vendredi, 28 novembre 2008
Bientôt la wiki-démocratie ?
Avec la radio et la télévision, des experts ont jadis prédit une révolution démocratique.
On ne peut pas dire qu'ils aient eu 100% raison :
- si la quantité d'information reçue par chacun a sans doute augmenté, on peut s'interroger sur la qualité de celle-ci, plus brute et avec moins de réflexion.
- les médias ont aussi tendance à servir de bras de levier à des volontés de manipulation plus ou moins subtiles.
Aujourd'hui, avec internet, certains prédisent à nouveau une révolution démocratique. Se trompent-t-il comme leur prédécesseurs ? Je n'en sais rien.
Les méthodes et outils tels que forum, blogs, ou autres se heurtaient souvent à la difficulté de faire la synthèse des contributions, souvent réservée à un petit groupe. Mais il est une technologie qui émerge, c'est celles des "wiki" : nous connaissons tous la fameuse encyclopédie "wikipedia". Cette technologie semble en tout cas une bonne piste pour un développement vraiment collaboratif : certains Etats comme la Nouvelle-Zélande ont d'ailleurs commencé à soumettre des textes de loi dans un wiki ouvert aux citoyens, pour amendements en ligne pendant un mois. Je n'ai pas lu les détails, mais j'imagine qu'un système de vote est intégré pour valider les amendements, qui sont ensuite soumis au Parlement.
Une piste à expérimenter en tout cas, comme le fait le Modem d'ailleurs.
19:16 Publié dans Gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : wiki, démocratie
mercredi, 26 novembre 2008
Martine élue secrétaire du PS
Le conseil national du PS a entériné la victoire de Martine Aubry, qui aurait obtenu 102 voix de plus que sa concurrente. Les irrégularités en Guadeloupe et la menace de faire annuler l'élection dans l'Ile, où le résultat était assez favorable à Ségolène Royale, ont sans doute permis de mettre fin aux querelles.
D'après des analystes présents à l'émission C dans l'air sur France 5, une élection nationale officielle "aurait sans doute été annulée au vu du nombre d'irrégularités avérées, qui visaient clairement à fausser le résultat du vote des militants". "Celui qui a gagné est celui qui a le mieux triché". "le PS est un parti dont les processus sont sur-démocratiques mais avec des moyens sous-démocratiques : l'urne-boite à chaussures sous le préau, il n'y rien de mieux pour tricher".
Ce qui signifierait que la démocratie au sein du PS ne suit pas les règles et les lois de notre démocratie : le PS croit plus Aubry...colage.
23:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, martine aubry
samedi, 22 novembre 2008
PS : Ambiance de fracture sociale...iste
Le PS est décidemment habitué depuis quelques temps à ne pas s'exprimer : il s'est abstenu récemment sur le plan de relance des banques, et hier, il a mis à égalité les deux femmes candidates au secrétariat général du parti, Martine Aubry et Ségolène Royale, ce qui revient à une non décision collective, et montre combien il est divisé. Et divisé profondément, car il ne s'agissait pas uniquemet de choisir une personnalité pour mettre en oeuvre la même politique, mais bel et bien de choisir une ligne politique et une façon de faire de la politique.
D'un côté, une ligne assez claire, mais a mon sens dans la mauvaise direction. De l'autre, ce n'est guère mieux, mais surtout plus sinueux : défendre le SMIC à 1500€ et dire après qu'on n'y croyait pas, ce n'est pas un modèle de clarté.
D'un côté, l'austère femme des 35 heures ; de l'autre, la glamour et imprévisible Ségolène Royal, qui fait plus dans l'incantation mystique que dans le discours programmatique.
D'un côté, un parti de militants, de l'autre, un parti d'adhérents.
D'un côté, une certaine continuité, de l'autre, un renouveau annoncé.
D'un côté, une Union de la Gauche et un rejet du Modem au niveau national ; de l'autre, une proposition d'Alliance avec F. Bayrou entre les deux tours des dernières présidentielles.
