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mercredi, 26 mars 2008

Emplois et déplacements à Boulogne

Comme le montre le graphique suivant : 

  1. De moins en moins de Boulonnais travaillent à Boulogne
  2. De plus en plus de Boulonnais vont travailler à l'extérieur
  3. De plus en plus de non-Boulonnais viennent travailler à Boulogne
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Tout celà, c'est plus de déplacements, sources de perte de temps et d'argent, sources de nuisances familiales et de pollution.

La cause : il y a de moins en moins adéquation entre les résidents et les emplois à Boulogne.

Monsieur Baguet, élu il y a un peu plus d'une semaine, veut "faire revenir les entreprises" à Boulogne. C'est louable. Mais çà ne doit pas être motivé que par le seul souci de rapporter de la taxe professionelle : il  faut une politique du logement COHERENTE avec la politique vis à vis des entreprises, avec un mot d'ordre : essayer de réduire les déplacements. Bien plus que des gadgets type Vélib, le problème de fond sur les transports est sans doute là.

Et commençons par les terrains Renault : les futurs habitants seront-ils les futurs travailleurs de la zone ?

08:22 Publié dans Démocratie boulonnaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transports, emploi, boulogne-billancourt | |  Facebook

lundi, 24 mars 2008

Milieu, centre et démocrates

Au cours de la campagne, j'ai parfois eu à faire à des réactions violentes s'en prenant au positionnement du Modem. Petit Verbatim.

  • Un quidam : "Monsieur, je me suis longtemps demandé ce qu'était le centre en politique, mais ça y est, avec le Modem j'ai enfin trouvé : c'est comme au centre d'un disque 33 tours : il n'y a rien, il y a un trou".
  • Un militant UMP en train de tracter : "c'est vrai, faut choisir, on est de droite ou en est de gauche, au moins le PS c'est clair"
  • Une personne de droite (apparemment) : "Trois listes de droite, c'est honteux, c'est nul, vraiment Boulogne, c'est nul, nous on voudrait une droite unie"

    Et j'en passe et des meilleures.

Je me suis donc demandé ce qui faisait que je ne croyais plus au bon vieux clivage gauche-droite, et que finalement, j'étais à la fois de droite (!), ni gauche ni-droite, voire dans un trou, au milieu...

En 1981, j'avais alors 11 ans, dans ma tête, c'était simple si tant est que j'y comprenais quoi que ce soit :  la droite défendait les riches, la gauche les pauvres ; la droite incarnait le libéralisme, la gauche l'Etat bienfaisant. Que s'est-il passé depuis ? Beaucoup de choses :

  1. Il y a eu la chute du mur de Berlin, la fin du communisme, qui pèse moins de 5% aujourd'hui en France, et les débuts -timides malheureusement- de la mutation du PS vers une reconnaissance de l'économie libérale, matérialisée par la politique de Jospin qui s'il a pris quelques mesures de gauche (les 35h), a aussi privatisé...
  2. Et puis est arrivée l'Europe et la mondialisation : on a alors vu des parties de la gauche et de la droite respectivement pour / contre l'Europe et/ou la mondialisation. Les nationaliste/souverainistes, vs les universalistes/européens.
  3. Est arrivé aussi François Bayrou, qui a ajouté un message sur le fonctionnement de la démocratie, jugé insatisfaisant : politique, entreprises et médias pas assez indépendants, représentativité des différentes sensibilité insuffisante (car pas de proportionnelle aux élections)...
  4. Et après 20 ans de militantisme des Verts, une nouvelle dimension s'est finalement imposée à tous, même à droite : l'environnement, qui a imposé une vision à trois pôles, celle du développement durable, qui se représente parfois par trois cercles comme ci-dessous (que j'ai "politisé" même si c'est très caricatural)
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Depuis 20 ans finalement, donc, alors que la distinction gauche-droite s'est amenuisée, de grands thèmes comme la globalisation, l'Europe, l'environnement et la démocratie sont montés en puissance. Lesquels de ces thèmes seront demain les plus "clivants" ?

Je pense pour ma part que le plus clivant est celui de la démocratie, car il englobe les autres, et c'est d'ailleurs pour celà que j'adhère au Modem. Car que ce soit dans les entreprises, au niveau municipal, régional, national ou mondial, les mauvaises décisions sont souvent celles qui n'ont pas pris en compte suffisament d'avis ou ont été influencées voire motivées par des intérêts différents de l'intérêt collectif.

22:50 Publié dans Démocratie boulonnaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie, modem, fmi, europe, développement durable | |  Facebook

Proposition Baguet n°5 : un tableau de bord

Il s'agit de la proposition n°5 du programme municipal 2008 de l'UMP: "Rendre compte de l'action municipale par l'élaboration d'un tableau de bord".

