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samedi, 03 avril 2010

Plus une locomotive va vite, moins il y a de wagons

L'après-régionales au MoDem : entretien avec Didier Bariani
envoyé par reconstruction_modem. - L'actualité du moment en vidéo.

Je partage à peu près ces propos, voir d'ailleurs ce que j'avais écrit il y a quelques temps ici.

Ca me rappelle une phrase d'un consultant en management, mais finalement ode à la démocratie : "plus une locomotive va vite, moins il y a de wagons".

14:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modem, bayrou, bariani | |  Facebook

dimanche, 28 mars 2010

Pour un humanisme démocrate

Le Modem est en difficulté, manque de lisibilité : quelles sont ses valeurs, en quoi diffèrent-elles de celles de l'UMP ou de la gauche ?

Le texte-ci après, que j'essaye d'améliorer régulièrement en fonction des commentaires ou discussions que je peux avoir, essaye de définir en quelques lignes ce que pourrait être un humanisme démocratique, et en quoi il diffère des valeurs et priorités des autres partis.

Un idéal : l'humanisme, ou la fraternité au service d'un progrès humain durable

Si Liberté et Egalité font partie du socle de notre République et qu’il faut rester vigilant et continuer à les défendre, la Fraternité est celle qui a le plus besoin d’être réhabilitée dans la cadre d'un projet humaniste. Elle se définit par les sentiments de solidarité et d'amitié qui devraient unir les membres de la même famille que représente l'Espèce Humaine. Elle implique la tolérance, le respect mutuel des différences et la réduction des inégalités, contribuant ainsi à la paix.

En mettant la fraternité au coeur de son projet l'humanisme diffère donc du socialisme qui met l'égalité en priorité, et du libéralisme qui met la liberté individuelle en priorité.

552838994.jpgContrairement à la Liberté et l’Egalité qui relèvent essentiellement du domaine du droit, la fraternité est plutôt d’ordre moral, et sa réhabilitation impose de changer le paradigme de notre société, jusque dans la base de son système éducatif. Il s’agit de passer d’un modèle de réussite individuelle basé sur la compétition, la concurrence, le dépassement de l’autre, et où la solidarité est vécue parfois comme une contrainte, à un modèle de réussite fondé sur le dépassement de soi par la coopération et l’enrichissement mutuel, au service du progrès humain.

Mais quel progrès humain ? Le PIB ? Travailler plus pour gagner plus ? Non, l’argent n’est pas un but, c’est un moyen. Ce projet de société promeut et défend, au-delà des biens matériels nécessaires (à commencer par la santé, se nourrir, se loger), les biens supérieurs et immatériels que sont l’Education, la Culture, la Science, mais aussi les Savoir-Faire, ainsi que les valeurs morales et philosophiques comme la fraternité évoquée plus haut.

Pour être durable, ce progrès ne peut se faire au détriment de la planète ou des générations futures. Il implique donc de maîtriser la dette qui pèsera sur les générations futures, et de prendre en compte la finitude de toutes les ressources naturelles de notre Planète.

Il faut donc revoir complètement le paradigme de notre modèle de croissance, et passer d’une croissance de revenus économiques (PIB) à une croissance d’un patrimoine de l'humanité. Outre les productions matérielles, ce patrimoine doit intégrer, les productions de biens supérieurs immatériels, et les ressources naturelles. Il doit aussi intégrer, "au passif", la dette financière envers les générations futures.

L'humanisme, centré sur le progrès humain, diffère du conservatisme qui ne veut rien faire évoluer, mais aussi du capitalisme matérialiste qui ne voit progrès que matériel ou financier. Il diffère aussi d'une certaine écologie «conservatrice» qui veut «préserver la nature». Pour l'humanisme, il faut préserver l'Espèce humaine avant toute autre, et donc «maîtriser» plutôt que «préserver» la Nature.

Pas d'idéologies définitives, mais des processus démocratiques

Pour que ce progrès ne soit pas seulement celui de quelques uns, il faut une organisation politique qui porte au plus haut la conscience et la responsabiité de chaque citoyen : c'est la démocratie. Mais pour qu’elle soit vraiment garante de l’intérêt général, l’Etat doit y garantir deux choses.

La première, c'est un débat permanent de qualité et non biaisé : débat citoyen, en donnant l’accès pour tous à l’information et à la vérité, grâce au débat pluraliste dans des médias libres et indépendants mais grâce aussi à des efforts permanents de transparence dans les procédures et les décisions des institutions; mais aussi débat parlementaire, où le droit d'expression de toute minorité représentative doit être protégé, afin d’exclure la dictature de la majorité.

