jeudi, 07 août 2008

Extension du Velib (suite)

logo-velib.jpgDans un article récent, je faisais part de la décision du Conseil d'Etat concernant l'extension du Velib', et m'interrogeais sur la position du Maire de Boulogne-Billancourt (PC Baguet) sur le sujet.

Les choses sont encore plus claires depuis cet article paru sur le site de la Mairie : les emplacements sont à l'étude.

samedi, 19 juillet 2008

Débat sur la carte B+B au conseil municipal

cartebtob.jpgA Boulogne, une carte B+B est requise pour par exemple inscrire ses enfants à la cantine de l'école ou au centre de loisir. L'organisation autour de cette carte a fait l'objet d'une délibération au conseil municipal.

Le principe

La carte est alimentée par les parents, et le matin en arrivant, il est demandé aux enfants de pointer en sélectionnant le repas de midi et/ou la garde du soir entre 4 et 6h (cas de l'école maternelle). Le pointage sert alors de base aux factures.

Problèmes

  1. La carte est sensée être pré-alimentée, mais en pratique ce n'est pas souvent le cas.
  2. Il arrive souvent aux parents ou aux enfants de ne pas badger, volontairement (eh oui : badger=payer...) ou pas. Conséquence : de toutes façon, des pointages manuels sont effectués pour pallier à la non fiabilité des pointages avec la carte. Jusqu'à 5 à 6 pointages complémentaires, a-t-il été mentionné au Conseil.
  3. Par ailleurs chaque service est facturé séparément ce qui est inutilement complexe et dépensier en courriers.

Conclusion

Il a été décidé au conseil municipal d'en simplifier la gestion en regroupant les factures liées à cette carte sur un seul courrier mensuel. C'est une bonne chose.

Mais il faut peut-être aller plus loin, comme suggéré par une intervenante au Conseil. Non pas en étendant l'utilisation de cette carte pour le plaisir de déployer de la technologie inutile, mais en envisageant plutôt sa suppression pure et simple. Les enfants ont plus besoin d'enseignants, d'animateurs, bref d'hommes et de femmes, que de technologies d'identification et de badges. Ne transformons pas les centres de loisirs en centres de détention où pour ouvrir une porte ou accéder à la cantine il faudrait montrer son empreinte digitale, comme évoqué au conseil.

Tout celà nécessite bien sûr une concertation démocratique...

Conseil municipal de BB du 10 juillet

mairie.jpg

La retransmission vidéo du conseil municipal du 10 juillet est disponible sur le site de la Mairie : ici

Félicitons-nous de cette décision, qui faisait d'ailleurs partie du programme municipal du Modem aux dernières élections (proposition n°8).

Les journaux officiels prennent cependant du temps à être publiés : celui du conseil du 10 juin n'est toujours pas disponible.

jeudi, 17 juillet 2008

Extension du Velib : un premier pas vers le Grand Paris ?

Le Conseil d'Etat vient d'autoriser l'extension du Velib' dans une couronne de 1500m autour de Paris. Des stations Velib pourront être installées par JC Decaux dans ce périmètre sans un nouvel appel d'offre concurrentiel, contrairement à la demande de son concurrent Clear Channel.

Voici ce que çà pourrait donner pour Boulogne en terme de zone couverte par des stations.

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Presque tout Boulonnais devrait donc pouvoir atteindre une station Velib à moins de 500 m de chez lui.

Quelle sera la position de notre maire sur la question ?

samedi, 14 juin 2008

Des télécabines à boulogne ?

arton2760-16a05.jpgL'idée fait son chemin : des municipalités s'équipent de télécabines plutôt que de tramway (exemple de Medellin ci-contre, lien ici)

J'ai tenté en cherchant un peu partout sur le net de récapituler les avantages et inconvénients de ce mode de transport, j'ai obtenu le tableau ci-dessous. On y voit que les avantages des télécabines en font un moyen de transport peut-être plus intéressant que tramway et métro pour certains cas :

