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jeudi, 31 juillet 2008

Plan Renault

5 à 6000 suppressions d'emploi en France, dont 1000 à l'usine de Sandouville liés au passage à 1 équipe (2 actuellement). C'est l'estimation du nombre de départs volontaires induits par les mesures annoncées la semaine dernière par Carlos Ghosn, PDG de Renault.

Celui-ci a annoncé qu'il n'atteindrait probablement pas le dernier des 3 objectifs de son "contrat 2009", à savoir +800 000 véhicules vendus/an, et ce en raison principalement de problèmes de production en Iran et de la chute du marché Européen, Espagne et Italie en tête.

Les deux premiers objectifs (qualité de la Laguna dans le top 3, marge opérationnelle de 6%) sont toujours d'actualité pour 2009, mais une économie de l'ordre de 350M€ serait nécessaire pour atteindre 6% de marge opérationnelle en 2009.

Pour un chiffre d'affaire de l'ordre de 40 milliards d'euros, l'ojectif de 6% de marge opérationnelle représente 2,4 milliards d'euros. Peut-on proposer le départ de 5000 personnes pour économiser 350M€ et faire passer une marge opérationnelle de 2,05 à 2,4 milliards d'euros, surtout quand on dit qu'il s'agit de traverser une "tempête passagère" ? Tout celà pour respecter un engagement pris il y a un peu plus de 2 ans et pour devenir "le constructeur généraliste le plus rentable" ? On peut se poser la question, même s'il faut relativiser car :

  • l'industrie automobile est dans un contexte difficile qui devrait voir des fusions ou rapprochements, et les entreprises qui ne veulent pas se faire racheter se doivent de maintenir une bonne rentabilité pour maintenir une action haute, faute de devenir OPAbles...
  • il s'agit de départs volontaires (en tout cas pour l'instant)

Il est pas contre curieux de lire partout dans la presse que les modèles Renault ne se vendent pas bien, alors que les volumes ont augmenté de +4,3% en 2008 dans un contexte pourtant difficile, même si la Laguna III, dont les qualités sont reconnues, ne se vend pas aussi bien que prévu (60000 vendus en 1 semestre pour un obectif annuel à 160 000), sans doute à cause de la dégradation du segment des grosses berlines notamment due à la prise de conscience environnementale des consommateurs.

22:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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