La seconde, c’est une séparation des pouvoirs au sens large, qui garantit que les décisions ne sont pas prises dans l'intérêt de tel ou tel lobby ou intérêt particulier : le pouvoir politique doit rester indépendant et neutre vis à vis des religions (laïcité) ; le pouvoir politique doit être aussi séparé du pouvoir économique ; enfin, pouvoirs législatif et judiciaire doivent être à l’abri de l’influence de l’exécutif.

L’impartialité de l’Etat pour garantir ces principes est la mesure même de la qualité de la démocratie qu’il incarne et protège. Pour garantir l'intérêt général, la posture démocrate donne ainsi la priorité à la qualité du processus d'élaboration des décisions, en s'assurant qu'elles sont comprises et acceptées par la majorité, point essentiel pour qu'une mise en oeuvre efficace suive.

Par cette priorité faite au processus démocratique, la posture démocrate est plus ouverte, et diffère ainsi des partis classiques qui proposent des solutions idéologiques globales «toutes faites»,  pensées en chambre, bien ancrées et inébranlables comme "la TVA c'est injuste", "moins d'impôts pour les très riches permet de relancer l'économie", etc.

Ces principes démocratiques garants de l'intérêt général ne serviraient cependant à rien sans un moteur pour avancer. Ce moteur ne vient pas d'un seul homme, ou de l'Etat : c’est la dynamique de la liberté d’entreprendre. Son développement exige la liberté et la responsabilité des acteurs économiques, mais aussi des acteurs sociaux, civiques et associatifs. Il s'agit de promouvoir les initiatives, la recherche, la créativité, l’innovation, dans le monde de l’entreprise mais aussi dans les secteurs non marchands : associations, créations artistiques ou intellectuelles, éducation, bénévolat…

Pour trouver des solutions adaptées à tous les cas et aux différentes particularités, il est également essentiel d'appliquer le principe de subsidiarité, selon lequel une responsabilité doit être prise par le plus petit niveau compétent et efficace pour résoudre le problème. Ainsi le politique n’a pas besoin de se substituer à la société civile si celle-ci est efficace. De même au sein du système politique, les décisions doivent être déléguées à la collectivité la plus efficace (région, ville ou autre). Ce principe atteste l'antériorité de la personne et des groupes par rapport aux Institutions. Il est donc d'abord un principe de confiance faite aux hommes et aux femmes, et il se base sur le pari humaniste de la responsabilité de chacun.

Cette méthode diffère des pratiques qui mettent l’Etat, un seul homme ou encore une supposée «élite»  au centre de toutes les initiatives et décisions. Ces solutions  produisent des solutions inadaptées aux spécificités, mal appliquées car mal comprises, et ont tendance à générer des comportements d'assistés, de courtisans, ou de rebelles, au choix.  Mieux vaut un train complet qui avance lentement qu'une locomotive qui avance toute seule, et mieux encore, un train composés exclusivement de locomotives.

L'Europe pour montrer la voie

L'Europe se fonde sur un passé commun où les cultures gréco-romaine et judéo-chrétienne, enrichies par d’autres mouvements de la pensée, particulièrement les Lumières, ont créé une richesse de civilisation dont bénéficie la Planète entière. Ce patrimoine commun doit être préservé et développé pour construire un ensemble puissant, innovant et généreux qui participe à l’amélioration de la vie de ses citoyens en étant actif dans l’organisation planétaire. L’Europe est bien placée pour devenir le modèle exemplaire d’une société humaniste. La construction de l’Europe des peuples et des citoyens est donc non seulement une nécessité mais un devoir.

L'humanisme démocrate s'oppose donc aux euro-sceptiques, mais aussi à ceux qui ne voient en l'Europe qu'un marché économique.

mercredi, 24 mars 2010

Tu seras jamais président, mon pote !

"Tu seras jamais président, mon pote !", avait dit Daniel Cohn-Bendit à François Bayrou lors du fameux débat de la campagne des européennes. Je pense qu'il pourrait bien avoir raison. Car contrairement aux médias qui donnent le Modem pour mort mais envisagent encore un avenir à François Bayrou, je ne suis pas loin de penser exactement le contraire.

