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mercredi, 17 décembre 2008

Crise : la vision du patron de Fiat

J'évoquais déja cette hypothèse dans une note précédente, des grands patrons du secteur osent désormais le dire publiquement : il y a trop de constructeurs automobiles, trop de modèles, trop d'usines dans le monde.

Ainsi par exemple le patron de Fiat a-t-il été assez précis, dans un entretien lundi avec le magazine spécialisé Automotive News :

"La seule solution est une forte consolidation au sein du secteur. Cela ne peut pas continuer comme dans le passé. L'indépendance n'est pas soutenable. Dans les 24 prochains mois, en ce qui concerne les grands constructeurs, nous allons finir avec un américain, un allemand de taille, un européen-japonais, avec probablement une extension aux Etats-Unis, un au Japon, un en Chine et un autre européen".

Pour le patron de Fiat, le nombre de constructeurs est donc destiné à chuter à six.

Je vous laisse mettre des noms de Groupe industriels ou de marques...  Notons :

  1. Qu'il n'a pas mis d'Indien (Tata) dans les 6, sans doute jugé encore trop en retard.
  2. Qu'il prédit la mort d'un des deux américains les plus mal en point (Chrysler / GM) et le rapprochement de l'autre avec l'Alliance Renault-Nissan.
  3. "Un autre européen" : il y a des rumeurs de rapprochement PSA-Fiat, les deux groupes ayant déjà collaboré dans le véhicule utilitaire.

Comme le disait Albert Jacquard ce soir à la conférence avec Jean Peyrelevade, le monde a une taille finie. Il n'y a aps assez de ressource pour que toute la planète vive au niveau de vie occidental. Je regrette que la conférence n'ait pas été l'occasion aussi de se poser la question de cette finitude sur le plan démographique, un sujet un peu tabou, car tous les raisonnements se basent toujours sur 9 milliards d'habitants en 2050 comme si c'était "inéluctable".

00:11 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : automobile, renault, nissan, fiat, crise | |  Facebook

dimanche, 14 décembre 2008

Fiscalité verte : l'accord européen est-il un succès ?

L'accord européen autour du "paquet climat énergie", conclu rapidement avant la présidence tchèque, permet à notre président de se féliciter d'un accord de plus.

Mais il risque de ne pas améliorer la vie des européens ni à résoudre les problèmes de pollution. Pourquoi ?

Passons sur les concessions faites en terme de délai, notamment pour la Pologne.

Ce qui est le plus gênant, c'est que l'on poursuit dans la voie du "marché du CO2", qui oblige à "payer pour polluer" et permet de "gagner en ne polluant pas". Si le principe est séduisant car il permet de concentrer mécaniquement les investissements pour moins polluer là où c'est le plus rentable, il a deux limites qui me semblent bloquantes :

  1. le prix du CO2 n'est pas fixe, ce qui rend difficile la décision d'un investissement pour moins polluer, qui relève plus de la spéculation sur le cours du CO2
  2. mais surtout, mis en oeuvre uniquement en Europe, il défavorise la production en Europe et risque d'accélerer les délocalisations des productions polluantes vers des pays aux législations plus souples.

Mais alors, quelle autre solution ? Une autre façon de procéder, peut-être plus compliquée, serait de taxer la consommation et non la production. C'est à dire taxer les produits à la consommation en fonction de deux facteurs :

  • la pollution générée par leur production et transport
  • l'écart social entre pays de production et pays de consommation

En déportant ainsi une parties des taxes du travail vers la consommation, ceci permet de taxer uniformément les produits d'importation et les produits fabriqués localement (courbe ci-contre).

pacman.pngC'est en fait l'idée de TVA sociale, mais pourvue de critères environnementaux pour en calculer le montant, produit par produit. La TVA sociale avait été soutenue à une époque par des gens de la gauche et de la droite mais avait été tuée par le PS pendant la campagne présidentielle, le mot "TVA" signifiant dans leur idéologie préformattée "inégalité" (alors que bon sang, qu'on taxe le travail via les charges ou qu'on taxe la consommation, au bout du compte ça se retrouve dans le prix de vente, même si je caricature un peu...)

17:28 Publié dans Economie, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : co2, marché du co2, europe | |  Facebook

vendredi, 12 décembre 2008

GM se préparerait à se mettre sous protection de l'article 11

bankruptcy.jpgLe Sénat américain a rejeté le plan d'aide aux constructeurs, qui devait notamment permettre d'aider GM et Chrysler, les deux constructeurs en plus mauvaise posture.

Selon le Wall-Street journal, GM aurait déjà commencé à travailler sur une mise en faillite sous protection de l'article 11. Si j'ai bien compris, une entreprise mise sous article 11 ne paye plus ses dettes, et est mise sous "protection" juridique, en attendant une restructuration par le management en place. Ce qui signifie une distortion de concurrence au moins temporaire, et peut contribuer à entretenir des surcapacités de production. C'est ce qui s'était passé avec les compagnies aériennes américaines en 2006 (delta airlines  & United par exemple).

L'article 11 implique donc une restructuration plutôt qu'une liquidation, qui relève plutôt de l'article 7.

Resterait à savoir ce qu'elle pourrait être dans le cas de GM et/ou Chrysler, à moins que Georges W Bush ne décide d'utiliser l'argent du plan Paulson destiné à sauver la finance pour sauver GM et Chrysler...

 

18:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chrysler, gm, delta airlines, united airlines, article 11, faillite | |  Facebook

Parler vrai & simple

C'était flagrant hier dans l'émission "à vous de juger". Il y a eu un décalage de forme entre le discours politique et celui d'un chef d'entreprise.