Autant le dire tout de suite : je suis favorable à cette mesure sur le principe.

Souvenez-vous, il y a quelques temps, le gouvernement avait lancé cette même idée pour suivre la performance de chaque ministère. Tollé dans l'opposition, y compris dans les rangs de François Bayrou. J'avais à l'époque rédigé la note suivante, je profite de la création de ce blog pour y revenir.

Introduction

Le gouvernement vient d’annoncer la décision de mettre en place des indicateurs pour évaluer ses actions, indicateurs définis et suivis pour chaque ministère. S’en est suivi un –relatif- tollé dans l’opposition et au Modem, où on dénonce « infantilisation » et « différence entre la France et une entreprise ». Je me permets d’être un peu surpris, et expose ci-après mon analyse.

En premier lieu, revenons sur les termes. On lit aujourd’hui que ces indicateurs serviront à « évaluer les ministres ». Je ne sais pas d’où vient la formule « évaluer les ministres », i.e. si le gouvernement l’a lui-même utilisé. Mais si ce terme semble clairement maladroit, F. Fillon a vite précisé qu’il s’agissait simplement d’utiliser quelques indicateurs clefs pour piloter l’action et infléchir la politique si les résultats attendus n’arrivent pas. Il ne s’agit donc pas d’évaluer des personnes, mais les actions de ces personnes.
Autrement dit une fois l’itinéraire tracé (le programme gouvernemental), il s’agit de mettre en place une sorte de GPS pour vérifier qu’on est bien sur la bonne route. Mais venons-en maintenant aux critiques, trouvées sur Internet.

La première critique : et l'évaluation du président ?

Commençons par la seule qui pour moi ait un sens : « le seul qui n’est pas évalué finalement avec cette méthode, c’est Nicolas Sarkozy lui-même » (et son premier ministre, mais on oublie tellement vite qu’il existe…).
La critique peut s’appliquer à François Fillon, mais plus difficilement à Nicolas Sarkozy, dont le poste est un poste d’élu et donc par définition « évalué »  par le peuple tous les 5 ans. Par ailleurs si les ministres atteignent leurs objectifs mais que les français ne sont toujours pas plus heureux, il serait clair que ce serait le président qui serait en cause.

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Proposition d'indicateur pour le tableau de bord presidentiel :
le nombre de spermatozoïdes par éjaculat.
"Quand on aime on ne compte pas", aurait déclaré Carla.

La seconde critique : infantilisant ?

La seconde critique est  par exemple celle de François Bayrou : la démarche serait  « infantilisante », on aurait l’impression de se retrouver sur les bancs de l’école…  Je formule les 5 objections suivantes à cette critique : 

  1. Infantilisant ou pas, en tant que citoyen je suis demandeur de données un peu factuelles, claires, autres que de l’enfumage littéraire embrouillant, sur ce que font les politiciens que j’ai élus.
  2. A la différence de l’école qui évalue l’acquisition d’un savoir par une personne, ici on évalue les effets de certaines actions. Et les effets de ces actions ne dépendent pas que de la qualité des ministres, mais aussi de l’évolution du contexte : une décision l’année N peut être remise en cause ou nécessiter un ajustement l’année N+1 suite à un événement externe et imprévu, ou à une erreur de jugement lors des prévisions.
  3. Il y a quelques temps, le ministère des finances sous l’impulsion de Thierry Breton avait créé un tableau de bord de l’économie pour mesurer la performance de la politique économique : je ne crois pas qu’à l’époque l’opposition se soit révoltée à cette annonce. Le dit tableau de bord est d’ailleurs consultable sur le site du ministère des finances : la mesure proposée aujourd’hui n’est ainsi qu’une généralisation d’une mesure que l’un des ministères avait prise de sa propre initiative pour auto-évaluer sa propre politique.
  4. Plusieurs municipalités ont décidé de mettre en place des « compteurs carbone », ou différents indicateurs de suivi des émissions polluantes de la ville : qu’est ce que c’est sinon mesurer l’efficacité du maire adjoint chargé de l’environnement ? S'en offusque-t-on ?
  5. Je ne pense pas que tous les chefs d’entreprise qui mettent sous surveillance la qualité de leurs produits, les coûts de production, les délais de livraison, etc, à l’aide d’indicateurs, « s'infantilisent ». Ils pilotent leur actions. Et je ne pense pas non plus que les mêmes se sentent « infantilisés » lorsqu’ils soumettent chaque année aux analystes leurs résultats financiers et leurs rapports de développement durable avec force détail et force chiffres.