Si le résultat est confirmé et que Martine Aubry l'emporte (il semblerait qu'elle ait 42 voix de plus), que vont faire les militants et adhérents qui ne veulent plus de ce parti archaïque et dogmatique ? Que vont faire les militants et adhérents socio-démocrates ? Vont-ils continuer à travailler avec le noniste Laurent Fabius, avec Benoît Hamon qui veut récupérer les voix de la LCR ?
Quoiqu'il en soit le parti est aujourd'hui divisé en deux à 42 voix près : c'est la fracture sociale...iste.
Il serait risqué pour le conseil national du PS qui doit de réunir la semaine prochaine, de valider le scrutin. Surtout quand on connait les réputations de fraude de certaines fédérations (Nord, Bouches-du-Rhone)...
Et la nouvelle secrétaire aura du mal à assoir sa légitimité.
10:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, royale, aubry, hamon, 35 heures, modem
Réduire les émissions de GES des transports
Le Grenelle de l'environnement s'est notamment focalisé sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La France est responsable de 1,6% des émissions mondiales environ. Les émissions par habitant y sont de l'ordre de 2,500 TeP par an et par habitant, contre près de 7 aux USA, Canada et Australie. Les USA, qui cumulent une démographie importante et des émissions importantes par habitant, étaient ainsi en 1998 les plus gros émetteurs de GES, et de loin. Les USA en 2004 étaient à l'oirigne de 25% des émissions mondiales de CO2 ! Quatre pays, les USA, la Chine, la Russie et l'Inde, totalisaient en 2002 plus de 50% des émissions de CO2, et la croissance de la Chine et de l'Inde n'a fait qu'amplifier le phénomène depuis.
Pour "sauver la planète", la réduction des émissions de GES en France n'est donc pas la principale clef du succès. Les actions internationales pour convaincre les pays à forte démographie de réduire leurs émissions sont bien plus utiles, d'autant que dans le cas de pays émergents, ceux-ci peuvent parfois déployer directement des technologies modernes et plus propres.
Mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire, ne serait-ce que pour être exemplaire avant d'aller donner des leçons.
Or en France, les "mauvais élève" sont :
- L'agriculture (27% des émissions), qui produit notamment du protxyde d'azote (engrais) et du méthane (fermentations), dont les pouvoirs de réchauffement sont supérieurs à ceux du CO2.
- Le domaine des transports routiers (de l'ordre de 25% des émissions).
De plus, si la plupart des secteurs ont diminués leurs émission depuis la crise pétrolière de 1973, les transports en France sont passé d'un peu moins de 20 MTeP en 1973 à plus de 35 en 2004. L'agriculture a aussi augmenté sa production de GES mais dans une moindre mesure, passant de 15 à 20 MTeP.
Pour les transports, que faire ? La solution n'est pas unique, il va falloir ajouter les effets de plusieurs mesures :
- Réduire le besoin en transport de personnes et de marchandise
- Pour un besoin de transport donné, réduire le trafic nécessaire en optimisant les flux logistiques
- Utiliser des modes de transports moins polluant en effectuant des reports modaux
- Pour le trafic routier, réduire la consommation des véhicules par kilomètre
Réduire le besoin transports sans freiner la croissance
- Pour les personnes :
- Développer la mixité bureau/habitat pour réduire les distances moyenne domicile-travail.
- Promouvoir télétravail, bureaux de proximité (aider les entreprises à adapter les contrats de travail, et proposer de mettre en place dans les communes des bureaux inter-entreprises "de proximité"). Par exemple si 20% des travailleurs travaillent deux jour par semaine chez eux ou dans un bureau de proximité où ils se rendent à pied au lieu d'aller au travail en voiture, on réduit de 0,2*0,4=8% le trafic "domicile-travail", ce qui est énorme.
- Pour les marchandises :
- Privilégier l'achat de produits fabriqués à proximité n'ayant pas fait 3 fois le tour du monde en avion ou traversé l'europe 3 fois dans tous les sens avant d'arriver au magasin, et pour cela :
- Développer et/ou conserver une agriculture performante et respectueuse de l'environnement à proximité immédiate des agglomérations, et bio si possible.
