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samedi, 13 décembre 2008

La peste soit des pesticides !

manger_bioP.jpgDes médecins et nutritionistes le disent depuis longtemps mais cela restait confidentiel : les pesticides que l'on retrouve dans les aliments pourraient être à l'origine de cancers et autres maladies de parkinson : soit pour ceux qui les manipulent (les agriculteurs au premier chef), soit pour ceux qui les mangent (tout le monde).

Des nutritionnistes recommandent surtout de faire manger bio aux enfants de 0 à 3 ans. Monsieur le Maire, quand est-ce que les enfants de nos crèches mangeront enfin du Bio, au moins partiellement, comme prévu dans votre proposition n°6 de la campagne muncipale : "Élaborer une charte du développement durable et de l'écoresponsabilité pour toutes les activités municipales (parc automobile à énergie propre, utilisation d'aliments « bio » pour les repas…)" ?

Et pour les adultes, c'est pire : le vin, l'un de nos produits nationaux, serait le plus contaminé : car la culture du raisin, qui représente 3% des terres, consomme 20% des produits phytosanitaires ! On retrouve ainsi parfois des doses de pesticides atteignants plus de 5000 fois la dose autorisée dans l'eau du robinet : mais c 'est légal, car les seuils pour le vin ne sont pas aussi stricts que pour l'eau.

Alors l'alcool tue, peut-être, mais pas seulement à cause de l'alcool ? Chacun est juge. Personnellement, j'essaie de consommer du vin bio depuis quelques temps.

Source : nouvel obs

08:55 Publié dans Environnement, Les 100 Projets de Baguet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bio, pesticides, vin, cancer, parkinson | |  Facebook

samedi, 14 juin 2008

Des télécabines à boulogne ?

arton2760-16a05.jpgL'idée fait son chemin : des municipalités s'équipent de télécabines plutôt que de tramway (exemple de Medellin ci-contre, lien ici)

J'ai tenté en cherchant un peu partout sur le net de récapituler les avantages et inconvénients de ce mode de transport, j'ai obtenu le tableau ci-dessous. On y voit que les avantages des télécabines en font un moyen de transport peut-être plus intéressant que tramway et métro pour certains cas :

  • En terme de performances :
    • un débit qui peut dépasser celui du tramway et atteindre la moitié d'un métro, dans le cas de gros téléphériques
    • une vitesse commerciale (arrêts inclus) qui varie entre celle d'un tramway et celle d'un métro.
    • un faible temps d'attente, et donc un intérêt plus grand pour les petits trajets
    • un confort élevé (fluidité)
    • une bonne fiabilité (99,8%)
  • Economiquement :
    • un bon rapport débit / coût : pour 1M€, on peut construire une ligne de 1km au débit de 2286 personnes/heure,
    • une faible occupation de surface au sol (s'ils sont mis en hauteur)
  • D'un point de vue environnemental :
    • pas de rejets de CO2 puisque 100% électrique
    • un rendement énergétique 5 à 6 fois supérieur aux autres moyens de transport collectifs, lié au non contact avec le sol (pas de frottements
    • pas de bruit

Leur principal inconvénient est la pollution visuelle : en ville, les télécabines passent devant les immeubles, ou au dessus. J'imagine que le vent peut aussi poser un problème (c'est le cas en montagne en tout cas)

Elles sont principalement utilisées en montagne, elle peuvent très bien l'être sur terrain plat.

comparaison.png

Dans le cas de Boulogne ne pourrait-on pas imaginer des télécabines le long de la Seine, par exemple, au lieu de cette boucle coûteuse de la ligne 9 proposée par Mr Baguet ? Ce me semble en tout cas une piste à explorer.

Au delà de Boulogne, à l'échelle du "Grand Paris", on voit qu'une telle solution présente finalement, outre l'efficacité et le respect de l'environnement, un intérêt non négligeable et qui pourrait être l'enjeu de demain : l'AGILITE. En effet, le coût d'investissement d'infrastructure (pylones, cables, moteurs) est faible, et l'infrastructure peut être déplacée si besoin. Or on peut se poser la question : doit on planifier à 20 ans un schéma de transport, basé sur des hypothèses d'habitat et de localisation des emplois incertaines, ou doit-on disposer d'une offre de transport AGILE capable de s'adapter rapidement et à coût optimal aux évolutions de la demande ? Il faut des années pour décider un métro ou tramway, des années pour le réaliser, il y a risque qu'entre les premières idées et la réalisation la demande ait changé...

