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mercredi, 24 mars 2010

Tu seras jamais président, mon pote !

"Tu seras jamais président, mon pote !", avait dit Daniel Cohn-Bendit à François Bayrou lors du fameux débat de la campagne des européennes. Je pense qu'il pourrait bien avoir raison. Car contrairement aux médias qui donnent le Modem pour mort mais envisagent encore un avenir à François Bayrou, je ne suis pas loin de penser exactement le contraire.

Tout ce qui s'est passé depuis 2 ans au Modem a montré aux militants déçus que François Bayrou est incapable de présider un parti et donc, dans la tête de beaucoup, a fortiori de présider un pays. Sans enlever à ses nombreuses qualités, deux défauts éliminatoires explique cela :

  1. Le premier c'est un manque d'organisation. Non pas qu'on lui demande de savoir directement organiser un parti, mais au moins de trouver à qui confier cette organisation de manière efficace. Or force est de constater que ceux qui ont eu cette charge depuis 2 ans, ont complètement échoué, pour en arriver à la zizanie actuelle. Dans la tête de beaucoup, comment quelqu'un qui a pu laisser un parti aussi désorganisé que le Modem peut-il prétendre à présider un jour le pays ? 
    Ce formidable sens de l'organisation se retrouve jusque dans les déclarations d'un de ses lieutenants suite au départ de Corinne Lepage: JM Vanlerenberghe (par ailleurs responsable de l'organisation au sein du parti) aurait pu regretter de perdre une compétence appréciée des militants et qui avait d'ailleurs eu droit à une standing ovation au dernier congrès Arras, se demander pourquoi on avait pu en arriver là, et faire peut être un peu d'auto-critique, mais non ! Sa seule réaction a été de lui demander de rendre son mandat européen, comme si les transfuges arrivés au Modem en 2007 tels JL Bennhamias, avaient, eux aussi, rendu leur mandat !
  2. fb.jpgLe second, c'est la difficulté à se remettre en question, cette tendance à croire détenir la vérité absolue, que l'on retrouve dans cette principale déclaration suite à la claque des régionales : "une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire". Si sur le fond c'est parfois vrai, François Bayrou aurait peut être du d'abord insister sur la nécessaire remise en question de sa stratégie politique, sa tactique et son organisation qui depuis 2 ans, n'a fait que cliver le parti au lieu de le rassembler faute de débats internes suffisants, et conduit à des échecs successifs (municipales, européennes, régionales). Pour espérer se faire élire un jour, il est plus important de progresser avec les petits cons d'adhérents que nous sommes, relais indispensables, que de progresser vite mais tout seul ou avec quelque élite. La mutation des dirigeants de l'ex-UDF en dirigeants d'un vrai parti populaire reste finalement encore à faire.
    En outre je me souviens des propos de François Bayrou lors d'un débat sur le "livre orange", qui se tenait au Siège du Mouvement. En réponse à une proposition très légèrement audacieuse d'un militant, il avait répondu : "je crois que souvent on néglige les effets du changement, qui perturbe les gens et crée plus de désordre qu'ils ne résoud les problèmes (*)". François Bayrou, dont le parti s'appelle "Démocrate", est finalement un peu "conservateur" dans l'âme...

Toutes les conséquences de ces défauts, les 50 000 militants les ont subies depuis 2 ans. Beaucoup sont partis. Et ils ne vont pas l'oublier jusqu'en 2012. Et s'ils en arrivent à dissuader 10 personnes de leur entourage, ça fait 500 000 voix en moins...  S'il veut conserver une chance, François Bayrou ne devrait pas sous-estimer leur pouvoir de nuisance, et prendre les mesures qui s'imposent.

Relancer et organiser/structurer le travail sur le livre orange pourrait en être une. Peu importe que la presse n'ait pas encensé ce travail au congrès d'Arras, ni insisté sur le fait que le Modem est le seul parti à avoir un programme aussi "démocratique". Il est effectivement très perfectible, mais c'est le seul document collectif du Modem (voté au congrès d'Arras), il faut persévérer et continuer à l'améliorer.