Tout ce qui s'est passé depuis 2 ans au Modem a montré aux militants déçus que François Bayrou est incapable de présider un parti et donc, dans la tête de beaucoup, a fortiori de présider un pays. Sans enlever à ses nombreuses qualités, deux défauts éliminatoires explique cela :

  1. Le premier c'est un manque d'organisation. Non pas qu'on lui demande de savoir directement organiser un parti, mais au moins de trouver à qui confier cette organisation de manière efficace. Or force est de constater que ceux qui ont eu cette charge depuis 2 ans, ont complètement échoué, pour en arriver à la zizanie actuelle. Dans la tête de beaucoup, comment quelqu'un qui a pu laisser un parti aussi désorganisé que le Modem peut-il prétendre à présider un jour le pays ? 
    Ce formidable sens de l'organisation se retrouve jusque dans les déclarations d'un de ses lieutenants suite au départ de Corinne Lepage: JM Vanlerenberghe (par ailleurs responsable de l'organisation au sein du parti) aurait pu regretter de perdre une compétence appréciée des militants et qui avait d'ailleurs eu droit à une standing ovation au dernier congrès Arras, se demander pourquoi on avait pu en arriver là, et faire peut être un peu d'auto-critique, mais non ! Sa seule réaction a été de lui demander de rendre son mandat européen, comme si les transfuges arrivés au Modem en 2007 tels JL Bennhamias, avaient, eux aussi, rendu leur mandat !
  2. fb.jpgLe second, c'est la difficulté à se remettre en question, cette tendance à croire détenir la vérité absolue, que l'on retrouve dans cette principale déclaration suite à la claque des régionales : "une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire". Si sur le fond c'est parfois vrai, François Bayrou aurait peut être du d'abord insister sur la nécessaire remise en question de sa stratégie politique, sa tactique et son organisation qui depuis 2 ans, n'a fait que cliver le parti au lieu de le rassembler faute de débats internes suffisants, et conduit à des échecs successifs (municipales, européennes, régionales). Pour espérer se faire élire un jour, il est plus important de progresser avec les petits cons d'adhérents que nous sommes, relais indispensables, que de progresser vite mais tout seul ou avec quelque élite. La mutation des dirigeants de l'ex-UDF en dirigeants d'un vrai parti populaire reste finalement encore à faire.
    En outre je me souviens des propos de François Bayrou lors d'un débat sur le "livre orange", qui se tenait au Siège du Mouvement. En réponse à une proposition très légèrement audacieuse d'un militant, il avait répondu : "je crois que souvent on néglige les effets du changement, qui perturbe les gens et crée plus de désordre qu'ils ne résoud les problèmes (*)". François Bayrou, dont le parti s'appelle "Démocrate", est finalement un peu "conservateur" dans l'âme...

Toutes les conséquences de ces défauts, les 50 000 militants les ont subies depuis 2 ans. Beaucoup sont partis. Et ils ne vont pas l'oublier jusqu'en 2012. Et s'ils en arrivent à dissuader 10 personnes de leur entourage, ça fait 500 000 voix en moins...  S'il veut conserver une chance, François Bayrou ne devrait pas sous-estimer leur pouvoir de nuisance, et prendre les mesures qui s'imposent.

Relancer et organiser/structurer le travail sur le livre orange pourrait en être une. Peu importe que la presse n'ait pas encensé ce travail au congrès d'Arras, ni insisté sur le fait que le Modem est le seul parti à avoir un programme aussi "démocratique". Il est effectivement très perfectible, mais c'est le seul document collectif du Modem (voté au congrès d'Arras), il faut persévérer et continuer à l'améliorer.

(*) sur le fond le message était celui-ci, mais la formulation était peut-être différente

 

 

08:30 Publié dans Politique, Vie du Modem | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bayrou, modem, vanlerenberghe, bennhamias, cohn-bendit | |  Facebook

samedi, 20 mars 2010

Résultats du premier tour des élections régionales dans le 92

L'analyse détaillée des résultats du premier tour des élections régionales dans le 92, par commune, est intéressante à plus d'un titre :

Pour le Modem, les communes ayant eu le meilleur score sont :

1. Sceaux (7,85%)

2. Fontenay (5,09%)

3. Puteaux (5,04%)

4. Nanterre (5,02%)

Sceaux est la ville de Chantal Brault, tête du liste du 92, Nanterre celle de Pierre Creuzet, n°2. Puteaux celle de Christophe Grébert. Trois figures du Modem, qui ont fait les scores parmi les moins mauvais, même si le résultat de Pierre Creuzet est loin d'être à la hauteur de celui de Chantal Brault, mais meilleur que celui d'Alain Dolium lui-même dans sa commune de Charenton-le-Pont (4,8%).