Sources pour les performances des transports : le site science et décision, le chaînon manquant (pro-télécabine) et quelques autres site.

mercredi, 11 juin 2008

Je tue Ile Nous vous Iles

Quand j'ai emménagé à Boulogne il y a quelques années, la perspective d'un nouveau quartier à proximité m'emballait.

4 ans plus tard, je vois que si le parc du Trapèze semble être bien parti, il va manquer une âme à tout celà. Et que si l'équipe sortante avait eu du mal à en créer une, la nouvelle équipe ne semble guère mieux s'en sortir, et manque singulièrement d'idées.

Pour avoir discuté parfois vivement avec des électeurs de cette nouvelle équipe, leur préoccupation principale semblait surtout que çà rapporte de la taxe professionelle : vaste ambition pour Boulogne. Mais j'avais oublié de leur poser une question : de la taxe professionnelle à partir de quand ? 

Pour tout dire, face à la tournure que prennent les événements autour de cette île, j'ai ces derniers temps des envies de manif'. Ca ne m'était pas arrivé depuis mes années lycée, où j'étais allé scander "Devaquet au piquet" pendant 5 minutes, avant d'aller passer ma journée à jouer au billard en buvant des bières avec mes potes, après avoir vu comment les jeunes socialistes manipulaient la foule étudiante.

Un espoir peut être : Monsieur Baguet se targuait de vouloir faire un projet "pour les Boulonnais". Mais si au lieu de chercher les idées au conseil général ou à l'Elysée, la nouvelle municipalité (re)consultait les Boulonnais, de façon officielle ? Avec une présentation du projet actuel de l'ancienne municipalité et une première question peut-être : que pensez vous de ce projet ? Puis un avis sur les pistes de propositions à explorer ?

00:33 Publié dans Les 100 Projets de Baguet | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ile seguin, trapèze | |  Facebook

mercredi, 04 juin 2008

Ile Seguin : après un terrain vague, un vague projet

Le projet Baguet pour l'Ile Seguin prend corps. Alors qu'il critiquait les projets précédents qui ne rapportaient que peu de taxe professionnelle, n'étaient pas pour "tous les Boulonnais", et laissait une l'ile déserte la nuit, il voit plus grand : le non projet.

  • Une ile désertée pas seulement la nuit mais aussi le jour.
  • un non projet pour tous les Boulonnais : car tous les boulonnais paieront la facture liée à la non-vente des terrains.

Pourtant, la tendance, ce sont des projets à 0 émission de C02, pas 0 projet.

L'idée de Mr Baguet est peut-être de préparer avec ses urbanistes en herbe un projet pendant les 6 ans de sa mandature, pour en faire à nouveau l'enjeu des prochaines municipales ?

Lien : Article de Libé sur le site de JPF

07:58 Publié dans Les 100 Projets de Baguet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ile seguin, baguet | |  Facebook

samedi, 17 mai 2008

Conseil municipal de Boulogne du 15 mai

Attiré par le point n°7 de l'ordre du jour du conseil municipal de Boulogne du 15 mai, j'avais décidé de m'y rendre.

Le point n°7 de l'ordre du jour était : "Démocratie de proximité – Périmètre – Dénomination, composition et modalités de fonctionnement des Conseils de Quartier. Commission des Affaires Générales et Sociales (M. Bacchetta)".  Sujet intéressant et au coeur de la campagne de la liste Modem - Les Boulonnais en Mouvement. Après deux mois de réflexion, nul doute que la nouvelle équipe UMP allait proposer des modalités de fonctionnement originales, un mode de désignation original. D'autant que chacun se souvient par coeur de la proposition 99 du programme de PC Baguet : "développer et renforcer l'action et le rôle des conseils de quartier."