La dernière critique : la France ne se gère pas comme une entreprise1126272873.jpg

La dernière critique est liée au point 5 précédent qui compare avec le monde de l’entreprise : "la France ne se gère pas comme une entreprise". C’est vrai, car l’objectif n’est pas le même. Mais pourquoi s’interdire d’utiliser des méthodes similaires appliquées à des objectifs différents ? La critique est un peu trop générale et « dogmatique » pour être recevable.

Au fond, que dévoilent ces critiques ?

Elles traduisent à mon sens deux craintes.

La première, c’est la crainte d’une corporation, celle des politiques, habituée depuis quelques temps à ne s’auto-évaluer que via de multiples sondages d’opinion, qui ont deux avantages : ils permettent de se tailler une popularité sur une image ; d’autre part ils sont facilement  manipulables suivant la façon dont les questions sont posées, le moment où ils sont réalisés, etc. Ils sont en tout cas plus contestables que des indicateurs factuels, qui même imparfaits et tout aussi sujets à la manipulation, sont un peu plus rationnels que des sondages d’opinion. Entretenir le flou permet de conserver plus de marges de manœuvres ; se prêter à l’évaluation factuelle sur des résultats annoncés et mesurables précisément est un acte de courage car il peut se retourner contre vous.

La seconde crainte, c’est celle d’une certaine dérive vers un fonctionnement « mécaniste », où l’intuition disparaitrait. La politique en France a une tradition littéraire, qui préfère aux graphiques et aux chiffres la beauté et le flou de quelques envolées lyriques, bien tournées mais floues. Pourtant cette crainte de mécanisation n’est pas fondée. Demandez à un chef d’entreprise qui nage dans les chiffres et les rapports en tout genre, s’il trouve que son activité est « mécanique », ou si tel chef d'entreprise lorsqu’il a décidé de fermer une usine ou lancer un nouveau produit, n’a pris en compte que les chiffres qui lui étaient fournis. Sûrement pas. Les chiffres sont un support indispensable, mais ils ne sont pas tout.

Enfin, ces critiques mettent en lumière aussi un côté très Français : le culte de l’idéologie, du concept, de la théorie, mais une moindre performance dans l’action. Combien de fois des politiques ont-elles été lancées à grand renfort de tapage médiatique et non suivies dans le temps et encore moins exécutées jusqu’au bout faute des ajustements nécessaires et d’un suivi transparent de son avancement, voire d’une première phase d’expérimentation avant sa généralisation ? Un PDG d’une grande société multinationale, qui a bien raison, a coutume de dire que l’idée c’est 10-20% du travail, et la mise en œuvre 80-90% : si on a une idée quelconque, et qu’on la met bien en œuvre, on obtient un résultat, qui peut être bon ou mauvais ; tandis que si on a une idée géniale mais qu’on ne la met pas bien en œuvre, on n’a aucune chance d’avoir un bon résultat.

Conclusions

Les critiques sur le principe même de la mise en place d’indicateurs ne me semblent pas justifiées. Je trouve même l’initiative du gouvernement plutôt bonne sur le plan de la méthode, car cela va potentiellement dans le sens de plus de clarté et de transparence. Potentiellement seulement, car il ne faut pas se leurrer : on peut aussi manipuler les indicateurs.

Le débat devrait donc avoir lieu sur :

  1. le choix,
  2. la définition précise
  3. les méthodes de mesure
  4. les objectifs associés à ces indicateurs.

Mais dans la tête des politiques, et celle des médias aussi, ce débat assez technique intéresse sûrement assez peu les électeurs, en tout cas moins que les aventures de Carla et Nicolas.

15:10 Publié dans Démocratie boulonnaise, Gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : indicateurs, tableau de bord, carla | |  Facebook

vendredi, 21 mars 2008

Soirée électorale du second tour

Le lendemain du premier tour fut dur, localement : entre 7 et 8% pour notre liste, et pas d'Alliance possible.