Celles ayant eu les plus mauvais scores pour le Modem sont :

32. Sèvres (3,63%)

33. Boulogne-Billancourt (3,40%)

34. Vaucresson (3,27%)

35. Neuilly (2,75%)

36. Gennevillier (1,87%)

Boulogne a brillé par son score faible, le 4ème plus mauvais du département, devant Vaucresson, Neuilly et Gennevillier, et juste derrière son voisin Sèvres.

Je ne connais pas la situation de toutes les sections, et il est toujours facile de critiquer de l'extérieur, certes, mais :

  • A Neuilly (2è plus mauvais score), la section a collectivement démissionné au milieu de la campagne, qui n'a donc pas du être très intense dans la ville. Ceci explique probablement le mauvaise score, les ex-militants eux-même ayant peut être voté pour une autre liste...
  • A Boulogne, la guerre ouverte au sein de la présidence collégiale entre 4 vice présidents majoritaires et un minoritaire (Sylvain Canet) a fait fuir de nombreux militants (dont votre serviteur), et la section n'a pas été très active (voire timorée) depuis sa création, pas plus qu'elle ne l'a été lors de la campagne régionale. En outre, la présidence de section n'a pas beaucoup appuyé la candidature de son vice-président Sylvain Canet, seul représentant de Boulogne (8è sur la liste 92). Tout ceci qui explique peut-être la faiblesse du résultat.

    Les 5 cadres de la section boulonnaise vont sûrement bien méditer ce résultat, et je l'espère, réaliser que ce n'est pas telle ou telle tête de liste qui peut mieux faire, mais surtout une certaine union et un certain enthousiasme dans l'action qui permettent d'attirer les adhérents et militants, relais indispensables lors d'une campagne. Reste à espérer qu'ils tireront tous les leçons de ce résultat pour s'améliorer par la suite. Et qu'ils se montreront un peu plus digne que le Siège, qui pour l'instant se contente de faire de Corinne Lepage un bouc-émissaire, en évitant soigneusement les remises en cause personnelles ou de fond.

    Une réunion de section est en tout cas prévue la semaine prochaine. C'est probablement un peu tôt, car les esprits seront encore "chauds", et je doute qu'il en sorte grand chose de positif, comme par exemple une "paix des braves"...

A suivre...

14:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 92, élections régionales, canet, defranoux, bondaz, baviere, meerson, modem, claque, déroute | |  Facebook

lundi, 15 mars 2010

Suite géométrique

Le score du Modem aux régionales est une véritable claque. Seul Jean Lassale fait plus de 10% et seules 3 régions font plus de 5% (Centre, Bretagne, Basse-Normandie) d'après la carte du Monde.fr

En Ile de France, les "déçus" qui sont partis en claquant la porte plus ou moins bruyamment, et plus ou moins pour de bonnes raisons, ont sans doute bien oeuvré pour ce faible score en faisant pousser la zizanie déjà semée par une stratégie discutable du Siège du parti. Les médias friands de ces petites querelles, s'en sont donnés à coeur joie, contribuant à la "dynamique de la défaite".

Les scores du Modem aux élections qui se sont succédées depuis sa création ne sont pas très encourageants, c'est un euphémisme :

  • Présidentielles 2007 : u0 = 18,57%
  • Européennes 2009 : u1 = 8,46% soit en gros 50% du score précédent
  • Régionales 2010 : u2 = 4% soit en gros 50% du score précédent.

Ca fait presque une petite suite géométrique de "raison r = 0,5", et si on extrapole, ça fait pour les Présidentielles 2012 : u3 = 2%.

Or j'ai rejoint le Modem parce que c'était un parti qui avait prétention à gouverner, pas à faire 2%.

D'aucuns mettent en cause l'échec de telle ou telle stratégie de "risette avec la gauche". Peut être. Je pense avant tout qu'il y avait 52% des électeurs à convaincre de venir voter, et que le Modem n'a pas réussi, alors que c'était lui qui en avait le plus besoin.

Mais pour faire venir les gens, il faut susciter l'enthousiasme, ce qui n'a pas pu être le cas à cause des querelles internes qui ont fait parler d'elles beaucoup plus que le programme. Ceux qui sont partis avec grand fracas du Modem, avec force communiqués de presse et lettres ouvertes, ont réussi. La seconde lame des blogs style "chevalier orange"  a aussi oeuvré pour ce taux d'abstention en véhiculant une idéologie populiste du genre "tous pourris, surtout au Modem" : pas directement, car l'audience de tels blog ne doit pas dépasser les quelques milliers. mais indirectement, en créant un climat.