(*) sur le fond le message était celui-ci, mais la formulation était peut-être différente

 

 

08:30 Publié dans Politique, Vie du Modem | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bayrou, modem, vanlerenberghe, bennhamias, cohn-bendit | |  Facebook

lundi, 15 mars 2010

Suite géométrique

Le score du Modem aux régionales est une véritable claque. Seul Jean Lassale fait plus de 10% et seules 3 régions font plus de 5% (Centre, Bretagne, Basse-Normandie) d'après la carte du Monde.fr

En Ile de France, les "déçus" qui sont partis en claquant la porte plus ou moins bruyamment, et plus ou moins pour de bonnes raisons, ont sans doute bien oeuvré pour ce faible score en faisant pousser la zizanie déjà semée par une stratégie discutable du Siège du parti. Les médias friands de ces petites querelles, s'en sont donnés à coeur joie, contribuant à la "dynamique de la défaite".

Les scores du Modem aux élections qui se sont succédées depuis sa création ne sont pas très encourageants, c'est un euphémisme :

  • Présidentielles 2007 : u0 = 18,57%
  • Européennes 2009 : u1 = 8,46% soit en gros 50% du score précédent
  • Régionales 2010 : u2 = 4% soit en gros 50% du score précédent.

Ca fait presque une petite suite géométrique de "raison r = 0,5", et si on extrapole, ça fait pour les Présidentielles 2012 : u3 = 2%.

Or j'ai rejoint le Modem parce que c'était un parti qui avait prétention à gouverner, pas à faire 2%.

D'aucuns mettent en cause l'échec de telle ou telle stratégie de "risette avec la gauche". Peut être. Je pense avant tout qu'il y avait 52% des électeurs à convaincre de venir voter, et que le Modem n'a pas réussi, alors que c'était lui qui en avait le plus besoin.

Mais pour faire venir les gens, il faut susciter l'enthousiasme, ce qui n'a pas pu être le cas à cause des querelles internes qui ont fait parler d'elles beaucoup plus que le programme. Ceux qui sont partis avec grand fracas du Modem, avec force communiqués de presse et lettres ouvertes, ont réussi. La seconde lame des blogs style "chevalier orange"  a aussi oeuvré pour ce taux d'abstention en véhiculant une idéologie populiste du genre "tous pourris, surtout au Modem" : pas directement, car l'audience de tels blog ne doit pas dépasser les quelques milliers. mais indirectement, en créant un climat.

En y repensant, depuis que j'ai adhéré au Modem, je n'ai vu que des conflits ouverts à tous les niveaux :

  • Départemental, entre Antoine Dupin et Pierre Creuzet. Depuis que le premier dirige le département, il ne s'est pas passé grand chose, mais j'entend dire que c'est à cause de Pierre Creuzet, pourtant largement minoritaire. Des choses m'échappent,
  • Puis local, entre la présidence de section majoritaire, élue suite au non respect d'une promesse de campagne par un candidat, et Sylvain Canet, candidat ayant pourtant obtenu le plus de voix. Ce conflit se retrouve encore aujourd'hui jusque dans le fait que le nom de ce dernier, pourtant seul Boulonnais sur la liste Ile de France, n'est jamais mentionné sur le site de la section, et que certaines photos de campagne sont tronquées pour qu'il n'apparaisse pas. Des trahisons diverses et des gamineries qui m'ont conduit à prendre mes distances avec le local pour me consacrer aux commissions nationales.
  • Las, au niveau National, le conflit larvé entre Corinne Lepage et François Bayrou/Marielle de Sarnez se termine par la démission de la première du poste de responsable des commissions à la veille du congrès d'Arras sensé élaborer le "projet démocrate". Notez que je ne me considère pas comme suffisamment bien informé pour savoir à qui la faute : mais en tout cas, énorme gâchis au final.
  • Ceci se termine avec les Régionales, une incompréhension du dialogue à gauche initié en août 2009 par Marielle de Sarnez qui heurte les anciens UDF notamment, le parachutage d'Alain Dolium mal digéré par les sortants, une situation identique dans d'autres régions, où certains démissionnent avec grand fracas usant de leur pouvoir de nuisance (hauts-de-seine par exemple), pour, à n'en pas douter, augmenter le taux d'abstention, voire les scores des concurrents. Là encore, je ne suis pas assez informé pour savoir qui des démissionnaires ou de ceux qui ont "provoqué" ces démissions sont coupables. Probablement un peu les deux ? L'inaction de certains pendant leur mandat (dans le 92, qui a entendu parlé d'un positionnement officiel du bureau du Modem ?) n'a pas joué en leur faveur. La direction du siège, un peu autocrate, a du aussi en agacer plus d'un.