  • En terme de performances :
    • un débit qui peut dépasser celui du tramway et atteindre la moitié d'un métro, dans le cas de gros téléphériques
    • une vitesse commerciale (arrêts inclus) qui varie entre celle d'un tramway et celle d'un métro.
    • un faible temps d'attente, et donc un intérêt plus grand pour les petits trajets
    • un confort élevé (fluidité)
    • une bonne fiabilité (99,8%)
  • Economiquement :
    • un bon rapport débit / coût : pour 1M€, on peut construire une ligne de 1km au débit de 2286 personnes/heure,
    • une faible occupation de surface au sol (s'ils sont mis en hauteur)
  • D'un point de vue environnemental :
    • pas de rejets de CO2 puisque 100% électrique
    • un rendement énergétique 5 à 6 fois supérieur aux autres moyens de transport collectifs, lié au non contact avec le sol (pas de frottements
    • pas de bruit

Leur principal inconvénient est la pollution visuelle : en ville, les télécabines passent devant les immeubles, ou au dessus. J'imagine que le vent peut aussi poser un problème (c'est le cas en montagne en tout cas)

Elles sont principalement utilisées en montagne, elle peuvent très bien l'être sur terrain plat.

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Dans le cas de Boulogne ne pourrait-on pas imaginer des télécabines le long de la Seine, par exemple, au lieu de cette boucle coûteuse de la ligne 9 proposée par Mr Baguet ? Ce me semble en tout cas une piste à explorer.

Au delà de Boulogne, à l'échelle du "Grand Paris", on voit qu'une telle solution présente finalement, outre l'efficacité et le respect de l'environnement, un intérêt non négligeable et qui pourrait être l'enjeu de demain : l'AGILITE. En effet, le coût d'investissement d'infrastructure (pylones, cables, moteurs) est faible, et l'infrastructure peut être déplacée si besoin. Or on peut se poser la question : doit on planifier à 20 ans un schéma de transport, basé sur des hypothèses d'habitat et de localisation des emplois incertaines, ou doit-on disposer d'une offre de transport AGILE capable de s'adapter rapidement et à coût optimal aux évolutions de la demande ? Il faut des années pour décider un métro ou tramway, des années pour le réaliser, il y a risque qu'entre les premières idées et la réalisation la demande ait changé...

Sources pour les performances des transports : le site science et décision, le chaînon manquant (pro-télécabine) et quelques autres site.

vendredi, 06 juin 2008

Vélos et Grand Paris

Les difficultés pour mettre en place un Vélib à Boulogne et d'autres communes limitrophes de Paris se confirment :

  • Il faut pouvoir faire un appel d'offre ne favorisant pas JC Decaux tout en garantissant que les offres retenue soient compatibles avec le Vélib parisien,
  • Pour financer l'opération il faut idéalement profiter d'un appel d'offre sur le renouvellement du mobilier urbain (pour que la publicité finance en partie les vélos), mais les villes n'ont pas forcément prévu de faire tout çà en même temps...

Cette affaire illustre bien la nécessité d'un Grand Paris sous forme par exemple d'une communauté urbaine Paris + petit couronne voire plus, capable de passer des appels d'offre globaux pour en optimiser les coûts et en faciliter les procédures.

Quelle qu'en soit la forme, les obstacles à sa constitution seront nombreux, citons entre autres :  

  1. La région-Huchon Ile de France qui voit sans doute celà d'un mauvais oeil car son pouvoir risque de diminuer. Ce n'est sans doute pas pour rien que Christian Blanc s'est vu confier le dossier (il connait bien Huchon)
  2. Les communes de bords différents auront sûrement du mal à lâcher certaines compétences au "Grand Paris" (quand on voit qu'Issy-Santini et Boulogne-Fourcade n'ont pas réussi à s'entendre pour faire une communauté d'agglomération....), et vont peut-être craindre de se faire absorber petit à petit par Paris et perdre en autonomie.

Quoiqu'il en soit en tout cas, Boulogne en fera partie, de par sa situation.

