vendredi, 12 décembre 2008

Parler vrai & simple

C'était flagrant hier dans l'émission "à vous de juger". Il y a eu un décalage de forme entre le discours politique et celui d'un chef d'entreprise.

Il y a d'abord eu François Bayrou, Arnaud Montebourg, et Jean-François Copé. Ca a parlé de politique politicienne, de 2012, faits des petites phrases en s'écoutant parler. Montebourg égal à lui-même qui qualifie Bayrou de droite, Copé qui parle de démocratie et de débat, mais "Sarkozy c'est le chef, quand même". Bayrou a parlé des pinocchios du PS. Ce n'était guère passionnant car les journalistes en présence étaient plus intéressés -comme souvent- par les hommes et les postures, que par les idées et le concret.

Et puis ensuite il y a eu Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan. Rappelons que Carlos Ghosn a notamment acquis sa réputation en sauvant Nissan qui était au bord de la faillite : les crises, il connait, certains disent même qu'il est plus à l'aise dans les crises. Il a donc parlé de la crise. D'après lui,

  • La crise il y en a au moins pour tout 2009,
  • Renault doit aussi faire attention à ce que ses fournisseurs / sous-traitants ne coulent pas
  • La crise, c'est aussi une opportunité de se remettre en question,
  • Renault réduit des investissements, sauf sur les projets stratégiques comme le véhicule électrique : premiers véhicules en 2010, en masse dès 2012,
  • La mesure gouvernementale en France pour soutenir la demande, c'est bien pour lui, car ça fait réviser l'évolution des ventes à -5% au lieu de -15%,
  • Il est flatté qu'on parle de lui comme futur PDG de GM, mais il n'est pas question pour lui de quitter l'entreprise en pleine crise,
  • Il ne veut pas de plan de restructuration en France, qui est le socle culturel de l'entreprise et son principal marché : s'il y en a, ils seront ailleurs,

Pas de langue de bois, du franc parler, direct, simple.  A une question, une réponse, sans louvoiement. Mais pas de littérature non plus, pas de "petites phrases". Et FOG (Franz Olivier Guisbert) de glisser à la suite de l'interview qu'il aimerait bien que les politiques parlent comme ça...

Et puis il y a eu Rama Yade et Benoit Hamon. Je me suis endormi avant la fin, tellement je trouvais ça sans intérêt, et que j'étais un peu fatigué par la gastro de ma fille qui me transforme en pilier de machine à laver.

jeudi, 11 décembre 2008

A vous de juger

Arlette chabot recevra ce soir François Bayrou dans l'émission "A vous de juger". Invités également, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale,  Benoît Hamon, eurodéputé (PS), Carlos Ghosn, président de Renault Nissan, et Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme.

mardi, 23 septembre 2008

Afghanistan : l'ambigüité du PS

dispositif_militaire_francais_en_afghanistan.jpgLe parlement a aujourd'hui voté pour le maintien des troupes en Afghanistan (voir carte ci-contre, cliquer)

  • L'UMP (à 2 exceptions près), le nouveau centre, et le Modem (F. Bayrou) ont voté pour.
  • Le PS (à 4 exception près), les Verts et le PCF ont voté contre , suivant en celà la majorité des Français, d'après un sondage.

Le PS a justifié son "non" par un désaccord avec la stratégie militaire : mais la question portait, sauf erreur, sur le maintien des troupes. Il s'agit donc vraisemblablement d'une stratégie, politique celle-là, pour ne pas voter pour une proposition de l'UMP, et tenter de rester en phase avec l'opinion majoritaire des électeurs de gauche. JM Ayrault a ainsi eu dû expliquer qu'il votait non, mais ne demandait pas le retrait des troupes... Finalement, le PS a donc pu voter non car il savait que le oui l'emporterait : car s'il avait eu la majorité, un non aurait signifié un retrait des troupes ! Voilà une belle leçon de clarté et courage politique  d'ambigüité politicienne !

Noël Mamère, pour les Verts, a eu le mérite d'être plus clair : il a explicitement demandé le retrait des troupes, et un dialogue "inter-afghan" sous l'égide de l'ONU. Mais il a tout faux : ne faut-il pas terminer de former  la police et l'armée afghane ? Et que signifierait un retrait aux yeux de Talibans et du Monde ?

François Bayrou l'explique lorsqu'il justifie son vote favorable : "Il est impossible que la France renie ses engagements internationaux. Si on pliait bagages en quelques jours, ce qu'il faudrait faire si le vote était non, cela voudrait dire pour tout le monde que les talibans ont gagné. C'est impossible qu'un grand pays de l'alliance des Nations unies accepte une telle responsabilité, donc je voterai pour le maintien des troupes." Il demande par ailleurs que "les troupes (françaises) reçoivent les équipements qu'ils n'ont pas à l'heure actuelle notamment une protection aérienne et des drones. François Bayrou souhaite aussi que la stratégie change le plus vite possible de manière à ce que l'armée afghane prenne le relais et que la population afghane ressente la présence des pays occidentaux davantage comme une aide au développement que comme une menace.

En savoir plus : dispositif français en Afghanistan sur le site du ministère de la défense 

samedi, 26 juillet 2008

Affaire Tapie : réponse de François Bayrou

François Bayrou répond dans Le Monde aux propose de Bernard Tapie suite à la procédure d'arbitrage qui a conclut au remboursement de 285 millions d'euros à l'intéressé.

Pour voir l'article, cliquer ici.

 

lundi, 14 avril 2008

François Bayrou va soumettre un texte d'orientation aux militants

1456582482.jpgLe Monde révélait il y a quelques jour des manoeuvres élyséennes visant à neutraliser le Modem. Parallèlement, certains sénateurs Modem annonçaient leur départ du Modem, prétextant des désaccords divers dont personne n'est dupe, leur objectif étant probablement, avant tout, de conserver leur siège de sénateur en rejoingnant l'UMP, le Modem n'ayant pas obtenu assez de grands électeurs aux municipales.

François Bayrou a annoncé aujourd'hui sa contre-attaque : en appeler aux militants. Je reproduis ici les derniers paragraphes de sa déclaration :

"Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.

J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.

Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.

Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.

Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.

Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."

F. Bayrou