Il y a d'abord eu François Bayrou, Arnaud Montebourg, et Jean-François Copé. Ca a parlé de politique politicienne, de 2012, faits des petites phrases en s'écoutant parler. Montebourg égal à lui-même qui qualifie Bayrou de droite, Copé qui parle de démocratie et de débat, mais "Sarkozy c'est le chef, quand même". Bayrou a parlé des pinocchios du PS. Ce n'était guère passionnant car les journalistes en présence étaient plus intéressés -comme souvent- par les hommes et les postures, que par les idées et le concret.

Et puis ensuite il y a eu Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan. Rappelons que Carlos Ghosn a notamment acquis sa réputation en sauvant Nissan qui était au bord de la faillite : les crises, il connait, certains disent même qu'il est plus à l'aise dans les crises. Il a donc parlé de la crise. D'après lui,

  • La crise il y en a au moins pour tout 2009,
  • Renault doit aussi faire attention à ce que ses fournisseurs / sous-traitants ne coulent pas
  • La crise, c'est aussi une opportunité de se remettre en question,
  • Renault réduit des investissements, sauf sur les projets stratégiques comme le véhicule électrique : premiers véhicules en 2010, en masse dès 2012,
  • La mesure gouvernementale en France pour soutenir la demande, c'est bien pour lui, car ça fait réviser l'évolution des ventes à -5% au lieu de -15%,
  • Il est flatté qu'on parle de lui comme futur PDG de GM, mais il n'est pas question pour lui de quitter l'entreprise en pleine crise,
  • Il ne veut pas de plan de restructuration en France, qui est le socle culturel de l'entreprise et son principal marché : s'il y en a, ils seront ailleurs,

Pas de langue de bois, du franc parler, direct, simple.  A une question, une réponse, sans louvoiement. Mais pas de littérature non plus, pas de "petites phrases". Et FOG (Franz Olivier Guisbert) de glisser à la suite de l'interview qu'il aimerait bien que les politiques parlent comme ça...

Et puis il y a eu Rama Yade et Benoit Hamon. Je me suis endormi avant la fin, tellement je trouvais ça sans intérêt, et que j'étais un peu fatigué par la gastro de ma fille qui me transforme en pilier de machine à laver.

18:02 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghosn, chabot, fog, renault, copé, bayrou, yade | |  Facebook

mardi, 09 décembre 2008

TI publie son indice de corruption des pays exportateurs

TRANSPARENCY_INTERNATIONAL.jpgEn cette journée mondiale de lutte contre la corruption, Transparency international publie son Indice de Corruption des Pays Exportateurs

"Cet indice classe les 22 principaux exportateurs - qui représentent 75% des exportations mondiales et des investissements directs étrangers - en fonction de la tendance de leurs entreprises à verser des pots-de-vin à l'étranger. Cet indice évalue également la propension à la corruption d’entreprises évoluant dans 19 secteurs spécifiques, les plus touchés étant ceux du bâtiment, de l'immobilier, du pétrole et du gaz."

La France se classe en 9è position, dans le second peloton comprenant USA, Singapour et Espagne :

  • C'est mieux que l'Italie, 17è, et que les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) qui ferment le classement et où de telles pratiques sont monnaie courante.
  • Mais c'est moins bien que la Belgique et le Canada, en tête de classement, et aussi que l'Allemagne, le Japon, l'Angleterre, qui sont également dans le premier peloton. Il y a encore des progrès à faire

Site et rapport complet : ici

23:13 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transparency international, corruption, bric | |  Facebook

samedi, 06 décembre 2008

Conférence Jacquard-Peyrelevade

Une conférence en plein dans l'actualité est organisée à Boulogne-Billancourt par l'association la Cité des Savoirs du 21è siècle & Sylvain Canet : Albert Jacquard & Jean Peyrelevade débattrons sur le thème "l'économie peut-elle être humaniste ?"

Lieu : salle Landowski, 28, avenue André Morizet / Parking à proximité / M° Marcel Sembat

Date : mardi 16 décembre à 20h30

Entrée libre

conf-cite.jpg

09:27 Publié dans Démocratie boulonnaise, Economie, Gouvernance, Vie du Modem | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

vendredi, 05 décembre 2008

Automobile : les 3 géants américains mendient au Sénat

alg_gm.jpgLors d'une première audition courant novembre, les "big three" (Ford, GM, Chrysler) avaient planchés tous trois devant le Sénat Américain pour demander une aide gouvernementale. Ils avaient brandi le spectre de la faillite, la leur et celle de leurs sous-traitants, au total entre 2 et 3 millions d'emplois. Mais ils n'avaient pas convaincu les Républicains.

Hier, deuxième audition. Cette fois, ils ne sont pas arrivés en jet privé, mais en voiture hybride. Cela suffira-t-il ?

Les constructeurs américains ne vont pas bien depuis longtemps. Ils n'ont pas su anticiper la crise pétrolière, et fabriquent toujours des modèles trop gros et trop consommateurs.

Mais il y a aussi aujourd'hui au niveau mondial une surcapacité de production évidente : depuis quelques années, si on ajoute les objectifs de production de tous les groupes automobiles, on dépasse largement les prévisions de volume du marché toutes marques, ce qui démontre qu'il y aura des perdants...

Il y a finalement trois scénarios :

  1. Soit un ou plusieurs constructeurs font faillites et ferment définitivement ("article 7")
  2. Soit plusieurs constructeurs se mettent sous l'article 11 et réduisent significativement leur voilure puis éventuellement fusionnent ou s'allient pour redevenir suffisamment gros pour être compétitif mondialement
  3. Soit rien de tout cela, mais des aides pour perfuser les plus faibles : la partie n'est que remise à plus tard.

 

02:12 Publié dans Economie, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ford, gm, chrysler, big three, automobile, crise | |  Facebook