Le conseiller responsable du sujet était Mr Bacchetta, un ancien UDF-Modem rallié à PC Baguet pendant la campagne. Voici ce que j'ai retenu de son intervention :

  1. Extension des conseils de 20 à 26 citoyens. Plus on est de fous plus on rit, mais pourquoi pas 27 ou 25, on ne sait pas.
  2. Réduction de la durée du mandat à 2 ans pour permettre à plus de citoyens d'en faire partie : plutôt une bonne idée.
  3. Nomination des 26*7=182 conseillers de quartiers par cooptation, la liste étant fournie en séance. Fourcade regrette cette mise à disposition tardive ainsi que le manque d'information sur la liste (exemple : pas d'adresses permettant de vérifier la bonne représentativité géographique), et le PS obtient même une suspension de séance pour avoir le temps de la lire avant le vote.

Finalement les conseillers UMP, bons soldats, votent pour, et les autres s'abstiennent ou ne prennent pas part au vote.

La critique est facile et l'art est diffcile, mais sur le sujet, malgré les points 1 et 2 plutôt positifs, le sentiment qui prédomine est plutôt une déception, car on aurait pu s'attendre à un élan plus significatif sur le sujet. On peut regretter en particulier :

  • Le néant sur le renforcement de l'action des conseils de quartier (une proposition de la campagne), et rien non plus sur les modalités de fonctionnement. D'ailleurs le PS qui interroge sur le fonctionnement des conseils se fait renvoyer dans ses buts par Mr Le Maire : "laissez les s'organiser". Une bonne façon de se raccrocher aux branches quand on n'a pas bossé son dossier autant que le prévoyait l'ordre du jour...
  • Une méthode de nomination des conseillers absolument pas transparente : aucun appel public à candidature (même dans mon village natal de 300 habitants il y a un appel formel à candidature pour les conseils de quartier), et même dans une logique de cooptation, aucune information sur la façon dont ont été choisis les conseillers : répartition géographique ? représentativités des tranches d'âge ? représentativité des milieux sociaux, des métiers ? représentativités des types de cellules familiales ? des lieux de travail ? Tout laisse croire qu'on a plutôt cherché les copains des copains pour trouver 182 noms. Et casé un représentant de chaque groupe municipal dans chaque quartier, prenant soin au passage de récompenser un jeune militant UMP qui a bien tracté pendant la campagne, mais aussi de ne mettre aucun adhérent du Modem -sauf erreur-, mais çà on pouvait s'y attendre.
  • Une méthode municipale un peu hardie pour faire voter la liste des conseillers, fournie à la dernière minute, rendant le débat impossible : bel exemple de démocratie interne au sein du conseil municipal, qui laisse perplexe.

Bref un côté un peu "mascarade", comme l'a scandé Sylvain Canet pendant le Conseil. Espérons que la suite sera plus rassurante.

Plus globalement, j'ai surtout été surpris par l'ambiance hall de gare de la table du Conseil : on se lève, on discute en messes basses, on rigole entre-soi, bref on n'est pas toujours très attentifs aux interventions et débats dans les rangs des conseillers. Il n'en ressort pas une très grande impression de sérieux, mais plutôt une espèce de connivence d'un milieu "entre-soi" qui méprise un peu la chose publique mais s'amuse bien tout en se désintéressant ostensiblement de certains sujets.. Et surtout nous avons un gros souci de santé publique : certains de ces messieurs ont de gros problèmes de prostates pour avoir besoin de se lever aussi souvent ;-)

mercredi, 02 avril 2008

Cancers, Bio, et proposition n°6 de PC Baguet

Dans un article du Monde, une directrice de recherche à l'INSERM, responsable de l'équipe épidémiologie pour la prévention du cancer, s'inquiète des effets de l'environnement sur notre santé et en particulier les cancers :

"Dire qu'il ne faut pas fumer, boire le moins d'alcool possible, avoir une alimentation équilibrée, de préférence sans trop de résidus de pesticides et de polluants divers, faire de d'exercice physique, tout cela est très bien. Mais il existe d'autres éléments que l'individu ne peut pas contrôler : l'air qu'il respire, l'eau qu'il boit, l'endroit où il habite, l'exposition aux champs électromagnétiques. Il faudrait être plus drastique notamment sur les pesticides. Aujourd'hui, quand on fait un repas normal, en France, on est exposé aux résidus de 21 pesticides. Il faudrait davantage éliminer de notre mode de vie et de notre environnement les composés dont on sait avec certitude ou que l'on soupçonne très fortement d'être des cancérogènes pour l'être humain. Mais on se heurte à des intérêts commerciaux. Cela relève de décisions politiques sur lesquels chacun d'entre nous peut peser". Tiens-tiens, çà me rappelle un débat sur les OGM...

