Le PS est décidemment habitué depuis quelques temps à ne pas s'exprimer : il s'est abstenu récemment sur le plan de relance des banques, et hier, il a mis à égalité les deux femmes candidates au secrétariat général du parti, Martine Aubry et Ségolène Royale, ce qui revient à une non décision collective, et montre combien il est divisé. Et divisé profondément, car il ne s'agissait pas uniquemet de choisir une personnalité pour mettre en oeuvre la même politique, mais bel et bien de choisir une ligne politique et une façon de faire de la politique.
D'un côté, une ligne assez claire, mais a mon sens dans la mauvaise direction. De l'autre, ce n'est guère mieux, mais surtout plus sinueux : défendre le SMIC à 1500€ et dire après qu'on n'y croyait pas, ce n'est pas un modèle de clarté.
D'un côté, l'austère femme des 35 heures ; de l'autre, la glamour et imprévisible Ségolène Royal, qui fait plus dans l'incantation mystique que dans le discours programmatique.
D'un côté, un parti de militants, de l'autre, un parti d'adhérents.
D'un côté, une certaine continuité, de l'autre, un renouveau annoncé.
D'un côté, une Union de la Gauche et un rejet du Modem au niveau national ; de l'autre, une proposition d'Alliance avec F. Bayrou entre les deux tours des dernières présidentielles.
Si le résultat est confirmé et que Martine Aubry l'emporte (il semblerait qu'elle ait 42 voix de plus), que vont faire les militants et adhérents qui ne veulent plus de ce parti archaïque et dogmatique ? Que vont faire les militants et adhérents socio-démocrates ? Vont-ils continuer à travailler avec le noniste Laurent Fabius, avec Benoît Hamon qui veut récupérer les voix de la LCR ?
Quoiqu'il en soit le parti est aujourd'hui divisé en deux à 42 voix près : c'est la fracture sociale...iste.
Il serait risqué pour le conseil national du PS qui doit de réunir la semaine prochaine, de valider le scrutin. Surtout quand on connait les réputations de fraude de certaines fédérations (Nord, Bouches-du-Rhone)...
Et la nouvelle secrétaire aura du mal à assoir sa légitimité.
Le Grenelle de l'environnement s'est notamment focalisé sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La France est responsable de 1,6% des émissions mondiales environ. Les émissions par habitant y sont de l'ordre de 2,500 TeP par an et par habitant, contre près de 7 aux USA, Canada et Australie. Les USA, qui cumulent une démographie importante et des émissions importantes par habitant, étaient ainsi en 1998 les plus gros émetteurs de GES, et de loin. Les USA en 2004 étaient à l'oirigne de 25% des émissions mondiales de CO2 ! Quatre pays, les USA, la Chine, la Russie et l'Inde, totalisaient en 2002 plus de 50% des émissions de CO2, et la croissance de la Chine et de l'Inde n'a fait qu'amplifier le phénomène depuis.