En savoir plus : article du Parisien, article du Monde (dont est issue la carte ci-dessous)

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samedi, 24 mai 2008

Nouveau : le netvibes de weirdman

Merci à Sébastien, qui m'a conseillé cet outil merveilleux : netvibes, et expliqué ce que signifiait "RSS" et à  quoi çà servait.

J'ai du coup, en deux temps trois mouvements, créé un petit portail de l'information qui permet de suivre les flux actualité boulonnaise, régionales, nationale et bientôt internationale en un coup d'oeil (bon allez, 3 ou 4 coups d'oeil, un par onglet).

Pour y accéder, cliquez ici.

WM.

samedi, 17 mai 2008

Conseil municipal de Boulogne du 15 mai

Attiré par le point n°7 de l'ordre du jour du conseil municipal de Boulogne du 15 mai, j'avais décidé de m'y rendre.

Le point n°7 de l'ordre du jour était : "Démocratie de proximité – Périmètre – Dénomination, composition et modalités de fonctionnement des Conseils de Quartier. Commission des Affaires Générales et Sociales (M. Bacchetta)".  Sujet intéressant et au coeur de la campagne de la liste Modem - Les Boulonnais en Mouvement. Après deux mois de réflexion, nul doute que la nouvelle équipe UMP allait proposer des modalités de fonctionnement originales, un mode de désignation original. D'autant que chacun se souvient par coeur de la proposition 99 du programme de PC Baguet : "développer et renforcer l'action et le rôle des conseils de quartier."

Le conseiller responsable du sujet était Mr Bacchetta, un ancien UDF-Modem rallié à PC Baguet pendant la campagne. Voici ce que j'ai retenu de son intervention :

  1. Extension des conseils de 20 à 26 citoyens. Plus on est de fous plus on rit, mais pourquoi pas 27 ou 25, on ne sait pas.
  2. Réduction de la durée du mandat à 2 ans pour permettre à plus de citoyens d'en faire partie : plutôt une bonne idée.
  3. Nomination des 26*7=182 conseillers de quartiers par cooptation, la liste étant fournie en séance. Fourcade regrette cette mise à disposition tardive ainsi que le manque d'information sur la liste (exemple : pas d'adresses permettant de vérifier la bonne représentativité géographique), et le PS obtient même une suspension de séance pour avoir le temps de la lire avant le vote.

Finalement les conseillers UMP, bons soldats, votent pour, et les autres s'abstiennent ou ne prennent pas part au vote.

La critique est facile et l'art est diffcile, mais sur le sujet, malgré les points 1 et 2 plutôt positifs, le sentiment qui prédomine est plutôt une déception, car on aurait pu s'attendre à un élan plus significatif sur le sujet. On peut regretter en particulier :

  • Le néant sur le renforcement de l'action des conseils de quartier (une proposition de la campagne), et rien non plus sur les modalités de fonctionnement. D'ailleurs le PS qui interroge sur le fonctionnement des conseils se fait renvoyer dans ses buts par Mr Le Maire : "laissez les s'organiser". Une bonne façon de se raccrocher aux branches quand on n'a pas bossé son dossier autant que le prévoyait l'ordre du jour...
  • Une méthode de nomination des conseillers absolument pas transparente : aucun appel public à candidature (même dans mon village natal de 300 habitants il y a un appel formel à candidature pour les conseils de quartier), et même dans une logique de cooptation, aucune information sur la façon dont ont été choisis les conseillers : répartition géographique ? représentativités des tranches d'âge ? représentativité des milieux sociaux, des métiers ? représentativités des types de cellules familiales ? des lieux de travail ? Tout laisse croire qu'on a plutôt cherché les copains des copains pour trouver 182 noms. Et casé un représentant de chaque groupe municipal dans chaque quartier, prenant soin au passage de récompenser un jeune militant UMP qui a bien tracté pendant la campagne, mais aussi de ne mettre aucun adhérent du Modem -sauf erreur-, mais çà on pouvait s'y attendre.
  • Une méthode municipale un peu hardie pour faire voter la liste des conseillers, fournie à la dernière minute, rendant le débat impossible : bel exemple de démocratie interne au sein du conseil municipal, qui laisse perplexe.