Optimiser le trafic nécessaire à besoin en transport constant
- Pour les personnes :
- inciter les entreprises à faire des PDE (Plan de déplacement d'entreprise) pour développer le covoiturage et la mise en place/l'usage de transports en commun.
- Pour les marchandises :
- Développer le commerce de proximité, moins producteurs de CO2 que les hyper et supermarchés car les consommateurs s'y rendent à pied et non en voiture,
- Développer le e-commerce, lui aussi moins consommateur en transport car il y est optimisé,
- Mutualiser les flux urbains grâce à de l'optimisation logistique basée sur des ELU (espaces logistiques urbains) et des tournées intra-urbaines. Pour mettre en oeuvre celà, il faut des logisticiens dans les collectivités.
- Eviter la circultation de moyens de transports vides : par exemple en ville, une entreprise qui fait des tournées de distribution de colis peut revenir avec des déchets, un bateau qui amène du pétrole devrait pouvoir repartir avec autre chose, etc...
- Pour tout celà, développer encore plus les filières de formation à la logistique !
Promouvoir les modes de transports les moins polluantes
- train, notamment ferroutage, en favorisant la concurrence qui devrait permettre si elle est bien menée d'accroitre la compétitivité de ce mode de transport,
- fluvial (par exemple pour évacuer les déchets : en fait tout ce qui est lourd et pas "urgent")
- métro, tramway, bus, ou même télécabines qui ont l'avantage d'être fiables, en flux continu (pas d'attente), rapides, et surtout beaucoup moins chères en investissement, et agiles (déplaçable à moindre coût si le besoin évolue) : voir comparatif
- développer l'électrique à la place des moteurs thermiques
- vélo : développer des "Velib", mais penser plutôt à mettre la ville en zone 30 qu'à faire des pistes cyclables qui ne sont pas forcément la panacée : il faut partager la voierie entre piétons, cyclistes et voitures à 30km/h, c'est moins couteux, plus sûr, et le trafic global est aussi rapide car plus fluide.
- promouvoir la marche à pied pour les petits trajets (30' de marche à pied par jour est recommandé pour la santé !)
Réduire la pollution voitures et camions par kilomètre parcouru
- Eviter "la pollution des véhicules à l'arrêt" en fluidifiant le trafic grâce à un étalement du trafic sur des plages plus grandes, notamment en étalant les horaires de travail pour limiter les pics du matin.
- Réduire la consommation et les nuisances des véhicules à moteur thermique (les alléger, en réduire le bruit, développer les techniques de filtres en sortie de pot, augmenter l'efficacité des moteurs...)
- Promouvoir le développement de moteurs électriques, puis à pile à combustible
09:00 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : transports, ges
vendredi, 21 novembre 2008
intermodalité des transports en IdF : encore des efforts à faire
Pour le parisien ou francilien qui prend les transports pour aller travailler, la carte orange est un bonheur : elle permet de prendre RER, bus, métro, tramway dans une zone donnée.
Pour l'utilisateur occasionnel, c'est plus compliqué :
- il y a les tickets "réseau ferré"
- il y a les tickets "t+" qui permettent de prendre métro, bus, tramway, RER, métro mais vous devez rester dans un de deux monde suivants : métro/RER, et tramway/bus. Car on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Il y a d'un côté ceux qui vont vite, et le reste ;-)
Exemple 1
Vous êtes à Saint Quentin en Yveline et que vous voulez aller à Boulogne-Sud, je prend cet exemple au hasard (enfin pas tant que ça : ça m'est arrivé hier) :
- soit vous prenez un ticket unique et dans ce cas vous prenez le RER C jusqu'à Javel, puis ligne 10, puis ligne 9 jusqu'à Billancourt.
- soit vous voulez faire plus court et avec moins de correspondance : RER C jusqu'à Issy-Val-de-Seine, puis T2 jusqu'à la station les moulineaux et vous traverez l'Ile Saint Germain à pied. C'est le trajet le plus court et avec un seule correspondance : mais vous devez prendre deux tickets, pour un coût total légèrement supérieur à 5€. C'est ce que j'ai fait.