Les conflits internes, bien sûr, sont le lot des partis et des jeux d'appareil. Il n'est pas facile de rassembler des âmes de mercenaires opportunistes, dont le Modem est rempli à ras bord (tous ceux qui se sont dit  : "tiens un parti nouveau, y a peut être des places à prendre").

Mais comment peut-on prétendre rassembler et diriger un pays quand on n'est pas foutu de se mettre dans une salle pour discuter stratégie, mettre de côté ses conflits internes et mobiliser tous les adhérents au moins pendant une campagne ? Un parti qui se veut rassembleur pour être crédible doit déjà rassembler les siens.

Pour terminer sur une note optimiste, j'espère finalement que les deux échecs des européennes puis des régionales n'étaient qu'un mal nécessaire :

  1. Aux européennes, les "primo-adhérents" s'étaient plaint de ne pas être assez représentés sur les listes
  2. Aux régionales, ils l'ont été, parfois au détriment des "anciens"

Les deux se sont rétamés, en divisant le score précédent par deux. Chaque catégorie va-t-elle enfin apprendre à travailler avec l'autre et se rendre compte que ce n'est que rassemblé que le Modem peut gagner ?

08:33 Publié dans Politique, Vie du Modem | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

dimanche, 07 février 2010

Listes Modem des régionales : le vote des adhérents

Les têtes de liste régionales avaient été validées fin 2009 suite à la consultation nationale des adhérents.

Une seconde consultation qui visait à valider les 2 premiers noms pour chaque département, vient de s'achever.

Le vote proposait d'approuver, de ne pas approuver, ou de voter blanc pour les 2 premiers noms de chaque département d'une région.

Les résultats en pourcentages sont ci-dessous (on peut cliquer sur l'image pour la voir en plus grand)

résultats.gif

En Ile de France, comme dans la plupart des régions (sauf la Picardie), le oui l'emporte largement. Et ce malgré les nombreux remous qui ont fait la une de la presse.

Et en Ile de France, malgré la démission, à la veille du scrutin, du président du Modem 92, à la fois de son poste de président du 92, et du Modem, démission qu'il a justifiée à l'ensemble des adhérents du 92 (3000 selon une lettre envoyée à F. Bayrou fin 2009), dans sa "dernière lettre en tant que président du Modem 92".

Espérons en tout cas que maintenant, la campagne va enfin pouvoir commencer plus sainement et sereinement derrière Alain Dolium, qui a bien des atouts à faire connaître, et progresse à chacune de ses apparitions publiques.

 

 

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samedi, 05 décembre 2009

Bien gérer le cycle du carbone

logoco2.jpgSi l'impact du CO2 sur le réchauffement climatique est affirmé par une majorité de scientifiques, même les "sceptiques" du réchauffement comme Claude Allègre s'accordent à dire qu'il faut lutter contre l'augmentation du taux de CO2 dans l'air, ne serait-ce qu'à cause de son effet sur l'acidification des océans, mais aussi pour maîtriser la fin des ressources fossiles.

Mais comment réduire le taux de CO2 dans l'air ? Bien que non spécialiste, je me suis livré à une petite tentative de synthèse, en essayant de distinguer les solutions d'ordre technique de celles d'ordre politique. Les commentaires sont bienvenus, et seront pris en compte dans la mesure du possible.