Bref un côté un peu "mascarade", comme l'a scandé Sylvain Canet pendant le Conseil. Espérons que la suite sera plus rassurante.

Plus globalement, j'ai surtout été surpris par l'ambiance hall de gare de la table du Conseil : on se lève, on discute en messes basses, on rigole entre-soi, bref on n'est pas toujours très attentifs aux interventions et débats dans les rangs des conseillers. Il n'en ressort pas une très grande impression de sérieux, mais plutôt une espèce de connivence d'un milieu "entre-soi" qui méprise un peu la chose publique mais s'amuse bien tout en se désintéressant ostensiblement de certains sujets.. Et surtout nous avons un gros souci de santé publique : certains de ces messieurs ont de gros problèmes de prostates pour avoir besoin de se lever aussi souvent ;-)

dimanche, 04 mai 2008

Démocratie kesako (2/3)

Vous avez pu le constater, black-out pendant une semaine : la faute aux 35 heures et aux RTT ;-) Mais revenons au thème de la démocratie.

Dans la précédente note, une petite enquête personnelle "de Candide" m'avait conduit à définir la démocratie comme "un système gouverné par des élus du peuple, indépendant de l'ordre technico-économique, et dont les décisions commencent par un débat public et contradictoire, et se terminent par un vote". Un tel système semble pas mal, et pourtant, Churchill disait que "La démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres". Que reproche-t-on classiquement à la démocratie ? J'ai retenu de ma modeste petite recherche deux critiques principales.

D'abord, le risque de dictature de la majorité : en appliquant les principes de vote pour tout, les décisions seraient toujours prises par la majorité, il y aurait risque de perte de libertés pour les minorités. Pourtant aujourd'hui, la pratique semble contredire cet argument. On peut en effet se demander si dans nos démocraties, les minorités actives ne sont pas plus influentes que la majorité silencieuse... Et de façon plus générale, cette critique revient implicitement à supposer que les gens votent en fonction de leur intérêt particulier uniquement, alors qu'ils votent aussi -au moins en partie- en fonction de l'idée qu'ils se font de l'intérêt général. Et l'idée qu'ils se font, ils se la font surtout grâce aux média de masse, ce qui nous amène à la second critique.

La seconde critique est que le jeu démocratique donne beaucoup de pouvoir aux média de masse, et incite à la démagogie (dire au peuple ce qu'il veut entendre, de façon simpliste).
Les exemples foisonnent, de Ségolène Royal qui se fait élire candidate du PS en partie sur la foi de sondages, à la campagne présidentielle de 2002 qui a conduit Le Pen au second tour. Pour minimiser les dérives, l'indépendance de la presse et des médias vis à vis des partis politiques et des autres acteurs économiques est indispensable au bon fonctionnement démocratique : un thème important du parti auquel j'adhère...
Mais on ne peut pas mettre non plus tous les dysfonctionnements de la démocratie sur le dos des médias : ceux qui usent un peu trop de cet argument sont en fait parfois ceux qui ont des discours abscons, et qui feraient peut-être mieux d'améliorer leur communication. Ce qui se conçoit clairement s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément, écrivait Boileau. Le juste niveau de synthèse, entre discours abscons et simplisme démagogique, est cependant rarement facile à trouver : le travail d'explication, de débat et de communication, pour impliquer le plus grand nombre, nécessite en tout cas beaucoup de travail de fond ET de forme, qui sont étroitement liés.

Dans la troisième et dernière note sur le sujet, j'évoque un sujet plus conjoncturel : l'évolution de nos systèmes de démocraties représentatives (où le peuple est sensé se taire et laisser les élus gouverner le temps de leur mandat) vers une démocratie plus participative et collaborative, même officieuse, sous l'impulsion de la société de l'information (rôle des sondages, d'internet, etc).

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mercredi, 23 avril 2008

Démocratie kesako (1/3)

Le mouvement auquel j'appartiens s'appelle le Mouvement Démocrate. Mais qu'entend-on par démocratie ? Quelle frontière avec la démagogie ?  Vaste sujet, sur lequel je ne m'étais jamais vraiment penché depuis les bancs du collège ou du lycée...