Exemple 2
Vous êtes chez vous à Boulogne-Sud et vous voulez aller à paris en métro, mais vous n'êtes pas à proximité immédiate du métro, et vous avez des bagages lourds à porter. Vous voulez donc prendre le bus. Vous montez dans le bus, vous achetez un ticket au chauffeur. Vous descendez 3 stations plus loin, pour prendre le métro. Et là vous découvrez qu'il y a marqué sur votre ticket de bus "sans correspondance". Vous devez donc acheter un second ticket pour le métro.
C'est ce que j'ai fait.
Conclusion
Pour les utilisateurs occasionnels, l'intermodalité, ce n'est donc pas encore ça : que fait le STIF ?
Mais bon : on ne va pas en faire tout un cinéma, n'est ce pas Monsieur et Madame Huchon ?
20:27 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intermodalité, stif, métro, rer, tramway, bus
Le fret SNCF menacé : ultime plan de restructuration
Depuis des années, le fret SNCF décline au profit des concurrents et de la route, contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays européens.
Selon un article des Echos, la cause en est une organisation trop rigide et des coûts salariaux élevés, et un temps de travail effectif moyen inférieur aux 35 heures.
"La fin du monopole des entreprises nationales de chemins de fer est annoncée depuis 1991. Les principales compagnies de chemins de fer européennes se sont préparées à ce défi et plusieurs pays ont devancé les dates butoirs fixées par l'Union européenne. L'Allemagne a ouvert son activité ferroviaire à la concurrence depuis douze ans. Deutsche Bahn a ainsi accru le volume de son activité malgré l'émergence de nouveaux opérateurs qui, globalement, représentent 16 % du marché.
Pendant ce temps, la SNCF a préféré recourir aux expédients - subventions, manoeuvres pour retarder les échéances européennes - plutôt que de réorganiser ses procédures de gestion du personnel. Ainsi, le bénéfice net consolidé de 1.109 millions d'euros 2007 n'a pu être atteint que grâce au versement de 8 milliards d'euros de subventions directes courantes par l'Etat et les collectivités. Avec les 4 milliards de subventions versées à RFF, le soutien public au secteur ferroviaire représente une charge annuelle de 470 euros par foyer fiscal imposable. Et, malgré ces injections, les investissements sont en retard"
Si on accuse souvent la route d'être à l'origine du déclin du ferroviaire, mais que la situation n'est pas la même dans d'autres pays où le fret ne décroit pas, on peut se poser des questions...
L'Etat actionnaire, les syndicats, et la direction générale doivent enfin mener une action pragmatique et sans idéologie, pour redresser la situation. Selon l'article, ils disposent d'un an.
08:17 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sncf, transports, ferroviaire, fret
mardi, 18 novembre 2008
Pour l'amour de l'eau
Emission sur Arte ce soir mardi : "pour l'amour de l'eau" : "l'eau représente désormais la troisième industrie mondiale après le pétrole et l'électricité, mais son caractère vital et sa raréfaction accélérée vont en faire, à court terme, la première ressource potentielle de profits à la surface du globe. Durant trois ans, des Etats-Unis à l'Afrique du Sud en passant par le Rajasthan et la Bolivie, Irena Salina a interrogé scientifiques, militants écologistes, porte-parole d'entreprises ou simples citoyens, et dressé un constat alarmant. Dans les bidonvilles des pays pauvres, la privatisation des réseaux, encouragée par la Banque mondiale - au profit des multinationales françaises Vivendi et Suez, et britannique Thames Water - exclut un nombre croissant d'habitants, incapables de payer des factures qui ont augmenté brutalement."
Une phrase m'a marqué : "on a voulu faire passer l'eau dans des tuyaux, la filtrer, etc. On se rend compte que ce que faisait nos ancêtres, à savoir récupérer l'eau de pluie directement, n'était pas si mal".