1. Les solutions techniques.

Techniquement, il y a deux approches : réduire les émissions, ou augmenter la séquestration.

1.1 Première approche : réduire les émissions de CO2 en réduisant la combustion fossile

C'est la solution habituellement avancée notamment par les écologistes.

Le CO2 est principalement émis dans l'air par les combustions naturelles ou anthropiques : de bois, de gaz, de charbon, de pétrole. En ce qui concerne le gaz, le charbon et le pétrole, dont les stocks diminuent et sont très longs à rétablir de façon naturelle, la tendance est inéluctable. La question porte donc sur la nécessité ou non de ralentir notre utilisation, ce qui aurait en outre l'avantage de prolonger la durée de vie des techniques énergétiques basées sur ces combustibles.

Pour illustrer : si la capacité d'absorption de CO2 de la terre est de 50 unités par an, et que nous en émettons par combustion 100 par an, alors que notre stock de carburant est de 1000, alors nous allons émettre 100 par an pendant 10 ans, et le taux de CO2 va augmenter de 50 par an pendant 10 ans. Si nous réduisons notre combustion à 50 par an, alors pendant 20 ans, nous allons profiter de nos combustibles fossiles sans augmenter le taux de CO2 de l'air.

Mais comment réduire les émissions de CO2 ? Il y a plusieurs approches :

  • Remplacer l'énergie fossile par d'autres énergies primaires moins émettrices : force humaine (le vélo au lieu de la voiture, par exemple), éoliennes, solaire, géothermie, barrages, osmose, nucléaire, biomasse, centrales charbon "propre" qui capturent le CO2, ou tout autre technique existante ou à inventer.  Concernant la biomasse, le gain réside plus dans le fait que pour produire cette biomasse, on capte du CO2 dans l'air pour produire la plante qui ensuite est brulée pour rendre une partie de son énergie et rejeter à nouveau du CO2. Ces méthodes sont celles qui sont beaucoup mises en avant, car elles sont les plus "voyantes".
  • Réduire notre consommation d'énergie en améliorant l'efficacité énergétique des systèmes qui transforme l'énergie fossile en électricité, mouvement, chaleur. Par exemple, un moteur thermique de voiture est surtout une chaudière puisque seuls 30 à 40% de l'énergie est convertie en mouvement, le reste l'est sous forme de chaleur. Réduire l'utilisation d'engrais en agriculture réduit également la consommation énergétique et les émission de gaz à effet de serre.
  • Réduire notre consommation d'énergie en réduisant l'activité consommatrice d'énergie. Par exemple en relocalisant certaines industries ou agriculture, on peut réduire la demande en transports. En construisant des objets qui durent deux fois plus longtemps, on réduit d'un facteur deux la consommation annuelle des mêmes objets et donc la consommation d'énergie associée à cette production. Ce sont les mesures les moins chères, car l'énergie non consommée est la moins chère ! Mais c'est sur thème que les adversaires des écologistes leur reprochent de prôner une forme de "décroissance morbide". Elle semble toutefois de bon sens, même si elle remet en cause la "société de consommation", véritable fuite en avant vers des flux de plus en plus rapides "production -> consommation -> déchets" de façon à maximiser les revenus de la production en augmentant la consommation : maximiser la consommation n'est pas forcément source de bien-être, en tout cas pour un humaniste qui croit au progrès en science et conscience, plus qu'au progrès consumériste.

1.2 Seconde approche : augmenter la séquestration et l'enfouissement du CO2

Ces techniques, bien évidemment défendues par les pays pétroliers, consistent principalement à :

  • Améliorer la séquestration naturelle des surface terrestre ou océanique :
    • Convertir des surfaces végétales en prairies ou forêts qui jouent le rôle de "puits de carbone", grâce au mécanisme de  la photosynthèse. Certaines techniques à base d'algues sont également expérimentées.
    • améliorer le potentiel de captation de l'océan, en dopant par exemple le plancton à l'aide de fer. L'impact de ces techniques est encore mal connu et risqueraient de détériorer les équilibres des éco-systèmes marins, ou d'acidifier les océans, l'un des phénomène qu'il faut justement combattre !
  • Mettre en place des techniques artificielles de "puits de carbone", soit en sortie des centrales à charbon, par exemple, soit par des dispositifs dédiés. Un institut britannique a par exemple récemment publié une étude sur des "arbres artificiels" qui capteraient le CO2 par filtrage.