La première définition vient sans doute de Périclès : "La démocratie c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple". Mais aujourd'hui une chose semble claire : ces principes généraux ont beaucoup d'interprétations, et il n'y a pas de définition précise, le terme démocratie étant utilisé pour caractériser des gouvernances très diverses. Voici en tout cas -modestement- quelques éléments qui me semblent indispensables pour répondre à la définition de Périclès.

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La démocratie c'est d'abord le gouvernement du peuple par le peuple. Les gouvernants doivent donc être des élus issus du peuple, et non d'une artistocratie ou d'une caste. Leur élection, ou toute autre décision démocratique (élection ou vote sur une décision précise), commence par un débat contradictoire public, suivi d'un vote.

Pour que ce débat puisse avoir lieu, la démocratie impose deux devoirs :

  • Exprimer son opinion publiquement pour se prêter à la contradiction, ou s'informer si l'on manque d'éléments, pour en avoir une.
  • Respecter l'expression de l'opinion des autres (ce qui ne signifie pas respecter ces opinions elles-mêmes)

Ces devoirs ont plusieurs corollaires :

  • Education : les votants doivent être éduqués et éclairés pour pouvoir comprendre les débats,
  • Les votants doivent avoir accès aux informations du débat,
  • Ne pas permettre la diffusion de l'information aux électeurs (censure ou auto-censure, par le pouvoir en place, ou les dirigeants/actionnaires d'un média) est anti-démocratique. Les pays qui censurent la presse ne peuvent pas se réclamer "démocrates",
  • Les techniques consistant à répandre des rumeurs, des informations officieuses non partagées en public , techniques parfois utilisées par des candidats ou des services secrets de certains pays pendant des campagnes électorales, ne sont pas d'esprit démocratiques,
  • Les techniques de lobbying "en chambre" ne sont pas démocratiques lorsqu'elles sont destinées à convaincre des électeurs sans que les arguments utilisés ne soient publics et accessibles aux éventuels opposants : on peut friser la manipulation, voire la corruption. C'est ainsi que récemment certains députés ont été accusés, à tort ou à raison, d'avoir été manipulés et/ou corrompus par Monsento dans le débat sur les OGM.

Les débats c'est sympa, mais ça ne dure qu'un temps, ils ne sont pas infinis : ils sont ensuite suivis d'un vote. Je ne m'attarderai pas ici sur les différents systèmes de vote, très bien décrits sur wikipedia ici. Mais notons simplement qu'il n'existe pas de système de vote parfait, comme un certain Arrow l'a démontré (on parle du "théorème d'impossibilité d'Arrow").

Une fois le résultat du vote prononcé, ceux qui ne sont pas d'accord avec le résultat du vote estiment alors parfois ne pas avoir eu suffisamment l'occasion de s'exprimer pour convaincre les électeurs, et reprochent alors un "manque de démocratie", un "débat trop court". En pratique c'est effectivement une difficulté de consacrer le temps juste nécessaire au débat.

La démocratie c'est aussi le gouvernement du peuple pour le peuple. Dans le cas d'une élection dans une démocratie représentative, il ne suffit pas qu'il y ait un bon débat, encore faut-il que les élus respectent leurs programmes et agissent au quotidien en représentant l'intérêt général, et non en fonction de certains intérêts particuliers. Il est donc primordial que les acteurs politiques soient détachés de "l'ordre technico-économique". Par exemple un ministre se doit de ne pas détenir d'actions d'entreprises privées. Et c'est aussi pourquoi selon certains, il est important que les élus politiques et même le personnel administratif (hauts fonctionnaires) soient suffisamment payés pour ne pas être trop facilement corruptibles.

En résumé, la démocratie c'est peut-être un mode de gouvernement par une organisation d'élus indépendants des intérêts technico-économiques particuliers, et où les décisions commencent par un débat public et contradictoire, et se terminent par un vote.

A suivre... (Prochain épisode : les reproches faits à la démocratie, les dérives)

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