J'ajouterai que le reportage épingle également le FMI, qui sous la direction de Michel Camdessus a promu cette privatisation de l'eau par exemple en Amérique du Sud.
On ressort de ce reportage avec une envie de ne plus acheter de coca et de produits Nestlé, et on a un peu honte d'être Français quand on entend l'hypocrisie des dirigeants de Vivendi et Suez, qui disent faire le bien de la planète alors qu'ils dégradent la vie des gens.
Là encore, on peut douter de l'indépendance entre les décideurs (banque mondiale, FMI, dirigeant des pays pauvres) qui ont promus les politiques mises en oeuvre et les entreprises :
- Deux conseillers de Michel Camdessus alors qu'il dirigeait le FMI, étaient d'ailleurs des dirigeants de Vivendi et Suez : vous avez dit indépendance du pouvoir politique et du marché ? (*)
- Le reportage mentionne de nombreuses corruptions des dirigeants des pays pauvres qui signent des concessions de gestion de l'eau avec les compagnies pour des durées presque séculaires et à des prix ridicules.
La solution est une fois encore, plus de démocratie, une indépendance du politique et de l'économique, des contre-pouvoirs.
22:24 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, vivendi, suez, fmi, banque mondiale
dimanche, 16 novembre 2008
Santé : mieux vaut guérir que prévenir ?
Jacques Chirac a lancé il y a quelques années un "Plan Cancer". Depuis des décennies, la recherche pour guérir le cancer travaille, à force de millions voire milliards d'euros. Alzheimer, idem. Les allergies, idem.
Pourtant, de nombreux travaux semblent avoir déjà convergé sur des moyens simples de prévenir ces maladies, soit par des traitements préventifs annuels, soit par une hygiène alimentaire améliorée.
Exemples :
- Il est prouvé que l'allaitement réduit le risque de cancer du sein, et pourtant en France on incite peu les femmes à allaiter.
- Le Docteur André Gernez a semble-t-il démontré qu'un traitement préventif annuel d'un mois à partir de 40 ans permettrait d'éviter une grosse partie des cancers, en éliminant les cellules cancéreuses avant qu'elles ne se multiplient. Dès 1974, les résultats obtenus par l'INSERM démontrent que le cancer peut être prévenu dans 93% des cas (source wikipedia). Pour plus de détail : vidéo ici.
- Concernant les allergies, il préconise de faire respirer aux nouveaux nés avant 3 mois un mélange de poussières d'aspirateur et de pollens, afin de prévenir les allergies. En 2006, le congrès mondial d'allergologie à Berlin a confirmé officiellement cette théorie non-hygièniste.
- Concernant Alzheimer, la cause est pour lui, entre autres, le développement de la consommation de drogues et de produits chimiques dans les aliments, qui accélèrent la division des cellules souches. Il préconise de manger biologique, et un traitement pour tarir l'hormone de croissance.
- Pour le Docteur Kousmine (1904-1992, photo), pionnière en alimentation-santé, l'évolution du cancer depuis 50 ans serait due aux changements alimentaires survenus depuis la seconde guerre mondiale. Elle préconises des régimes alimentaires pour prévenir mais aussi stabiliser voire soigner un certain nombre de maladies (sclérose en plaque, cancer, ...).
Problème : ces pratiques restent assez confidentielles. Pourquoi ? Elles vont à l'encontre :
- des pratiques occidentales de la médecine, axées sur la guérison des malades (rappelons qu'en Chine la médecine est plus axée sur la prévention) : analyser un problème (les symptomes), puis (essayer de) le résoudre, ce n'est pas ce qu'on fait quand on fait de la prévention...
- de l'industrie pharmaceutique, qui préfère vendre de la chimiothérapie ou des appareils de radiologie.
- des pratiques productivistes de l'agriculture, qui utilise force engrais et insecticides : celà ne nuit pas seulement à l'environnement mais aussi à la santé
- de l'industrie chimique qui pousse à l'utilisation de produits pour améliorer les rendements agricoles à court terme.