La soirée du second tour fut dure elle aussi, car on y a appris les résultats de Pau (Bayrou battu), et ceux du Modem en général, à Paris en particulier, assez moyens. (Je ne m'attarderai pas sur les ?*$£4!!*1 de militants UMP de la Mairie qui ont brandi un bandeau avec marqué je ne sais quoi sur Baguet à l'annonce des résultats, ce qui faisait qu'on ne voyait plus le grand écran sur lequel était projeté la soirée électorale nationale, ni sur les ?**$$£% de Boulonnais qui squattaient les buffets ;-) )

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Les communistes qui n'avaient pas de candidat aux municipales de Boulogne ont pu se consoler à la mairie lors de la soirée électorale:
il y avait un bon buffet  (oui je sais : bof)

Le lendemain du second tour fut encore plus dur, car des satisfactions de la veille se sont avérées remises en cause pour très peu :

  1. A Colmar, la ville de ma grand-mère et mon grand oncle qui se présentait sur la liste concurrente, Mr Meyer (UMP) est annoncé battu : il est finalement réélu : comment peut-on voter pour un ?*#censuré1-*%!* pareil ?
  2. A Paris, Mr Tibéri dans le cinquième d'abord annoncé battu, est finalement élu : comment peut on voter pour quelqu'un qui traine autant de casseroles ?
  3. A Marseille, après que l'on ait annoncé la victoire du PS allié au Modem (JL Bennhamias), Gaudin est réélu, à quelques voix près...

J'espère que les prochaines élections européennes se passeront mieux pour nous.

23:18 Publié dans Démocratie boulonnaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections municipales | |  Facebook

Proposition Baguet n°2 : la boucle sur la ligne 9

Il s'agit de la proposition n°2 du projet municipal 2008 de l'UMP (qui en compte 100) : "Prolonger la ligne 9 du métro par une boucle qui desservira le sud de la ville : terrains Renault, pont de Billancourt, en lieu et place d'un tramway irréaliste".

Ainsi pour faire plaisir aux habitants des immeubles Pouillon (quelques milliers d'électeurs c'est toujours ça de pris)  qui sont à dix minutes à pied de la station Marcel Sembat, monsieur Baguet propose une boucle de métro le long des quais, pour aller du pont de Sèvres à la porte de Saint Cloud en passant par le pont de Billancourt.

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Ce projet est apparemment évoqué depuis longtemps : mais là encore, il se heurte au principe de réalité : il n'est pas rentable, pas prioritaire, et difficilement gérable : en tout cas sûrement plus irréaliste qu'un tramway.

  1. Pas rentable : les habitants qui habitent non loin du pont de billancourt sont à 10-20 minutes à pied de la station Marcel Sembat, et à 5-10 minutes du tramway T2 côté Issy les Moulineaux qui dessert la Défense et bientôt Paris. Quand on sait que le ministère de la santé recommande 30 minutes de marche par jour pour rester en forme. si on ne veut pas marcher, il y a toujours le bus 123 qui longe Jean-Jaurès.  Est-il donc vraiment nécessaire de faire un passer une extension de métro pour desservir ces quartiers ? Ce n'est pas ce qui avait été estimé lors d'une étude passée : pour 7000 trajets par jour, ce n'était pas rentable. Les terrains Renault vont amener du monde le long des quais certes, mais là encore, le T2 est juste en face, et l'actuelle ligne 9 pas si loin que çà.

Pas prioritaire à l'échelle de la région : certaines villes de banlieues n'ont aucun métro. Le STIF (Syndicat des transports d'Ile de France), seul donneur d'ordre de la RATP, ne fait clairement pas de ce projet sa priorité, comme la rappelé son président JP Huchon en réaction à la rencontre entre Monsieur Baguet et le ministre des transports qui pour soutenir le candidat de son parti "a montré son intérêt pour le projet", comme on a pu le voir sur une photo les montrant tous deux étudiant un épais dossier : la carte de l'office du tourisme de Boulogne-Billancourt. Le STIF doit en effet faire face a plus d'une trentaine de demandes de prolongations de métro, et celle de Boulogne n'est sûrement pas la plus prioritaire !

Difficilement gérable : il y aurait deux façon de faire la boucle : en double sens tout le long, ou une boucle monosens.

  1. Version sens unique : c'est la plus simple à gérer, c'est un peu le principe de la "boucle" de la ligne 10. Mais elle obligerait ceux qui partent de Marcel Sembat de "faire le tour" de la boucle pour repartir vers Paris. C'est aussi abandonner le double sens existant entre Porte de Saint Cloud et Pont de Sèvre. Ce n'est apparemment pas le proposition de Monsieur Baguet.
  2. Double sens tout le long : dans Paris, le rythme des métro est donné : si on doit le séparer en deux, chacun des brins aura la moitié du trafic. L'impact est donc que la ligne actuellle verra sa fréquence divisée par deux dans les deux sens.

Monsieur Baguet en proposant un métro, fait surtout plaisir aux fanatiques du tout-voiture :
le métro a l'avantage de ne pas empiéter sur leur territoire : la route. Au contraire des tramways ou des bus.

La vision de Monsieur Baguet, c'est "les pauvres sous terre dans le métro", "les riches dans leur voiture sur les routes"

 

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Un projet alternatif  moins couteux !