En y repensant, depuis que j'ai adhéré au Modem, je n'ai vu que des conflits ouverts à tous les niveaux :

  • Départemental, entre Antoine Dupin et Pierre Creuzet. Depuis que le premier dirige le département, il ne s'est pas passé grand chose, mais j'entend dire que c'est à cause de Pierre Creuzet, pourtant largement minoritaire. Des choses m'échappent,
  • Puis local, entre la présidence de section majoritaire, élue suite au non respect d'une promesse de campagne par un candidat, et Sylvain Canet, candidat ayant pourtant obtenu le plus de voix. Ce conflit se retrouve encore aujourd'hui jusque dans le fait que le nom de ce dernier, pourtant seul Boulonnais sur la liste Ile de France, n'est jamais mentionné sur le site de la section, et que certaines photos de campagne sont tronquées pour qu'il n'apparaisse pas. Des trahisons diverses et des gamineries qui m'ont conduit à prendre mes distances avec le local pour me consacrer aux commissions nationales.
  • Las, au niveau National, le conflit larvé entre Corinne Lepage et François Bayrou/Marielle de Sarnez se termine par la démission de la première du poste de responsable des commissions à la veille du congrès d'Arras sensé élaborer le "projet démocrate". Notez que je ne me considère pas comme suffisamment bien informé pour savoir à qui la faute : mais en tout cas, énorme gâchis au final.
  • Ceci se termine avec les Régionales, une incompréhension du dialogue à gauche initié en août 2009 par Marielle de Sarnez qui heurte les anciens UDF notamment, le parachutage d'Alain Dolium mal digéré par les sortants, une situation identique dans d'autres régions, où certains démissionnent avec grand fracas usant de leur pouvoir de nuisance (hauts-de-seine par exemple), pour, à n'en pas douter, augmenter le taux d'abstention, voire les scores des concurrents. Là encore, je ne suis pas assez informé pour savoir qui des démissionnaires ou de ceux qui ont "provoqué" ces démissions sont coupables. Probablement un peu les deux ? L'inaction de certains pendant leur mandat (dans le 92, qui a entendu parlé d'un positionnement officiel du bureau du Modem ?) n'a pas joué en leur faveur. La direction du siège, un peu autocrate, a du aussi en agacer plus d'un.

Les conflits internes, bien sûr, sont le lot des partis et des jeux d'appareil. Il n'est pas facile de rassembler des âmes de mercenaires opportunistes, dont le Modem est rempli à ras bord (tous ceux qui se sont dit  : "tiens un parti nouveau, y a peut être des places à prendre").

Mais comment peut-on prétendre rassembler et diriger un pays quand on n'est pas foutu de se mettre dans une salle pour discuter stratégie, mettre de côté ses conflits internes et mobiliser tous les adhérents au moins pendant une campagne ? Un parti qui se veut rassembleur pour être crédible doit déjà rassembler les siens.

Pour terminer sur une note optimiste, j'espère finalement que les deux échecs des européennes puis des régionales n'étaient qu'un mal nécessaire :

  1. Aux européennes, les "primo-adhérents" s'étaient plaint de ne pas être assez représentés sur les listes
  2. Aux régionales, ils l'ont été, parfois au détriment des "anciens"

Les deux se sont rétamés, en divisant le score précédent par deux. Chaque catégorie va-t-elle enfin apprendre à travailler avec l'autre et se rendre compte que ce n'est que rassemblé que le Modem peut gagner ?

08:33 Publié dans Politique, Vie du Modem | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

samedi, 13 mars 2010

C'était il y a plus de 300 ans...

... et ça n'a finalement pas beaucoup changé...mazarin.jpeg
  • Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou.
  • Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'État, L'État, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.
  • Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
  • Mazarin : On en crée d'autres.
  • Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.
  • Mazarin : Oui, c'est impossible.
  • Colbert : Alors, les riches ?
  • Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
  • Colbert : Alors, comment fait-on ?
  • Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser. C'est un réservoir inépuisable.

( Extrait du « Diable Rouge »)

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samedi, 20 février 2010

Le Modem en campagne à Boulogne-Billancourt

Bientôt les élections régionales !

Ce matin, à Boulogne, le Modem ne tractait pas au Marché Billancourt comme d'habitude, mais pas très loin, boulevard Jean-Jaurès, aux environs du carrefour Point du Jour. Les militants, malgré le froid, avaient à coeur de faire connaître Alain Dolium aux Boulonnais.

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