Mais au delà du captage du CO2 de l'air, il faut le stocker, sans qu'il ne risque de se libérer à nouveau trop rapidement. C'est la difficulté de l'approche. Plusieurs solutions sont à l'étude : stockage dans le fond des océans, ou stockage géologique.

  • Le stockage au fond des océans peut avoir des conséquence dangereuses comme l'acidification, l'un des phénomène qu'il faut justement combattre ! On évoque toutefois une technique consistant à stocker le carbone en déposant les résidus des récoltes comme les fanes de blé au fond des "éventails alluviaux" dans les bassins océaniques profonds. La biomasse serait ainsi recouverte par les alluvions et enterrée dans la vase du plancher océanique où elle serait emprisonnée pour un temps important.
  • Le stockage géologique semble plus prometteur et moins risqué. Il est envisagé de réinjecter le carbone dans des champs pétrolier.

2. Les solutions politiques

Plusieurs leviers sont possibles, visant à favoriser l'éclosion de tout ou partie des solutions précédentes.

2.1 Des mesures interventionnistes directes

J'en vois deux principales :

  1. Contraindre de façon autoritaire les comportements producteurs de CO2 : interdire la voiture, réduire la taille des routes ou la vitesse limite sur les routes, rationner le fuel de chauffage ou l'électricité... Ces mesures ont l'avantage de coûter peu, mais se heurtent parfois aux questions de liberté individuelle, et sont vécues comme des régressions.
  2. Subventionner tout ou partie de la recherche ou déploiement des techniques évoquées, mais lesquelles ? Le risque est de favoriser telle ou telle technique au détriment d'une autre qui pourrait s'avérer plus efficace a posteriori, et créer des polémiques sur des conflits d'intérêts à l'origine de favoritisme pour telle ou telle technique.

2.2 Des mesures indirectes pour orienter l'économie

J'en vois trois principales :

  1. Taxer la production de carbone ("taxe carbone") : c'est un levier intéressant, mais il faut prendre garde à ce qu'il soit homogène pour toutes les technologies émettrices de CO2, et homogène mondialement, ou alors l'assortir de taxes aux frontières entre les zones qui l'appliquent et celles qui ne l'appliquent pas.
  2. Créer un marché du carbone pour mobiliser l'économie (y compris les investissements en recherche) autour d'objectifs de réduction des émissions nettes de l'économie. Ces mesures ont l'avantage de donner "du grain à moudre" aux financiers et donc de permettre des investissements réducteurs de CO2, mais l'inconvénient de faire émerger des acteurs forts plus intéressés par les gains financier sur le carbone que par l'intérêt général, voire de générer des bulles spéculatives sur l'évolution du prix du carbone, et mobilier les acteurs financier pour faire monter ce prix du carbone, en soutenant les "catastrophistes" pour créer la psychose générale. En effet, les pays ou les entreprises qui sauront piéger le carbone à sa source auront un sérieux avantage sur le futur marché des "quotas d'émissions" qui semble se développer, et pour que ce marché soit le plus lucratif pour ces dernières :
    1. Il faut que le prix du CO2 soit maximal. Si le prix en est fixé par les états, et basé sur des objectifs de réduction les plus contraignant possible, c'est tout bénéfice, d'où une tendance naturelle à être très alarmiste pour que les contraintes sur les émissions décidées par les états soient maximales. Les détracteurs du réchauffement climatique accusent les "réchauffistes" et en particulier Al Gore d'être motivés par des gains financier sur ce marché. La banque Goldman-Sachs semble également miser massivement sur une hausse du prix du carbone.
    2. Il faut que ce marché soit maximal en volume, et ainsi toute mesure de type "réduction de l'activité" est néfaste pour eux car elle réduit la demande. D'où les accusations de "décroissance morbide" contre toutes les mesures visant à réduire ce marché.
  3. Fixer des objectifs globaux de réduction globale du CO2 émis (en net). C'est l'enjeu de Copenhague, avec la difficulté de la répartition des efforts, l'idéal étant que l'effort soit maximal là où il est le plus rentable : définir des quotas a priori n'est donc peut être pas une mesure idéale. Par contre on peut imaginer qu'il soit plus efficace d'aider les pays en voie de développement à développer une économie directement "propre", plutôt que de convertir les investissements existants et non encore amortis, dans les pays développés. C'est tout l'enjeu de Copenhague. Car pousser une telle politique risque aussi de voir l'occident perdre son leadership dans l'économie future "post pétrole".

