celle des consommateurs, utiliser la science, développer massivement les techniques de l'agriculture biologique et intégrée, réduire dans les villes du Nord la part carnée de l'alimentation au bénéfice des calories végétales.

Le renchérissement du coût de la vie et une meilleure information en termes de santé permettent aux consommateurs des pays riches de changer leur comportement. La crise alimentaire mondiale rend obligatoire pour les pays du Sud un changement de stratégie auquel tous les responsables des choix tragiques d'hier les invitent !

Révolution financière enfin, en sortant de la tragédie de l'immédiateté et de la cupidité qui veulent ignorer les conséquences à long terme, ignorance rendue d'autant plus facile que les conséquences en termes individuels apparaissent en règle générale inexistantes. Il est plus que temps que la pierre angulaire du libéralisme, c'est-à-dire la responsabilité, reprenne ses lettres de noblesse. Cela signifie que tout acteur économique ne serait plus assuré comme aujourd'hui de son impunité, voire de ses " parachutes dorés " en cas d'échec. Il serait au contraire assuré de sa responsabilité personnelle, ce qui impliquerait la prise en compte du long terme. De même, il est plus que temps de sortir d'un hyper-capitalisme financier qui tue l'économie réelle et se moque comme d'une guigne du long terme. C'est précisément en réintroduisant l'avenir dans les mécanismes financiers et dans les contrôles, qu'il s'agisse des règles prudentielles ou des limitations qui vont apparaître comme indispensables dans la liberté dont jouissent les fonds souverains par exemple, qu'une économie durable pourra se mettre en place.

En réalité, ce à quoi la récession nous appelle est une révolution des valeurs. L'effacement de l'avenir dans nos sociétés, qui se traduit notamment par une hyper-matérialité, une valorisation extrême du court terme, voire de l'immédiat, est la cause de nos maux. Nous n'avons plus le choix d'un changement de paradigme. L'économie durable est le seul remède qui permettra à la planète à la fois de répondre aux limites physiques que rencontre la croissance et à la nécessité de permettre un développement harmonieux et plus solidaire de nos générations. 

jeudi, 31 juillet 2008

Plan Renault

5 à 6000 suppressions d'emploi en France, dont 1000 à l'usine de Sandouville liés au passage à 1 équipe (2 actuellement). C'est l'estimation du nombre de départs volontaires induits par les mesures annoncées la semaine dernière par Carlos Ghosn, PDG de Renault.

Celui-ci a annoncé qu'il n'atteindrait probablement pas le dernier des 3 objectifs de son "contrat 2009", à savoir +800 000 véhicules vendus/an, et ce en raison principalement de problèmes de production en Iran et de la chute du marché Européen, Espagne et Italie en tête.

Les deux premiers objectifs (qualité de la Laguna dans le top 3, marge opérationnelle de 6%) sont toujours d'actualité pour 2009, mais une économie de l'ordre de 350M€ serait nécessaire pour atteindre 6% de marge opérationnelle en 2009.

Pour un chiffre d'affaire de l'ordre de 40 milliards d'euros, l'ojectif de 6% de marge opérationnelle représente 2,4 milliards d'euros. Peut-on proposer le départ de 5000 personnes pour économiser 350M€ et faire passer une marge opérationnelle de 2,05 à 2,4 milliards d'euros, surtout quand on dit qu'il s'agit de traverser une "tempête passagère" ? Tout celà pour respecter un engagement pris il y a un peu plus de 2 ans et pour devenir "le constructeur généraliste le plus rentable" ? On peut se poser la question, même s'il faut relativiser car :

  • l'industrie automobile est dans un contexte difficile qui devrait voir des fusions ou rapprochements, et les entreprises qui ne veulent pas se faire racheter se doivent de maintenir une bonne rentabilité pour maintenir une action haute, faute de devenir OPAbles...
  • il s'agit de départs volontaires (en tout cas pour l'instant)

Il est pas contre curieux de lire partout dans la presse que les modèles Renault ne se vendent pas bien, alors que les volumes ont augmenté de +4,3% en 2008 dans un contexte pourtant difficile, même si la Laguna III, dont les qualités sont reconnues, ne se vend pas aussi bien que prévu (60000 vendus en 1 semestre pour un obectif annuel à 160 000), sans doute à cause de la dégradation du segment des grosses berlines notamment due à la prise de conscience environnementale des consommateurs.

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