Solutions ? Toujours la même : information du public, démocratie, indépendance des décideurs politiques par rapport aux lobbies industriels et corporatifs (ordre des médecins, syndicats agricoles, etc)
10:49 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cancer, santé, gernez, prévention
lundi, 10 novembre 2008
Vers un apaisement des relations Nord-Sud ?
Dans un entretien au quotidien le Soir titré "La riposte sociale va arriver en Europe", le polémiste Jean Ziegler auteur par ailleurs d'un livre "la haine de l'occident", parle d'un phénomène qu'il a souvent constaté lorsqu'il travaillait aux Nations Unies : l'hostilité des pays du sud à l'égard de ceux du Nord. Cette hostilité prend deux formes :
- une forme terroriste, haine pathologique
- une forme plus raisonnée, qui cherche le dialogue à niveau équivalent.
Cette haine est due selon lui aux années de colonialisme, et au fait que si certes le casque colonial n'existe plus, le chef qui était en dessous est toujours là. Les Occidentaux ne sont en effet pas innocents dans la corruption qui règne dans certains pays, et profitent toujours "indument" de leurs ressources. Il cite plusieurs exemples :
- Le Nigéria : 147 millions d'habitants, le plus grand pays d'Afrique au niveau démographique, le huitième producteur de pétrole du monde, une incroyable richesse... Depuis 1966, suite aux coups d'État successifs, Shell et les seigneurs pétroliers maintiennent, à Lagos et aujourd'hui à Abuja, une junte à leur service, moyennant une corruption extrême.
- La Chine : l'oligarchie chinoise, constituée par les enfants de la nomenklatura, tient cet immense pays, en accord total avec l'oligarchie occidentale. Nous sommes dans un système où il y a, en même temps, concurrence et symbiose avec l'occident
Mais il cite un cas porteur d'espoir, la Bolivie : pour la première fois depuis cinq cents ans, Evo Morales, un Indien - un Indien : pas un intellectuel déguisé en Indien ! - élu démocratiquement, avec 53 % des voix, après tous les massacres, toute l'aliénation, après les silences séculaires, a réussi, en six mois, à changer les contrats de toutes les sociétés pétrolières, gazières et minières. Avant, 95 % des revenus allaient aux sociétés multinationales et 5 % à l'État bolivien. Aujourd'hui, 18 % vont aux sociétés étrangères et 82 % à l'État bolivien. Il a réussi à négocier cela avec une mobilisation populaire incroyable. Et tout à coup, alors que la Bolivie était le deuxième pays le plus pauvre d'Amérique latine, derrière Haïti, avec 46 % de la population sous-alimentée, l'État se retrouve avec des dizaines de milliards de dollars en caisses, qui vont immédiatement dans des programmes sanitaires, de lutte contre la malnutrition, etc.
Toujours selon lui, la crise financière, qui crée de la souffrance réelle, est une chance énorme pour une prise de conscience : tout à coup, en Occident, les gens ont découvert le mensonge du néolibéralisme. À partir de là, il y aura forcément une riposte sociale et une reconstitution de la mémoire et de la conscience. Et là, [il est] plein d'espoir. Cette fois-ci, [il] pense qu'il y a de très, très fortes chances pour que nous soyons au point de départ de la reconstruction d'un monde solidaire, juste, qui va réconcilier le Sud avec l'Occident.
Espérons qu'il n'ait pas tort sur ce point.
(photo : sorciers guérisseurs de Lassa, Nigéria)
15:23 Publié dans Affaires étrangères | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nigéria, morales, bolivie, shell, nord-sud, ziegler
samedi, 01 novembre 2008
La crise sonne la fin de l'ultra-libéralisme
Dans un interview au Monde, Michel Rocard indique que pour lui, la crise ne sonne pas la fin du libéralisme, mais la fin de l'ultra-libéralisme.
Il plaide entre autres pour une meilleure régulation des monnaies à l'échelle mondiale.
Contrairement à ce qu'a fait le PS, il indique qu'il aurait "naturellement" voté pour le plan de soutien aux Banques de N. Sarkozy.
17:52 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, finance, rocard, ps