3. Conclusions

Les politiques ne doivent pas se faire aveugler par les bonnes intentions affichées qui cachent aussi d'énormes intérêts financiers, et rester garant de l'intérêt général. Et en l'occurrence, l'intérêt général, c'est :

  1. Aller au bon rythme : ni trop lentement pour ne pas trop mettre en péril l'écosystème, ni trop vite pour ne pas porter l'effort sur le CO2 au delà du nécessaire, au détriment d'autres sujets tout aussi graves comme la faim dans monde, le traitement des déchets, la préservation de la biodiversité... C'est LA question qui devrait faire débat aujourd'hui.
  2. "Récompenser" la contribution à l'objectif collectif de façon homogène géographiquement et pour toutes les techniques, sans prendre parti pour telle ou telle, afin de ne pas freiner les innovations à venir. S'ajoute également la question centrale de Copenhague concernant la politique vis à vis des pays en voie de développement :  il se pourrait qu'il soit plus facile pour les pays en voie de développement de passer directement à des technologies "propres", car il y moins d'investissements existant à rentabiliser que dans les pays développés.

Mais le problème est complexe car des enjeux géopolitiques et notamment celui de la place des pays industrialisés dans le monde futur ne doivent pas être ignorés : qui gérera l'énergie de demain ?

16:11 Publié dans Vie du Modem | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : carbone, co2, fossile, copenhague, séquestration, puits de carbone | |  Facebook

vendredi, 04 décembre 2009

Le Modem réunit son congrès à Arras ce week-end

AVP.jpgOn reprochait au Modem de ne pas avoir de projet. Ce sera chose faite ce week-end, après un congrès à Arras.

Ce projet a été élaboré avec l'ensemble des forces vives du parti, et elles sont nombreuses, que ce soit les commissions nationales ou des individus.

Il sera soumis aux amendements et au vote des adhérents ce week-end.

La version qui sortira du congrès sera en fait un point de départ, qui a vocation à évoluer, comme le rappelle Robert Rochefort en introduction.

Pour y accéder, cliquer ici.

 

13:37 Publié dans Vie du Modem | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modem, arras, projet démocrate, robert rochefort | |  Facebook

samedi, 06 décembre 2008

Conférence Jacquard-Peyrelevade

Une conférence en plein dans l'actualité est organisée à Boulogne-Billancourt par l'association la Cité des Savoirs du 21è siècle & Sylvain Canet : Albert Jacquard & Jean Peyrelevade débattrons sur le thème "l'économie peut-elle être humaniste ?"

Lieu : salle Landowski, 28, avenue André Morizet / Parking à proximité / M° Marcel Sembat

Date : mardi 16 décembre à 20h30

Entrée libre

conf-cite.jpg

09:27 Publié dans Démocratie boulonnaise, Economie, Gouvernance, Vie du Modem | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

mardi, 02 septembre 2008

du nouveau sur le portail netvibes weirdman

Un onglet modem permet entre autre de suivre les nouveautés sur les sites de campagne des élections départementales internes, mais aussi sur quelques blogs modem interessants comme quindi...

N'hésitez pas à m'en signaler d'autres...

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