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jeudi, 23 octobre 2008

Capitalisme, & humanisme

schutz_anton_joseph_labourseparis.jpgQu'est ce qui fait le cours d'une action en bourse ? Beaucoup de choses, plus ou moins compréhensibles à mon échelle. Mais à la base, il y a me semble-t-il deux phénomènes.

Premier phénomène. Si une entreprise dit "achetez mes actions, je vous donnerai un bénéfice de 6€ par action", et que vous estimez qu'elle va tenir parole avec 40% de chances, combien êtes vous prêts à acheter cette action, si par ailleurs pour avoir 4€ sans risques, vous devez placer 100€ sur votre livret A (hypothèse d'un taux à 4%) ? Il y a des chances que vous soyez prêts à mettre 6€/4% * 40%, soit 60€, grand maximum. Dans ce cas, votre raisonnement est un raisonnement d'investisseurs/entrepreneur, qui pour établir sa confiance dans ce que lui annonce les dirigeants de l'entreprise, se renseigne un peu sur le secteur de marché, l'entreprise, sa stratégie, etc... Bref c'est l'esprit d'un capitalisme entreprenarial. Et si le cours de l'action baisse ou monte, peu vous importe, tant que vous pensez pouvoir toucher vos 4€ par an et par action en moyenne sur du long terme, et que vous croyez au projet de cette entreprise.

Deuxième phénomène. Si vous allez un cran plus loin, et que vous vous dites : "aujourd'hui, l'action est valorisée à 60€ car l'entreprise a annoncée 6€ par action et que les gens estiment la probabilité d'atteinte du résultat à 40% (les agences de notation qui font un peu la loi, parlent d'un "coefficient beta" qui revient un peu au même), mais moi je pense que l'entreprise dans le futur va annoncer encore mieux (par exemple 12€ par action) car le contexte va évoluer, ou que tout simplement la confiance générale des investisseurs va augmenter. Et finalement l'action va se valoriser à 120€ et je pourrai donc la revendre en faisant un bénéfice maximum. D'ailleurs, y qu'à voir ça fait déjà 10 jours qu'elle monte de 1% par jour" : alors vous êtes plus dans la spéculation car votre raisonnement ne se fait plus sur le résultat de l'entreprise mais sur l'idée qu'ont ou qu'auront les autres investisseurs des futurs résultats de l'entreprise, et que vous vous placez vraisemblablement dans une optique plus court terme.

Le monde financier est allé trop loin dans cette voie. Je ne suis pas un expert, et l'idée peut facilement être taxée de simpliste et naïve : mais il faudrait réussir à revenir un peu vers la première approche, et surtout : mettre l'Homme au centre des décisions. Passer du CAPITALisme à l'HUMANisme. Car sinon on risque de revenir au SOCIALisme, qui met l'ETAT au coeur de tout, et qui a montré son inefficacité.

 

17:49 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bourse, spéculation, investissement, humanisme | |  Facebook

vendredi, 28 mars 2008

On ne riz plus, on est ver !

Deux informations ont attiré mon attention aujourd'hui.

La première est inquiétante : c'est l'augmentation de 30% du prix du riz à la bourse de Bangkok, suite à l'annonce par l'Egypte d'arrêter ses exportations.

Je connaissais le riz Basmati (Inde), le riz Thaï, le riz américain (Uncle Ben's), le riz de Camargue... Vous connaissiez le riz Egyptien ? Moi non.  Et pourtant, renseignement pris, l'Egypte est bien un gros producteur de riz, dans la vallée de Nil. En fait le plus gros producteur du Moyen Orient. On peut donc comprendre une certains réaction des marchés : mais à ce point...  J'entendais sur BFM ce matin que les variations des cours que l'on vit en ce moment étaient surtout liées à un déséquilibre : les liquidités ne sont plus chez les Banques, mais chez les spéculateurs, qui en profitent...

Peu réjouissant, tout celà...

Mais heureusement,  la seconde information m'a rassuré : si nous ne pouvons plus manger de riz, peut-être pourrons-nous manger... des insectes ? D'après un article du Temps, le journal suisse, l'ONU voudrait en effet favoriser la consommation d'insectes.

Les avantages seraient multiples :

  1. le taux de conversion est excellent : jusqu'à 90% de ce qu'ils mangent est converti en viande, contre 10% pour l'élevage classique : que d'économies en fabrication et transport de nourritures pour bétail !
  2. ils ont des propriétés nutritives intéressantes
  3. ils produisent peu de déchets, 80% de leur corps se mange contre 50% pour l'élevage classique

La substitution de la viande classique par des insectes permettrait donc de réduire la pression sur les ressources naturelles mondiales, et mieux faire face à la croissance démographique à venir. Seul hic : c'est un peu répugnant pour notre culture occidentale (mais de nombreux pays en font des mets de choix) : il est donc envisagé de les convertir en farine.

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21:57 Publié dans Economie, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : riz, vers, insectes, onu, faim dans le monde, bourse, bangkok | |  Facebook