1048085210.jpgPourtant, les parents qui demandent la mise en place de nourriture bio dans les écoles se voient répondre que ce n'est pas possible pour des "problèmes d'approvisionnement". C'est ce que j'ai pu lire cette semaine dans un compte-rendu de réunion de l'école maternelle de ma fille.

Notre nouveau maire de Boulogne-Billancourt PC- Baguet et ses adjointes Christine Bruneau (développement durable) et Marie-Anne Bouée (petite enfance) auront donc du pain sur la planche s'ils veulent réellement mettre en oeuvre ce volet de la proposition n°6 de leur programme : "Élaborer une charte du développement durable et de l'écoresponsabilité pour toutes les activités municipales (parc automobile à énergie propre, utilisation d'aliments « bio » pour les repas…)". 

vendredi, 21 mars 2008

Proposition Baguet n°37 : l'enfouissement

Il s'agit de la proposition n°37 du programme municipal de l'UMP (qui en compte 100) : "Lancer le projet d'enfouissement des avenues du Général-Leclerc et Edouard-Vaillant avec péage urbain (cf : tunnel du Prado à Marseille) et réaménager la route de la Reine pour la rendre plus sûre et plus agréable"

La seconde partie de cette proposition n'est pas contestable, et suffisamment vague pour qu'on puise y adhérer : d'autres candidats ont d'ailleurs fait des propositions similaires.

L'objet des inquiétudes est plutôt la première partie: comment réduire les nuisances des automobiles qui transitent à travers Boulogne matin et soir ? Il s'agirait d'enfouir la RD910 (avenue Edouard Vaillant / General Leclercq) pour y faire passer les 40% de voitures en transit qui circulent chaque jour sur cette avenue. Idée séduisante a priori, et qui a apparemment séduit les habitants qui ont voté pour lui au premier tour. Mais ces habitants ont ils conscience que ce projet se heurte au principe de réalité ? Sous l'avenue, il y a le métro ligne 9. Il faut donc faire passer le tunnel à côté, en dessous, ou au dessus.

  1. A côté : il y a malheureusement des branches du métro qui s'écartent de chaque côté (ateliers, liaisons techniques vers la ligne 10). Il est donc impossible de faire passer un tunnel "à côté".
  2. Au dessus : il n'y a pas assez de place, cette idée consisterait plutôt à "couvrir" qu'à enfouir. Impact sur le paysage et pour les riverains désastreux, un mur qui couperait Boulogne en deux.
  3. En dessous : c'est la seule solution qui permet d'enfouir tout le long. Celà nécessite de descendre à
    75mètres, et donc une rampe d'accès de quelques centaines de mètre, le long de laquelle l'avenue ne serait pas couverte. Le coût estimé d'un tel projet varie entre 300 millions d'euros et 1 milliard d'euros : ce qui risque de coûter cher au contribuable...  Mais monsieur Baguet a la solution : un financement privé, l'affaire étant "rentable". Livrons nous donc à un petit calcul, en prenant l'hypothèse la plus favorable.

L'enfouissement : une affaire rentable ?...

Sauf erreur, la circulation est estimée à 60000 véhicules par jour, dont 40% de transit, soit au mieux 25000 véhicules par jour en transit (semaine), et non 50000 comme l'indiquent les partisans du projet.

Multiplions par 300 jours (les week end et en août, le trafic est moindre) : 7,5 millions de véhicules par an au grand maximum, car il y aura de fait un phénomène d'évasion. En prenant en compte des coûts d'exploitation et d'entretien annuel de 1% du coût initial (incluant les grandes réparations tous les 5ans, tous les 20 ans), une rentabilité exigée par les investisseurs (taux d'actualisation de 11% par exemple), on arrive à un coût du ticket entre 5 et 10€ pour rentabiliser en 30 ans : énorme ! A ce prix là peu de gens le prendront, il est donc peu probable que quelqu'un de raisonnable ne se lance dans un tel investissement, le contribuable risque donc d'avoir à payer la note in fine...

C'est le contribuable qui finira par payer, car ce projet est compliqué, coûteux, et non rentable : il y a certainement  bien mieux à faire!

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Illustration : bientôt le fantôme du tunnel de la RD910 ;-) ?